‹ Le panthéon canadien [microforme]Chapitre 53 sur 186 · SE RS PE · texte numérisé non relu

SE RS PE

92 ESG

épousa demoiselle Noyelles de Florimont ; George Fleury d’Eschambault, un des associés de l'honorable Compagnie € «la baie d'Hudson ; Guillaume Fleury d’Eschambault, de Montréal, docteur en médecine de la Faculté de Paris, qui a épousé demoiselle Esther Raymond, fille de Jean-Baptiste, membre du parlement pour le comté de Huntingdon, et sœur de madame Masson (*), fondatrice du collège Masson, et tante de Mgr Pinsonneault, évêque de London. Le quatrième est Henry Fleury d’Eschambault, qui a été un des directeurs du canal Chambly. Ces quatre frères ont eu deux sœurs, dont l’une était madame de Steiguer d’Eschambault, épouse de Rodolphe de Steiguer, capitaine au régiment capitulé de Watteville et aide de camp du général de ce nom, décédée le 5 juillet 1858, à Mount Clement dans l’Etat de Michigan. Déjà petite-nièce d’un Vaudreuil, elle était devenue par cette alliance petite-fille de l’avoyer de Steiguer. Esglis (Louis Philippe Mariacheau d'), huitième évêque de Québec, né en cette ville en 1710, était fils d’un lieutenant au détachement des gardes du corps servant auprès du gouverneur et lieutenant général de la Nouvelle-France, et frère de François Mariacheau d’Esglis, chevalier de St-Louis et lieutenant de roi des places et gouvernement des Trois- Rivières, à la mort duquel le grand vicaire Chartier de Lotbinière adressa à la cour un mémoire sur ses services et le mérite de sa famille. Son frère fut élevé pour l'Eglise. Ordonné prêtre en 1734, il fut le premier Canadien qui porta la mitre, ayant été élu coadjuteur de Mgr Briand en 1770 et agréé pour le roi par Carleton. Le pape Clément XIV, par une bulle de 1772, le nomma évêque de Dorylée in partibus. Briand s'étant démis, il fut reconnu évêque de Québec le 29 novembre 1784, et prit possession le 2 décembre, Il mourut à St-Pierre, île d'Orléans, le 4 juin 1788, à 78 ans, et fut inhumé dans cette peroisse, dont il était curé depuis cinquante-quatre ans. T! réunissait à une grande simplicité de mœurs un zèle et une charité sans bornes.

(*) Veuve de l’honorable Joseph Masson, fondateur d’une puissante maison de commerce, membre du (Conseil législatif, et un des à gx miers présidents de la société nationale de St-Jean-Baptiste. se si encore par sa munificence au profit des iacendiés de Québec. Lord Metcalfe et le séminaire de Montréal donnèrent cinq cents louis chacun, et M. Masson, sept cents.

EYR—FAL 98

Eyre (sir William), commandant des forces dans l'Amérique Britannique du Nord, administrateur du gouvernement durant le voyage de sir Edmund Head en Angleterre, ‘commandeur des ordres du Bain et de la Légion d'honneur, est un héros de la guerre d'Orient et a pénétré avec son régiment dans la Karabelnaia, lors de l’attaque infructueuse du maréchal Pélissier contre Sébastopol.

Fr

Fabre (Edouard Charles), troisième évêque de Montréal et premier archevêque de ce diocèse, est né le 28 février 1827, ' A l’âge de dix-sept ans, voulant se consacrer au sacerdoce, il entra au séminaire d’Issy, en France. Au nombre de ses condisciples se trouvaient MM. Lavigerie, de La Tour d'Auvergne et Hugonin, qui plus tard sont arrivés comme lui à l'épiscopat. Son cours de théologie terminé, il revint à Montréal et reçut l’ordination en 1850. D'abord vicaire à Sorel, puis curé à la Pointe-Claire, il sut toujours s’attirer l'affection de ses ouailles. Rappelé à Montréal par Mgr Bourget, il déploya dès lors beaucoup d'activité et de dévouement. Par son zèle il sut gagner la confiance de la jeunesse, dont il fut toujours le guide et le conseiller. Les étudiants en médecine, qui éprouvaient pour lui beaucou de vénération, le nommèrent leur chapelain. En 1873, i devenait coadjuteur de Mgr Bourget, et à la retraite de celui-ci, il lui succéda au siège épiscopal de Montréal, En 1886, Rome lui envoyait le pallium.

Faillon (l'abbé), de la société de St-Sulpice, auteur de la Vie de M. Olier, est venu à Montréal en 1854, e 1 vualité de visiteur, et a écrit les vies de Marguerite Bourgeois, de mademoiselle Manse et de madame d’Youville. Après un voyage en France, il est venu se fixer en Canada, où il a travaillé à l’histoire de l’île de Montréal. Comme Charlevoix, l'abbé Faillon est diffus et manque de précision, ce qui ne l’empêche pas de donner de l'intérêt à ses récits, qu'on lit avec plus de plaisir que ne semblait le comporter le sujet : il a répandu presque toute l’histoire du Canada dans ses biographies.

Falardeau (Ze chevalier), illustre peintre canadien de Florence, né à Québec.—Parvenu en Italie, n'ayant que 8300

Page 1