GAU
grand vicaire de l’évêque de Montréal. Cela n'était pas sans exemple : on a vu que Monseigneur Dosquet, ancien évêque de Québec et assistant au trône pontifical, avait été grand vicaire de l'archevêque de Paris. Etant ensuite retourné dans le Haut-C a, il sacra, en 1848, Eugène Guigues, premier évêque de Bytown, et, quoique paralytique, il parut au premier concile de Québec en 1851. Il est mort dans le diocèse de Montréal, où ses restes mortels ont reçu tous les honneurs funèbres avant leur translation à Kingston et où la population protestante a suspendu les travaux et le commerce lors de l’arrivée du convoi. Il repose dans sa cathédrale. Ce prélat lisait admirablement le latin, On retrouve de lui la relation d’une mission chez les sauvages dans les rapports des missions du diocèse de Montréal publiés en 1839, et des lettres dans les Annales de la propagation de la Foi.
Gauthier, nom commun à plusieurs hommes illustres dans les annales de la Nouvelle-France.
I—M. Gauthier, médecin du roi à Québec et académicien, qui fiten Canada des observations botaniques, météorologiques et médicales de 1742 à 1743. Il découvrit le thé du Canada et démontra à l’Académie des sciences la supériorité de notre capillaire sur le capillaire français, qui n’a rien, diton, des qualités précieuses de la plante du Canada. Il parla en même temps de notre thé, qu'il désigna comme un breuvage excellent, aromatique, sans âcreté ni amertume, Enonçant sa propriété diurétique, il le donna comme très utile aux personnes que les affaires ou les infirmités retiennent sédentaires, et qui sont par là exposées à l'attaque de la pierre. L'Académie fut si satisfaite du mémoire, qui se trouve dans le quatrième volume de ses transactions, qu'elle voulut que cette plante portât le nom de M. Gauthier et qu’elle fut appelée Gualtheria. Alors il y eut fureur en France pour avoir de notre thé et de notre capillaire, et ces deux substances étaient envoyées tous les ans des Trois-
‘Rivières en quantités considérables. Après la prise du pays, les Anglais s’apercevant que l’exportation de ce thé nuisait à l'importation du thé étranger, la prohibèrent arbitrairement et firent tomber ainsi cette ville dans l’insignifiance, non moins que par la suppression du gouvernement des Trois- Rivières.
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