‹ Le panthéon canadien [microforme]Chapitre 20 sur 186 · BOR—BOU · texte numérisé non relu

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daction des lois, qui était plus passable alors que de nos jours. On connaît encore le Dr de Bonne, qui après avoir été gradué en Europe, fut médecin de l’Hôtel-Dieu et engagé par le gouvernement pour traiter les patients attaqués du mal dit de la Malbaie.

Borgel (Rosalie), ou sœur Marie St-Maurice, fondatrice de la maison des sœurs de la Présentation de Marie au diocèse de St-Hyacinthe en 1843. (Cet institut fut fondé au milieu même de la révolution française par Marie-Anne Rivier.

Borgia (Joseph Levasseur), patriote canadien, d’origine italienne, avocat de profession, élu membre de plusieurs parlements provinciaux, fut un des membres les. plus modérés de l'opposition, bien que Craig le destituât de son grade dans la milice en 1810. C'était un sage. Plus taciturne que Bourdages, il sut s’abstenir de tout excès. Il ne vota point pour l'expulsion des juges, mais il fut pour celle de M. Christie. Il fut membre du comité du budget en 1818.

Boucher (Pierre), sieur de Grosbois, gouverneur des Trois- Rivières, lieutenant général du grand sénéchal de la Nouvelle-France en la sénéchaussée de cette ville, puis juge royal, ancêtre des Boucherville, signe ainsi lui-même dans la concession d’une seigneurie par lui faite. Ce fut la défense de cette ville naissante contre les Iroquois, qui lui valut des lettres de noblesse. ‘“ L’aïeul de tant d’honorables familles du Canada, le capitaine Pierre Boucher, s’y est couvert des lauriers de la gloire humaine par sa valeureuse défense de la citadelle trifluvienne, au mois d'août 1653,” dit M. de La Roche-Héron. Le baron d’Avaugour l'ayant choisi en 1661

ur porter ses dépêches à la cour et supplier Louis XIV de prendre la colonie sous sa protection, il obtint de ce prince un secours de quatre cents soldats. (C’est ce que portent ses propres mémoires, quoiqu’on ait dit que ce furent les habitants du pays qui le députèrent en France. Il profita de ce voyage pour publier l’Æistoire naturelle et véritable de la Nouvelle-France dite Canada, Paris, chez Florentin Lambert, petit in-12. Elle est précédée d’une Zpître à Monseigneur Colbert, datée aux Trois-Rivières le 8 octobre 1663. ‘ C’est une notice assez superficielle muis fidèle du Canada, ” dit Charlevoix. Ce qui en fait le principal mérite est la simplicité naïve du style. Ce patriarche canadien

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mourut en 1717 à un âge fort avancé, mais sur lequel ceux qui ont écrit sont peu d’accord, laissant quinze enfants. Sa postérité devint un grand arbre. La branche aînée conserva le nom de Boucherville ; les autres furent les Boucher de Montarville, de Niverville, de Verchères, de LaBruère, de La Périère, de La Broquerie, de Montizambert, etc. Le Père Lelong et l'abbé Langlet ont confondu mal à propos Pierre Boucher avec le P. Boucher, jésuite — François Pierre de Boucherville, son petit-fils, né à Boucherville le 9 juin 1687, épousa à Montréal, le 14 septembre 1731, demoiselle- Marguerite Raimbault, et mourut à Boucherville le 10 septembre 1767. Ses services militaires lui méritèrent le gouvernement du Détroit et l’ordre de St-Louis. ‘On a de lui dans la Bibliothèque canadienne de Bibaud : Relation des aventures de M. de Boucherville à son retour des Sioux en 1798 et 1729, suivie d'observations sur les mœurs des sauvages. M. de Boucherville, sans être puriste, écrit avec cette facilité et cette aisance ordinaires aux gentilshommes. On trouve dans sa relation quelques faits remarquables, et il fut témoin de l’assassinat de Pemoussa, chef qui s'était fait un grand renom.—René Antoine, son fils, né à Cataracouy le 12 février 1735, épousa à Montréal, le 6 juin 1770, demoiselle Madeleine Raiïimbault St-Blain, se signala contre les Américains dans la première guerre américaine et fut chargé par la noblesse de faire valoir ses réclamations auprès du Courrier de Londres. Il fit partie de l’ancien conseil législatif puis de la chambre haute, sous l’empire de l’acte constitutionnel, remplit la charge de grand voyer, et mourut à Boucherville le 2 septembre 1812.—-Pierre A. B., son fils, mort le 30 novembre 1857, était né à Boucherville le 23 octobre 1780, et avait épousé, le 4 octobre 1812, demoiselle Marguerite Amélie Sabrevois de Bleury. Il fut aide de camp provincial sous sir George Prevost et était un des membres les plus influents du conseil législatif. Thomas René Boucher Verchères de Boucherville, seigneur de Verchères, par alliance sans doute avec l’illustre famille de ce nom, était son frère et est mort quelques jours seulement après lui. Il fut employé à la compagnie du Nord-Ouest et fut blessé en 1812 à côté du fameux Técumseh, qui était son ami.—Boucher de La Périère, qui se signala fort contre les Anglais en 1708, est peut-être le même qui fut gouverneur

