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deux pouces, et, par la plaie de la main gauche, ils lui enfoncèrent jusqu’au coude un bâton très .« Ilsle brûlèrent ensuite à petit feu dans le village de Teonontogen. Il exhorta en mourant les Hurons à ne faire la paix avec les Iroquois, et montra jusqu'au Fou une constance héroïque eds Ce que le poète Adam Kidd dit de ce chef est fabuleux.
Albanel (Charles), missionnaire jésuite, parvint à la baie d'Hudson par la voie du Saguenay en 1672. Ce religieux fut à la tête de la célèbre mission de Sillery.
Albani (Emma Lajeunesse, dite l'), très célèbre cantatrice de ce siècle, née à Chambly en 1848, élevée à Plattsburgh, puis au Sacré-Cœur, près de Montréal ; a résidé ensuite à Albany, avant de puis en RH: eneouragée à cétte démarche par le célèbre Brignoli. Elle y étudia sous Duprez, à Paris, puis sous Lambertie, à Milan, pour ensuite briller sur les FA de Naples, Florence, Londres, Paris, New-York, etc. Elle revint dans sa patrie au commencement de’ 1883, et reçut à Montréal les honneurs civiques à l'hôtel de ville, puis revint de nouveau en Amérique en 1890. L’Albani possède des cadeaux eva du shah de Perse, des em-
reurs de Russie et d'Autriche, et l'empereur d'Allemagne
’a nommée cantatrice de la cour Pr ; mais elle chante
d'ordinaire à Londres où elle a épousé M. Ernest Gye, le pro-
riétaire de Covent Garden. Poésie en son honneur par réchette.
Alexander (sir William), propriétaire de la Nouvelle- Calédonie sous Charles et Jacques Ier, fit instituer par ce dernier l’ordre de chevalerie des Baronnets de la Nouvelle- Ecosse, qui constituait une noblesse foncière. Il fut depuis comte de Stirling et est compté parmi les meilleurs littérateurs de la Grande-Bretagne.— Voyez Selkirk.
Allouez (Claude), de la Compagnie de Jésus et missionnaire en Canada. Il fut, vers 1665, l’un des premiers explorateurs de la région du lac Supérieur.
Amérique, ainsi nommée d’Amerigo Vespucci, qui traça le premier une carte de cette partie du monde. On la peint comme une femme au teint olivâtre, coiffée de plumes, et armée d’arcs et de flèches. La pêche et la chasse, principale occupation des Américains, sont désignées par deux enfants chargés, l’un de gibier, l’autre de poisson. Lebrun l’a
exprimée par une femme de carnation olivâtre qui a quelque chose de barbare, Elle est assise sur une tortue et tient d'une main une javeline, et de l'autre un arc. Sa coiffure est composée de plumes de diverses couleurs ; elle est revêtue d’une espèce de jupe qui ne-la couvre que de la ceinture aux
noux.
EAmberst Jeffrey, lord), chevalier du Bain, baron de Montréal, maréchal et commandant des forces, né dans le comté de Kent en 1717, se dévoua de bonne heure à la profession des armes et fut enseigne à 14 ans, en 1731. A 25 ans, il servit en qualité d'aide de bo. y lord Ligonier à la bataille glorieuse de Dettingue, i qu'à Fontenois et à Rocoux. Il entra alors dans l’état major de $. A. R. le duc de Cumberland et fut son principal aide de camp dans les journée de Lawfeldt, Carlisle, Culloden et Hastenbeck. Il fut fait général major et quitta l’armée continentale en 1748. On lui confia en 1758 la grande expédition de Louisbour
I1 partit de Portsmouth le 18 mars avec 16,000 hommes de débarquement, et arriva le 2 juin, dit Raynal, à la vue de ce Bouavant de l'Amérique, pourvu d’une garnison de 4,000 hommes. Amherst masqua habilement ses desseins et opéra sa descente à l’anse de Cormoran, échappant à une embus- . cade de 2000 soldats et sauvages ; il s’empara d’un rocher
r où il dominait la place. En vain M. de l’Etenduère
herbiers parvint à jeter du secours dans la ville ; en vain madame de Drucourt, continuellement sur les remparts, voulut disputer à son mari la gloire de la défense : Louisbourg dut se rendre. Le Cap-Breton et St-Jean, le grenier de la Nouvelle-France, eurent le même sort. Les drapeaux pris à cette expédition furent portés en triomphe du palais de Hampton Court à St-Paul, où il y eut un jour d'actions de grâces.
Commandant des forces en Amérique le 22 juillet 1759, Ambherst commença habilement son généralat en domptant les Chérokis et les Apalaches, et marcha ensuite aux Français. Quoique ceux-ci eussent envoyé Bourlamaque à Carillon, et que le chevalier de Lévis eût visité les places, Niagara tomba après un combat. Oarillon qui avait résisté à 20,000 hommes, fut évacué ainsi que La Présentation. St-Frédéric se rendit après quelques coups de canons, après quoi Amherst alla prendre ses quartiers d'hiver à Albany, et les Français