‹ Le panthéon canadien [microforme]Chapitre 61 sur 186 · GAR · texte numérisé non relu

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salua aussi Monseigneur l’évêque du Canada et les autres personnes considérables du pays, leur disant, comme s'ils eussent été présents, qu'il voulait mourir chrétien et qu'ils prieraient Dieu pour lui. Ensuite il fit publiquement sa profession de foi et désavoua toutes les erreurs dans lesquelles il était avant son baptême. Pendant tout son discours, les convives mangeaient en grand silence et l’écoutaient avec une attention admirable. Ses ennemis et les infidèles ne goûtent pas cette sorte de chanson. Ils disent que la foi lui a renversé l'esprit et font ce qu'ils peuvent, par leurs méchants discours, pour le rendre odieux et méprisable ; mais il se soutient toujours par la force de son esprit, et conserve son rang et sa réputation, qui est telle, que, quand on parle de lui, on se contente de dire l’Ancien, le Considérable, sans le nommer.” Tous les historiens ont loué ce pacificateur. Carneau (F.-X.), notaire de profession, et secrétaire de la municipalité de Québec, président honoraire de l’Institut canadien de la même ville, est né en 1809, a voyagé en Europe, où il a travaillé pour M. Viger, à Londres. Il y fut admis dans la société des amis de la Pologne en 1832, et se trouva dans une de ses réunions avec le général Pac et le prince Czartoriski. De retour en Canada, il a écrit : 1° Histoire du Canada depuis sa découverte jusqu'à nos jours, Québec, 1845, 3 vol. in-80., puis une seconde édition ; 2° Récits de voyages en Angleterre et en France dans les années 1831, 1832 et 1833, Québec, 1855, in-12, ouvrage supprimé après l'impression ; 3° Abrégé de l'histoire du Canada depuis sa découverte jusqu'en 1840, Québec, in-12, écrit dans un meilleur esprit que l’ouvrage en trois volumes. On a encore de M. Gurneau des poésies reproduites dans le Répertoire national de Huston. Homme de génie, M. Garneau, s’il ne s'était instruit tout seul, et surtout s’il se fût formé dans une université de l’Europe, serait un des premiers hommes de son temps. Son Æistoire a obtenu les suffrages de MM. de Puibusque, Ampère, Gaillardet, de Belvèze, Margry, Bancroft et Chauveau. M. de La Roche- Héron ne lui a reproché que sa partialité pour les huguenots, à l'exemple de M. Pelletier, et de M. Moreau, qui y a découvert de plus de l’archaisme dans le style et qui en conclut que la manière des auteurs canadiens est celle du seizième siècle. M. F. X. Marmier y a à peine vu quelques

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