de Montréal.—Boucher de La Broquerie appuya par mer les opérations du marquis de Montcalm.—Le chevalier de Niverville partagea tous les dangers de Carleton dans sa fuite merveilleuse de Montréal à Québec en 1775. Cette branche fut ruinée par les procédés frauduleux et partiaux de l’arpenteur général Collins, comme on le voit par une consultation de Cugnet.—La cathédrale anglicane de Québec contient un obélisque en marbre d'Italie érigé à la mémoire de George E. Montizambert, major au centième régiment d’infanterie de $. M., tué en encourageant ses soldats à l'assaut glorieux de Moultan sous lord Gough. Il était entré au service en 1831 et avait fait la guerre de l'Afghanistan. — La postérité de Pierre Boucher ne se répandit pas seulement sur toute la surface du Canada, mais aussi à la Louisiane, par alliance avec la famille de Muy, originairement cana-

dienne.

Boucher-Belleville (Jean-Baptiste), né à Québec en 1761, étudia au séminaire de cette ville et fut ordonné en 1787. Il a été durant 47 ans curé de Laprairie, où il est mort le 6 septembre 1839, dans sa 78e année. On lui doit : 1° le Cantique à l'usage des Missions, qui a eu onze éditions, dont la première fut dédiée à Mgr D’Esglis, puis la seconde à Mgr Denaut. Dans ce recueil, “ Nous vous invoquons tous” et quelques autres cantiques sont de lui ; 2° Manuel abrégé de controverse, traduit de l'anglais de J. Mannock, Québec, 1806, imprimé aux frais de Mgr Plessis ; 3° un volumineux recueil d’homélies et d'instructions familières, manuscrites. Il eut aussi part au catéchisme de Mgr Plessis.

Bouchette (C. Z.), père de l’arpenteur général, étant capitaine du brigantin Le Gaspé, eut une heureuse part à la conservation du Canada en 1775, en sauvant le général Carleton des mains de Montgomery, qui lui avait coupé la retraite sur Québec. Il lui fit prendre le costume d'un habitant de la campagne, ou d’un pêcheur, selon M. Adolphus, et le fit embarquer dans un esquif ou bateau léger dont il avait eu la précaution de faire couvrir les bords de même qu’une partie des rames avec de la flanelle, et en voguant ainsi sans bruit au milieu de l'obscurité, on put traverser la flottille américaine et parvenir sans accident aux, Trois- Rivières, tandis que le général Prescott était fait prisonnier avec les troupes. L’hôtellerie où le gouverneur descendit

