‹ Le panthéon canadien [microforme]Chapitre 22 sur 186 · BRO · texte numérisé non relu

BRO

dit assez. Je dirai seulement qu'ayant été choisi par feu M. de Pontbriand, qui le-connaissait parfaitement, l'ayant toujours eu auprès de lui, il le chargea de la conduite de son diocèse pendant sa maladie, Ils'en acquitta si dignement, qu’à la mort de ce saint évêque, le chapitre le nomma vicaire général (capitulaire) à la satisfaction des Français et des Anglais, qui l’ont fait passer l’année dernière à Londres, pour Îe faire sacrer dans quelque province et revenir prendre possession de son diocèse. ” Premier évêque élu sous la domination anglaise, il passa en Angleterre à la fin de 1764, et après avoir reçu l'agrément du roi par l’entremise du marquis de Rockingham, il reçut ses bulles de Clément XIII, le 21 janvier 1766, et fut sacré le 16 mars dans la chapelle de Ste-Marie de Méry, par Demay de Termont, évêque de Blois, à ce autorisé par Christophe de Beaumont, archevêque de Paris. Il repassa de nouveau en Angleterre et débarqua à Québec le 28 juin, au milieu des honneurs que son humilité lui permit d'accepter. Pierre de La Rue, abbé de l’Ile- Dieu, un des grands vicaires du Canada, résidant à Paris, avait déjà annoncé l’heureuse issue de cette grande affaire. Mgr Briand prit possession de son siège le 19 juillet. Ce prélat eut à soutenir une lutte périlleuse avec le gouvernement anglais, auquel sir James Marriot avait conseillé de changer peu à peu notre liturgie. Quand ce gouvernement en vint à charger le général Murray de le sommer de pourvoir le ministre Montmollin de la cure de Québec, il fit réponse que le général pouvait bien avoir la tête de Briand, mais non lui faire faire une lâcheté ; et le pape lui faisait écrire par le cardinal secrétaire d'Etat Antonelli, que le Saint-Siège manquait d'expressions assez fortes pour reconnaître suivant leur mérite les signalés services qu'il avait rendus à l'Eglise par sa fermeté dans son administration. Il se démit de son évêché en 1784, et se retira au séminaire, où il vécut jusqu’en 1794.

Brock (sir Zsaac), chevalier de l’ordre du Bain, major général et président du Canada supérieur lors de la dernière guerre américaine, était de l’îk Jersey, et avait servi en Amérique, à Copenhague et dans plusieurs autres expéditions. Principal héros de cette dernière lutte, il repoussale général Hull, qui avait commencé la première invasion, sauva Amherstburgh et entra dans l’État du Michigan avec une

le 1764, nise du t XIII, hapelle Eu de 1evêque rai | humide l’Ile- , Paris, affaire.

pt. Ce e gouit conce goule somle Quéla tête le pape tonelli, S pour s qu'il nistra- | au sé-

jor géernière

BRU—BUR 43 poignée de braves. Tout cet Etat tomba en son pouvoir avec le Détroit et l’armée américaine. Il mourut au sein de la victoire à Queenstown, en repoussant une seconde invasion. Un monument lui a été érigé sur les hauteurs où il tomba. Son fils a écrit sa vie. Il était brave, franc, affable, un vrai chevalier sans peur et sans reproche. Le modèle de son monument, restauré depuis peu, a figuré à l'exposition de Paris et à été donné à la famille du général à Jersey.

B honorable famille canadienne.—R. H. Bruyère, lieutenant-colonel du génie, était commandant en chef de cette armée dans la dernière guerre américaine. L'album du commandeur Viger contient de lui un dessin de fortification. L'abbé Bruyère, du diocèse de Toronto, est connu par sa polémique avec le surintendant Ryerson, è

uies (Arthur), habile chroniqueur, écrivain plein de verve et de finesse, a donné plusieurs ouvrages intéressants, entre autres Jumeurs et caprices, le Saguenay et la vallée du lac St-Jean, Anglicismes et Canadianismes, petite brochure que l’on devrait souvent consulter afin d'éviter les erreurs qui, dans notre pays, se glissent trop facilement dans les écrits et surtout dans le langage.

Bullion (Agéique Faure, duchesse de), épouse de Claude de Bullion, intendant des finances dans le Mâconnais, mort en 1640, était membre de la Compagnie de Montréal et devint la bienfaitrice de l’Hôtel-Dieu, pour lequel on calcule qu’elle dépensa 180,000 livres.

Burke (Zdmond), un des plus grands écrivains et des plus grands hommes d’État de l'Angleterre, favorable aux Américains dans léur lutte avec l'Angleterre, conseilla la division du Canada en deux provinces, jugeant absurde d’unir ensemble des peuples de mœurs, de nationalité et de religion si différentes !

Burke (Edmond), premier évêque de la Nouvelle-Ecosse, était né à Kildare (Irlande) en janvier 1753, étudia dans les universités de l’Europe où il se rendit habile dans les langues

latine, grecque, hébraïque et syriaque, et devint curé dans sa ,

patrie. Mais le zèle des missions l’attira en Canada en 1727. L’évêque de Québec l’employa cependant au séminaire comme professeur de philosophie et de théologie. Il fut ensuite sept ans missionnaire chez les sauvages, puis grand vicaire de l’évêque à Québec pour la Nouvelle-Ecosse. Le gouver-

Page 1