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ces régions, et s’est associé Augustin Magloire, son frère, chanoine, grand chantre de Montréal avant son élévation?à DL eragut et qui a pris d’abord le titre d’évêque de Wallaalla, puis de Nesqualy.
Boiret (Urbain), supérieur du séminaire des Missions étrangères à Québec avant Mgr Hubert, était de Senlis, et vint en Canada en 1754, malgré les instances que fit pour le retenir Mgr de Roquelaure, son évêque, membre de l’Académie française. Il professa avec distinction la théologie au séminaire durant 25 ans, et mourut à Québec, au mois de
décembre 1774.
Bois (Z. £.), prêtre, curé de Maskinongé et de St-Justin au diocèse des Trois-Rivières, né à Québec le 12 septembre 1813, ordonné en 1837, archéologue distingué et compilateur ou éditeur de plusieurs publications, a étudié aux collèges de Québec et de Ste-Anne où il a été professeur, Les notices biographiques des évêques de Québec, Laval et St-Vallier, du commandeur de Sillery et du docteur Sarrasin, et l’Æloge de Montcalm, avec l'Etat de l'Eglise et la collection complète des Relations des Jésuites, à laquelle il a eu une grande part, forment déjà, en dépit de quelques erreurs, une collection plus variée, plus large et autrement importante que les fragments archéologiques mis au jour en Canada avant lui. Il aura encore le mérite d’avoir fourni beaucoup de données pour le Panthéon canadien.
Boisbriand (Dugué de Boisbriand et Boisbriand de la Durantaye),' illustres familles canadiennes.— M. de Belmont parle beaucoup d’un Dugué qui commanda les milices canadiennes dans maintes expéditions, mais spécialement dans celle du marquis de Denonville contre les Iroquois ; il rallia le bataillon de Berthier dans l’embuscade et rétablit le combat (1687). On ne doit probablement pas le confondre avec Dugué de Boisbriand, compagnon d'armes du fameux d’Iberville, qui le laissa commandant au fort Bourbon. (Celui-ci se signala encore dans les guerres de la Louisiane, particulièrement en 1722, et fut gouverneur du pays des Illinois. — Le premier Boisbriand de La Durantaye connu était commandant de Michillimakinac en 1686, quand le marquis de Denonville l’appela à lui avec les Outaouais pour prendre part à sa fatale expédition. En 1687, il fit captif le chef Grégoire et ses guerriers et 60 Flamands qui faisaient la traite au détri-
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BON 81 ment des Français et qui auraient nullifié leur système d'alliance avec les nations, incités par La Fontaine Marion, (*)
ue Denonville fit fusiller, et d’autres traîtres. Il mourut du scorbut à Niagara en 1688, Un autre Boisbriand de La Durantaye fut aussi commandant de Michillimakinac et des Outaouais et chevalier de St-Louis. L’intendant de Champigny faisait son éloge dans une lettre de 1691 reproduite dans les Documents de Paris. Cette famille est aujourd’hui bien déchue,
Bonne (Pierre Amable de), célèbre magistrat canadien au commencement de ce siècle, seigneur de Saint- François, Choisy et autres lieux, descendait du sieur de Bonne de Mizèle, capitaine au régiment de Condé et seigneur canadien, neveu du marquis de La Jonquière. Il fut aussi seigneur, juge, colonel de la milice de Beauport durant la dernière guerre, membre du conseil exécutif en 1794, et aussi de l’assemblée législative, où il. s’opposa à la motion de M. Cuthbert pour l'abolition de l'esclavage. Il fut plusieurs fois réélu. La majorité vit en lui le chef du parti canadien du château en chambre, et agita la question de l'expulsion des juges, comme créatures du gouvernement, Elle rédigea un bill à cet effet. Le conseil législatif l’amenda. L'assemblée, piquée, l’abandonna et se permit de déclarer vacant, par un simple vote, le siège du juge de Bonne, qu’on avait attaqué personnellement par le bi/{, car il était ieseulmagistrat qui fût membre. Craig n’hésita point à dissoudre une chambre à prétentions aussi exorbitantes, mais M. de Bonne ne se fit pas réélire et tira ainsi sir George Prevost d’un grand embarras. Il eut avec le grand juge Osgood un autre démêlé dans lequel sir R. $S. Milnes lui donna gain de cause. Quoiqu'il eût été à la tête du comité nommé pour présenter une adresse à S. A. KR. le prince Edouard, et qu'il votât avec le gouvernement, M. Ryland ne l’aimait pas et lui fait un crime d’avoir envoyé son fils servir sous Bonaparte. Un boulet de canon pourvut sans doute à tous ses besoins, puisque le père mourut sans enfants et que sa grande fortune a été l’objet d’un long litige en Canada et en Anglterre. Le juge de Bonne était un bon orateur dans son temps et il eut du mérite dans la ré-
(*) Jeune Canadien qui possédait toutes les langues sauvages.