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BOU 35 se trouva remplie d'Américains, mais grâce au ton familier que sut prendre avec lui l’ingénieux et loyal Bouchette, il ne fut pas reconnu et put partir pour Québec. Le gouvernement ayant établi un dépôt de marine dans le Haut-Canada en 1784, le capitaine Bouchette commanda sur les lacs avec le rang local de commodore.—Joseph, son fils, lieutenantcolonel de la milice, arpenteur général, membre correspondant de la Société des arts de Londres, qui lui présenta une médaille d’or, président de la Société pour l’encouragement des arts et des sciences, vice-président de la Société littéraire et historique, naquit à Québec le 14 mai 1774. Son père le destinait à la marine et l’'emmena sur les lacs, où il employait ses loisirs à lever des plans, ayant été employé comme dessinateur au bureau de l’arp. gén. en 1790. En 1796, il commanda un navire de 30 hommes d'équipage entre Québec et Montréal. Il entra la même année dans le régiment des Volontaires Canadiens Royaux, où il devint lieutenant. On l’envoya à Halifax avec un détachement en 1799. Il passa de ce régiment dans le septième des Fusilliers, où il fut nommé adjudant. Ayant quitté l’armée en 1802, il fut nommé député-arpenteur, puis arpenteur général l’année suivante en 1804, qu’il reçut sa commission sous la signature du roi. Il travaillait dès lors à ses cartes. $. A. R. le duc de Kent l’honora de son amitié et de sa protection et le mit à même de faire les plus vastes recherches sur la géographie et la topographie de son pays. Le 26 avril 1816, il fut présenté .au prince régent par le vicomte Sidmouth, et en eut une audience privée à Carlton House. C’est à tort que la notice biographique du commandeur de Sillery le fait chevalier du Bain. Il fut un des fondateurs, en 1827, de la Société pour l’encouragement des arts et des . sciences, qui s’est réunie depuis à la Société littéraire et historique. Lord Dalhousie, qui était membre de la Société royale d’'Edimbourg, en fut le patron, et lui, président. I1 mourut subitement à Montréal au mois d'avril 1841, à l’âge de 67 ans. On a de lui 1° Plan ofthe Water communication from Montreal to Kingston and Sacketts Harbour on each side of the river St. Lawrence, compiled from actual surveys in 1813, dedicated to Sir George Prevost (manuscrit) ; 2° Plan of the exploring survey of a line running true North from the monument at the source of the river Ste.Croix, by

the surveyors employed on the part of the British Government and the United States of America, under instructions of the commissioners appointed for determining the boundury between the British colonies and the territory of the United States of America, under the 4th, 5th, 6th and 7th articles of the treaty of Ghent, surveyed by Lieut.-Col. Bouchette, His Majesty's Surveyor General, appointed for that purpose by the British Government, Quebec, 1817 (manuscrit) ; 3° 7T'opographical Map of the Province of Lower Canada, dedicated to H. R. H.the Prince Regent of the United Kingdom, engraved by J. Walker and Sons, Published by W. Faden, London, 1815 ; 4 Map of the Provinces of Lower and Upper Canada, with the adjacent parts of the United States of America, compiled from the latest surveys, and adjusted from the most recent and approved astronomical observations, 1815, publié par le même ; 5° Description topographique de la province du Bas-Canada, avec des remarques sur le Haut- Canada et sur les relations des deux provinces avec les Etats- Unis d'Amérique, enrichie de plusieurs vues, plans de ports, de batailles, etc., Londres, Davidson, Lembard Street 185, in-8. On y trouve le portrait de l’auteur ; 6° Topographical Map of the Districts of Quebec, Three Rivers, St. Francis and Gaspé, Lower Canada, dedicated to His Majesty William IV, engraved by J. and C. Walker and published by J. Wyld, Geographer to the King, London, 1831 ; 7° Topographical Map of the District of Montreal, Lower Canada, also a large section of Upper Canada, London, 1831 ; 8° The British Dominions in North America, or a topographical and statistical description of the provinces of Upper and Lower Canada, the Islands of Newfoundland, Prince Edward, Cape Breton, etc. ; and a topographical Dictionary of Lower Canada. To which are annexed the statistical table and tables of distances published with the author's topographical maps of Lower Canada in consequence of a vote of the Provincial Legislature ; embellished with Vignettes, Views, Landscapes, Plans vf towns, herbours, battles, etc. London, Longman, 1831, 3 vol. 4to.—Joseph Bouchette, fils, digne élève de son père et héritier de sa réputation, a continué ses travaux. Un de ses frères a été employé aux Indes en qualité d’ingénieur.

