‹ Le panthéon canadien [microforme]Chapitre 49 sur 186 · DUN · texte numérisé non relu

DUN

Après la victoire de Ste-Foye, Québec assiégé ayant été secouru par les vaisseaux anglais, Dumas fut laissé dans le gouvernement de Québec avec un camp volunt, y fit une campagne ou guerre de postes, puis retraita pied à pied devant Murray allant donner la main à l’armée d'Amherst devant Montréal. Ayant émigré après la capitulation générale qui y eut lieu, il devint participant des victoires du fameux bailli de Suffren, puis gouverneur des îles de France et de Bourbon. On a de lui : Mémoires sur les limites de la Nouvelle-France, et il paraît avoir laissé un fils qui s’est distingué dans la géographie et l’hydrographie.

unn (l'honorable Thomas), seigneur de St-Armand, juge puîné de la Cour du banc du roi, membre des conseils législatif et exécutif, deux fois administrateur de la province du Bas-Caneda, fut un des colons anglais qui surent le mieux apprécier les Canadiens, et se fit Canadien lui-même, pour ainsi dire, ayant épousé dame Henriette Guichaud. Il fut commissaire pour l’administration des biens des Jésuites, puis pour pourvoir à la réparation et à la construction des églises. Se trouvant le plus ancien membre de l'exécutif, il prit, sous le nom de président, les rênes du gouvernement provincial lors du départ de sir Robert Shore Milnes, en 1805. Le 20 fevrier 1806, il ouvrit le parlement et annonça la victoire de T'afalgar ; puis le 21 janvier 1807, il mentionna lr, conquête du cap de Bonne-Espérance. Les Etats-Unis prenant une attitude hostile, il émana, le 12 août, une proclamation prohibant l'exportation des munitions de uerre. Le 19 octobre, en conséquence des préparatifs par delà les lignes, il ordonna la levée du cinquième de la milice, de l’âge de 18 à 50 ans. Cette levée s’exécuta avec un zèle admirable, et lui donna occasion de publier que dans aucune partie des domaines britanniques il n'avait été déployé un plus grand zèle pour la défense du gouvernement. Iladmit Mgr Plessis à prêter serment, malgré Ryland qui voulait qu'on ne le fit qu'après que ce prélat aurait souscrit aux conditions que le gouvernement anglais lui imposerait en conséquence de la requête de son prédécesseur. Le sixième volume de Christie contient une lettre du secrétaire qui annonce piteusement au lord évêque de Québec Mountain, la détermination du président. Dans le procès entre le curé Bertrand et le paroissien Lavergne, où les officiers de la

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