‹ Le panthéon canadien [microforme]Chapitre 170 sur 186 · VAL · texte numérisé non relu

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l’aväntage d’une éducation qui développa son génie. Il ëntra au barreau, puis au parlement, et s’y fit une réputation brillante comme orateur. Ce fut en 1815 qu'il fut porté à l’Assemblée législative par le collège électoral du comté de St-Maurice. Il ne fut pas réélu en 1817 ; mais en 1820, il représenta la haute ville de Québec, fut réélu la même année, puis en 1825 et 1827. Louis Joseph Papineau ayant été député en Angleterre en 1823, Vallières de St-Réal le remplaça au fauteuil présidentiel. Lord Dalhousie saisit l’occasion de cette mutation inattendue dans la présidente de la chambre pour ouvrir avec le nouvel orateur une correspondance préliminaire à des conférences confidentielles sur les intérêts ou ce qu'il entendait par les intérêts du pays, et propres à lui permettre de s’insinuer dans la confiance de la chambre. Notre compatriote accueillit avec déférence les avances de ce gouvernant, tout en lui avouarit

ue les difficultés étaient nombreuses. Cette corresponune est reproduite dans le sixième volume de Christie. Juge provincial des Trois-Rivières durant nos troubles politiques, il décida en faveur des détenus politiques qui demandaiïent des brefs d'habeas corpus. Il prétendit que le statut de la 31e année de Charles IT était loi en Canada, bien que nous eussions une ordonnance spéciale, celle du Conseil législatif de la province de Québec (1784) ; et qe l'ordonnance du gouverneur et du Conseil spécial, du 8 novembre 1838, était nulle comme étant contraire à un statut impérial. Le gouverneur le suspendit sur-le-champ. On

rétend de nos jours que la suspensions des juges Vallières, Panet et Bedard a été leur plus beau titre de gloire. Mais l'honorable Jean Roch Rolland ne fut pas plus de leur avis que Andrew Jtuart, et donna une décision contraire. Quoi qu’il en soit, lord Durham revint sur les actes de sir Johh Colborne, et créa Vallières membre du pouvoir exécutif et de la Cour d'appel. ‘ La constitution de la Cour d'appel étant réglée, dit-il, par l’acte constitutionnel, je ne pouvais investir aucun autre corps que le Conseil exécutif de la juridiction en appel. J’appelai donc au Conseil exécutif le juge en chef et un des juges puînés de chaque district ; ét en nommant aussi le juge des Trois-Rivières, je donnai aux membres des deux tribunaux en conflit, un arbitre impartial dans la personne de M. Vallières de St-Réal, que tout le

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