Bougainville (Zouis Antoine de), célèbre navigateur, né à

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Paris en 1729, fut destiné au barreau. Pendant son cours de droit, il s'appliqua aux mathématiques et publia même un ouvrage sur le calcul intégral. En 1753, il entra dans l’armée et en 1754 il fut attaché à l’ambassade de Londres. Nommé en 1756 aide de camp de Montcalm, il partit pour le Canada avec le grade de capitaine de Dragons. Plus tard, il commanda en chef à l’île aux Noix et brûla une flottille anglaise, A Québec, il commandait un camp volant de 1500 hommes, qui parut sur les plaines d'Abraham trop tard pour changer le sort de la journée. Il avait été envoyé en France pour en obtenir des secours pour la défense du Canada et en était revenu chevalier de St-Louis. Pendant qu'il était encore en Canada, il fut parrain du vassal de Montviel, depuis adjudant général de la milice canadienne. Après la conquête, il repassa en France et fut employé à l’armée d'Allemagne. La paix de 1763 le jeta dans.une autre carrière, celle pour laquelle il avait de véritables dispositions : il entra dans la marine avec le rang de capitaine de vaisseau, et s'engagen dans une suite de voyages et d’excursions maritimes qui ont illustré son nom. Son voyage autour du monde le retint sept ans hors de sa patrie : on en a la relation, L'Académie des sciences se l’agrégea. Il prit part en qualité de chef d’escadre à plusieurs batailles navales de la guerre de l’indépendance américaine, particulièrement à celles de la Chesapeake et de la Dominique contre les amiraux Graves et Rodney. La première fut une victoire et la seconde une défaite. Bougainville fut accusé de faiblesse et impliqué dans le procès des officiers généraux de l’armée vainoue ; mais il en sortit sans tache et reçut même les compliments de Louis XVI, comme on le voit dans le livre de Guérin. On le retrouve gouverneur de Brest en 1790, Il mourut le 31 août 1811 à 82 ans.

Bourassa (Vapoléon), artiste et littérateur contemporain, de Montréal, mais natif de l’Acadie ou Petite-Cadie, où est une épave de notre vieille Acadie. On lui doit les peintures murales de Notre-Dame de Lourdes, dont il est aussi l'architecte ; quelques morceaux de sculpture, tel que le buste de Jacques Cartier ; des critiques artistiques ; Jacques et Marie, souvenir d'un peuple dispersé, roman. M. Bourassa est vice-président de l’Académie des arts.

Bourdages (Zouis), notaire de profession, fameux patriote

canadien et le plus redoutable adversaire de l’administration sous Craig (*) et Dalhousie, décédé en 1833, se fit connaître tout à coup, le 7 mars 1806, lorsqu'il appuya la motion de Bedard contre la Gazette de Montréal. Ce fut lui qui, dans la session suivante, proposa l'exclusion des juges par une loi : on sait que cette proposition était dirigée contre M. de Bonne, qui était le seul juge qu’on rencontrât dans l'enceinte de la chambre. Il perdit sa motion, mais il se montra tenace et parvint à mener à fin son b// en 1810, dans l’assemblée, à la grande indignation d’abord du général Craig. Bourdages n'aurait peut-être pas eu gain de cause, mais l’Anglegleterre s’attendant à la guerre avec les Etats-Unis, rappela Craig. Prevost le caressa et le fit colonel de la milice. Il surpassa en zèle ses soldats, qui l’empêchèrent d’être réélu dans son comté de Richelieu. (is great zeal for the defense of the country at the head of his battalion, and the unavotdable sufferings of his militians, diminished his consideration with them, dit le Canadian Spectator.) Il eut recours au comté d’Yamaska. Il fit peu de bruit sous Prevost, Sherbrooke et le duc de Kichmond, mais reparut sous Dalhousie, et tonna contre le projet d’union des deux Canadas. Il fut proposé pour orateur ou président au parlement de 1823, mit en regard l’administration de lord Dalhousie avec celle de Prevost, prépara une série de résolutions réprobatrices contre le premier et fit proposer l’érection d’une statue équestre au second ; mais il est digne de remarque qu’il vota pour l'octroi des subsides, ce qui prouve que l'esprit de parti ne l’aveuglait point.

