VIA
et une partie de l’Europe, de l’Asie et de l'Afrique. Il est le seul Français qui ait été élu représentant au congrès de Washington. Il a occupé aussi certains postes diplomatiques au service du gouvernement américain. Il fit partie de la commission anglo-américaine chargée de régler les réclamations de la Compagnie de la baie d'Hudson, et plus tard, il fut au Pérou président de la commission péruvo-américaine chargée de régler des réclamations entre les deux gouvernements de Lima et de Washington. M. Vidal a été aussi agent diplomatique et consul des Etats-Unis en Afrique. Il est un des premiers organisateurs du parti républicain en Louisiane et a collaboré à la constitution que cet Etat se donna en 1868. Bien que ce journaliste se fasse un devoir de ne point violer les lois de la politesse quand il écrit pour la presse, et de s’abstenir de personnalités, ses articles semblent avoir le don d'appeler les plus violentes ripostes et l’on parle encore à présent d’un duel qu’il eut en sa première jeunesse avec M. Fournier, jeune avocat de Québec, aujourd’hui juge de la Cour suprême. M. Vidal, actuellement rédacteur en chef de la Patrie à Montréal, a une grande distinction dans toute sa personne, une taille élevée, une belle tête. Sa courtoisie envers tout lé monde, ses manières obligeantes montrent que, bien qu’éloigné de la France depuis de longues années, il n’a pas perdu ce cachet de politesse exquise qui de tout temps a appartenu à la société française.
Viau (Pierre), qu'on ne doit pas confondre avec Olivier Romuald, de la Liste ecclésiastique, —décédé grand vicaire et chanoine honoraire le 13 juin 1849, avait étudié au collège de St-Raphaël avec Michel Bibaud, Michel O’Sullivan et le commandeur Viger, puis au séminaire de Québec, où il fit sa théologie. Ordonné prêtre le 3 décembre 1809, il occupa successivement plusieurs cures et particulièrement, en 1826, celle de la Rivière-Ouelle, où il remplaçait Mgr Panet, qui devenait évêque titulaire de Québec. Il y demeura jusqu’en 1835, qu’il passa à l’évêché de Montréal et fut du nombre de ceux qui furent proposés pour la coadjutorerie. (Cet ecclésiastique distingué était canoniste et théologien profond, de l’aveu de l’abbé Rey (*), prédicateur
(*) D professeur de théologie de la société de St-Sulpice, qui