GEO—GÉR
Philippe Gauthier, écuyer, sieur de Comporté, fut prévôt de la juridiction des maréchaux de France en Canada. Il eut un démêlé avec la prévôté, ou justice ordinaire de Québeo, où il voulait avoir séance et faire juger les cas prévôtaux. Cette querelle tourna à la gloire de la charge dans ce pays, car Louis XIV décida que, n’y ayant point de présidiaux, ils seraient jugés au Conseil souverain, et que le L'bb des maréchaux y aurait séance après les conseillers.
célèbre Talon, ex-intendant, l’ayant traduit devant le Conseil d'Etat à Paris, le Conseil supérieur en prit occasion d'arrêter, le 10 novembre 1681, que le roi serait supplié d’ordonner qu'aucune personne domiciliée en Canada ne fût à l'avenir traduite en France ni devant d’autres juges que ceux du pays. Le marquis de Denonville fait son éloge dans une lettre au ministre de la marine en 1686.
Gooffrion (Félix) est né & Varennes en 1832 et a toujours été l’un des fermes appuis de la cause libérale. En 1879 M. Geoffrion proposa de nommer une commission qui devait s'enquérir de la cause des difficultés qui avaient existé dans le territoire du Nord-Ouest en 1869-70. On le nomma président de ce comité et il prépara le rapport qui fut soumis au parlement. Depuis plus de vingt-sept ans M. Geoffrion représente le comté de Verchères. Nommé ministre du Revenu de l'Intérieur, à la chambre des Communes, en 1879, il dut remettre son portefeuille, une couple d'années plus tard, pour cause de santé. Le représentant de Verchères est d’une taille moyenne, il possède des manières avenantes et une physionomie vive et intelligente. Sa parole est facile et son auditoire l'écoute toujours avec intérêt,
lai: (Antoine), littérateur canadien, né à Yamachiche en 1824, étudia à Nicolet et s’y essaya par un mélodrame intitulé le Jeune Latour, dont le canevas est tiré de l'histoire de Bibaud ; il le publia plus tard et lord Metcalfe en accepta la dédicace. Sa peinture de mœurs canadiennes sous le titre de Jean Rivard le défricheur, a eu un succès populaire et a été même reproduite en feuilleton dans le Monde de Paris. Assistant bibliothécaire à Ottawa, le catalogue raisonné lui est dû pour la majeure partie, et ce n’est pas le seul travail, modeste mais utile, que l’on doive à sa plume. Il est mort à Ottawa au commencement d'août 1882.-—Biographie par Oscar Dunn.