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nement demanda lui-même son élévation à l’épiscopat, et, sur le témoignage que le pape reçut de Mgr Plessis du zèle et de la capacité du sujet, il le nomma en 1817 évêque de Sion et vicaire apostolique. Mgr Plessis le sucra le 5 juillet 1818. Il mourut à Halifax le ler décembre 1820, et eut pour successeur Mgr William Fraser, sous lequel Halifax fut érigé en siège épiscopal. Mgr Burke a laissé trois volumes sur la controverse et la doctrine. Une femme payenne le renversa un jour de l'autel, et le traîna par les cheveux tandis qu'il célébrait le saint sacrifice : il attendit, au lieu de repousser cette mégère, que les assistants vinssent le dégager.
Cabot (Sébastien), surnommé le grand marin, né à Bristol d’un pilote vénitien,découvrit, sous les auspicesde Henfi VII, le continent de l'Amérique, et reconnut en particulier le Labrador, Ayant servi quelque temps l'Espagne, il fonda San Salvador sur la rivière Plata. Il fut créé pilote major et eut le même titre en Angleterre sous Edouard VI. Il fut aussi gouverneur de la Compagnie des marchands aventuriers et de la Compagnie de Russie, Ses actes se retrouvent dan: Hawkluyt.
Cadieux (7zuis Marie), grand vicaire du diocèse de Québec, -né à Montréal en 1785, fréquenta le collège St-Raphaël en même temps que Michel Bibaud et Michel O’Sullivan, et fut ordonné prêtre en 1810. Après avoir été directeur au collège de Nicolet, il fut successivement curé de Beauport, des Trois-Rivières où il fut créé vicaire géhéral et de la Rivière-Ouelle, où il est mort le 13 juin 1838. Il fit le sermon pour le jour du sacre de Mgr de Sydime, écrivit plusieurs articles dans /’Ami de la religion et du roi, journal imprimé aux Trois-Rivières et qui eut dix numéros, mais surtout sa savante brochure intitulée : Observations sur un écrit intitulé : Questions sur le gouvernement ecclésiastique du district de Montréal, par un prêtre du diocèse de Québec, Trois-Rivières, imprimé par Ludger Duvernay, rue Royale, 1823, dans laquelle il réfute avec succès M. Chaboyez.
Cadot (J.-Bte), ancien coureur de bois, dont le voyageur Jonathan Carver a écrit : “ A l'extrémité du détroit Ste- Marie il y a un fort qui est commandé par M. Cadot,
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CAD—CAE 45 Canadien-Français, On lui a permis de conserver le commandement parce qu'il est PEPTE du terrain avoisinant,.” C'était plutôt parce qu'il était l’un des chefs ogibways, ayant épousé Anastasie, fille du chef qu’on nommait vulgairement le Nipissingue. Les Anglais n'eurent pas à regretter leur confiance, puisqu'il tira le voyageur Henry des mains des sauvages pour en faire son associé dans la traite, et qu'il empêcha les Sauteux de se joindre à Pontiac, quoi que pôt faire son délégué, le chef Matchekoui. * Cadot eut trois fils, J. B. Cadot, jeune, Michel et Louis. Cathna, dans un voyage à Londres vers 1840, menant avec lui des sauvages, persuada Louis Cadot qui, d’après les données de Joseph Tassé, était un des plus beaux rejetons de la race métisse, d'assumer le rôle de chef. La fille d'un riche marchand de Londres se trouva enamourée à sa vue, l'épou et le suivit dans les forêts de l'Ouest, où, malheureusement, elle vécut plutôt son esclave que sa compagne, et y mourut avant 1853, époque où un voyageur trouva Cadot repentant de n'avoir pas été bon pour elle. Il lui érigea de sa main un tombeau. Ù
Cadot (Marie Amélie), entrée au mouastère du Bon-Pasteur, sous le nom de Mère Marie de St-Alphonse, a été vers 1868 la première supérieure canadienne, Provinciale en 1871. Les Mères Chessault et Tisson n'avaient point eu ce titre.
Caën (Guillaume et Emery de), oncle et neveu, gentilshommes huguenots et négociants, auxquels le duc de Montmorency, vice-roi de la Nouvelle-France, confia le Canada en 1622, mandant à Champlain de leur prêter main-forte, Mais ils ne s'occupèrent guère que de leur monopole commercial. Guillaume est appelé général des vaisseaux du roi, et le Cap-Tourmente fut érigé en baronnie en sa faveur. Il le perdit par suite de l’organisation de la compagnie des Cent-Associés, en 1627 ; mais en 1640, le roi l’indemnisa en érigeant en baronnie en sa faveur plusieurs îles dans les Indes Occidentales, ‘ en conséquence de ce qu'il avait été dépossédé de la baronnie du Cap-Tourmente, située en notre pays de la Nouvelle-France, laquelle lui avait été donnée et érigée par des titres illustres d’honneur, et en considération des grands périls, hasards et aventures qu’il a courus, tant pour prendre entrée et habitude en notre dit pays de
46 CAL—CAM la Nouvelle-France, que pour la conservation et tuition d’icelui.”
Gallières (Hector, chevalier de), membre de la compagnie de Montréal, gouverneur particulier de cette ville, puis “gouverneur et lieutenant général de la Nouvelle-France en 1799, montra beaucoup de sagesse dans ses guerres et ses relations avec les Iroquois, et conclut la paix mémorable de 1701 à Montréal. Il avait servi 29 ans en Europe, et Charlevoix'n'hésite pas à le proclamer le meilleur général qu’ait possédé le Canada. Il était de Torigny dans la Basse-Normandie. François de (Callières, son fils, fut plénipotentiaire au congrès de Ryswick.
Calonne (Jacques Ladislas Joseph de), célèbre prédicateur, frère du ministre de Louis XVI, était né à Arras en 1743, devint official de Cambray et ‘eonseiller au parlement de sa province avant la révolution, qui le força de passer à Londres, où il fonda le Courrier de l'Europe avec M. de Montlosier, et vint de là en Canada au mois d'août 1799. En 1807, il fut fait chapelain des Ursulines des Trois- Rivières et eut assez d'influence pour que Craig, voulant imposer à Mgr J. O. Plessis ses volontés au sujet des affaires ecclésiastiques, écrivit à Ryland que ce prélat était monté aux Trois-Rivières pour consulter de Calonne et Noyseux. Il mourut le 16 octobre 1822 à l’âge de 80 ans. On trouve dans le tome XXVII de l’Ami de la Religion une lettre de l’abbé de Calonne au cardinal Beausset, qui révoquait en doute dans sa Vie de Fénelon l'existence d’un ostensoir donné par l’immortel archevêque à son église métropolitaine en mémoire de son adhésion au bref papal qui condamnait son livre des Maximes des Saints.
Campbell , Alexander), sixième lieutenant-gouverneur de la province d'Ontario. Il naquit en mars 1822, fut élève des collèges de St-Hyacinthe et de Kingston et fut admis au . barreau en 1843. Il représenta la division de Cataracoui dans le conseil législatif du Canada depuis 1858 jusqu’à l'union des provinces. Il fut orateur de cette assemblée durant quelques années et commissaire des terres de la couronne. M. Campbell fit partie du premier cabinet de la Puissance, comme maître général des postes, jusqu’à la résignation du ministère MacDonald en 1873. Durant l’administration de M. MacKenzie, il fut chef de l'opposition au