Bourdon (Jean), sieur de St-Jean et de St-François, ingénieur et homme de loi, un des premiers colons de la Nouvelle-France, obtint plusieurs seigneuries pour avoir mis la ville naissante de Québec à couvert des attaques des Iroquois par de nouvelles fortifications. Le vicomte d’Argenson érigea en manoir sa maison de St-Jean en 1661. If eut plusieurs vassaux. La compagnie des Cent-Associés le fit son procureur fiscal, et il occupa la charge de procureur général sous le gouvernement royal. Ce pionnier avait pour hôte, ami et précepteur de ses enfants, l'abbé Lesueur de St-

(*) ‘‘ Bourdages, Borgia and that set were as violent as ever,” écrit Craig à Ryland, en janvier 1811.

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BOU 39 Sauveur, prêtre normand, dont il parle en termes fort élogieux dans ses ordonnances de dernières volontés.

Bourgeois (Marguerite), de Troyes en Champagne, fondatrice et première supérieure de l'institut enseignant de la Congrégation de Notre-Dame à Ville-Marie. Ses premières demoiselles pensionnaires furent, en 1681, Madeleine de Varennes, Louise Migeon de Braussat, Christine de Hautmesnil, Jeanne Dufresnoy de Carion, qui épousa depuis Jacques Le Moine, sieur de Ste-Hélène, et deux autres. Elle eut pour assistante, en 1692, la sœur Barbier, renonça même à la supériorité, et mourut le 12 janvier 1700, en odeur de sainteté, quoique la France ne l'ait guère connue. Deux oraisons funèbres furent prononcées en son honneur par MM. Dollier de Casson et de Belmont. Le chevalier de Callières, gouverneur général, et M. de Vaudreuil, gouverneur de Montréal, assistèrent à ses obsèques. La mère Marie Paul de Blaigny, supérieure de la Congrégation de Troyes, MM. de Laval et de St-Vallier, le R. P. Bouvard, supérieur des Jésuites, madame de Champigny, épouse de l’intendant, et la Mère de l’Incarnation écrivirent des lettres de condoléance aux religieuses qui l'avaient perdue. En 1728, M. Ransonnet donna une vie de la sœur Bourgeois dédiée à Mgr Dosquet ; M. de Montgolfier en écrivit une autre, publiée par M. Roux en 1815, et enfin l’abbé Faillon en a donné une troisième, beaucoup plus étendue que les deux autres.

Bourget (Zgnace), deuxième évêque de Montréal, né à la Pointe-Lévi, près Québec, le 30 octobre 1799, ancien régent au collège de Nicolet, puis secrétaire de Mgr Lartigue, évêque de Telmesse et coadjuteur de Montréal en 1837, a fait ériger un chapitre, introduit les ordres religieux dans son diocèse, érigé lui-même plusieurs communautés de religieuses, fondé une institution pour les sourds-muets, fait plusieurs voyages à Rome et entrepris d’ériger une cathédrale sur le modèle de St-Pierre de Rome. Dans son troi. sième voyage, où il représentait la province ecclésiastique de Québecau concile général convoqué pour définir le dogme de l’Immaculée Conception, il baptisa Rascid Bey, officier de l’armée ottomane, assista à ses derniers moments le théologien Bouvier, évêque de Mans, et prononca une allocution dans une réunion imposante, Pie TX le nomma assistant

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