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dans la pêche près des atterrages de Terre-Neuve, et visita la baie de Gachepé, depuis a où il les prit.—Aubert, secrétaire du roi, fut un des Cent-Associés et directeur de
la cu
an 1706 06, “ Aubert et Compagnie ” concluaient avec Les hablianté du Canada, par l'entremise du sieur Riverin, leur député, un accord par lequel ils s’obligeaient à acquitter les dettes de la colonie, montant à un million huit cent douze mille neuf cent quarante livres, à condition qu’ils auraient le commerce exclusif des castors jusqu’à l’année 1707.——Un sieur de Gaspé se signala à la tête des milices canadiennes qui eurent la gloire de décider les Anglais à la retraite à l’impérissable victoire de Carillon ; il fut depuis commandant du fort St-Frédéric.—Ignace de Gaspé, seigneur de St-Jean Port-Joly, sous les Anglais, encouragea la navigation et posséda un grand nombre de navires. Il commanda plusieurs bataillons de milice dans la dernière guerre et fut appelé par le roi au Conseil législatif.
Entre les fils de l'honorable Philippe Ignace de Gaspé, ex-shérif de Québec, Philippe Aubert, mort à Halifax, se distinguait par ses talents littéraires précoces et publia en 1837 : L'Influence d'un livre, roman historique, dédié à Thos C. Aylwin, depuis juge de la cour du banc de la reine. Thomas Aubert, frère cadet, a embrassé l’état ecclésiastique, et Atala, sœurs de ces messieurs, a pris le voile. (Comme on le lit dans le Voyage en Orient de l'abbé Gingras, cette maison canadienne est liée par les femmes à celle de Villiers de l'Ile-Adam, qui a fourni un grand inaître de Malte. Madame Saveuse de Beaujeu est née demoiselle de Gaspé.
Aubigny (Charles Lennox, duc de Richmond et d’), de race royale, pair de France et d'Angleterre, gouverneur et capitaine général de l'Amérique Britannique du Nord en ‘1818, avait été lord lieutenant d'Irlande et grand maître de l'ordre de St-Patrice. Il n’eut que le temps de donner aux Canadiens un avant-goût de ses dispositions peu libérales à leur égard, car l’année suivante, il mourut dans le township de Richmond sur l’Ottawa, de la morsure d’un petit chien favori atteint de la rage, au milieu de la visite qu’il faisait des points stratégiques du pays, en compagnie de lord Dalhousie, sir Peregrine Maitland et sir Charles Carmichaël Smith. Ses obsèques se firent à Québec avec
AUB 9 une pompe extraordinaire, Le duc de Wellington succéda à sa charge de gouverneur de Plymouth.
Aubin (4. X.), un de nos écrivains, versificateur et prosateur, né à Paris en 1812, mais domicilié en Canada depuis 1834. Il fut consul pour l'Helvétie à Montréal. L'esprit, la verve distinguent ses écrits, et personne n’a oublié la feuñle intitulée te Fantasque. Décédé le 12 juin 1890.
Aubry, nom illustre dans nos annales.—On connaît, outre Jacques Charles, digne émule de Cochin au barreau francais, et son fils, qui défendit, avec Gerbier, les officiers et employés accusés d'avoir administré infidèlement le Canada, un frère de ce dernier, chevalier de St-Louis, qui servit avec distinction au Canada et à la Louisiane. Il retarda la prise du fort Duquesne par une victoire signalée remportée sur le colonel Grant, lieutenant du général Forbes. Ce colonel tomba en son pouvoir avec 20 officiers. Moïns heureux dans son entreprise pour secourir Niagara, il fut fait prisonnier par le général Johnson. Commandant dans la partie de la Louisiane que la France se réserva en cédant la Nouvelle-Orléans à l'Espagne, il eut à remplir un rôle délicat. Les habitants, excités par le conseil souverain, refusèrent de se soumettre aux Espagnols et insultèrent le gouverneur Ulloa. Aubry dut prêter ses bons offices aux envoyés du roi Catholique. Il périt en mer, en se rendant en France, le 24 février 1770.—Le R. P. Aubry, Jésuite, immortalisé . par le génie de Châteaubriand et le pinceau de Girodet, rendit des services en Acadie et à la Louisiane. Si le gouvernement de la France eût écouté ses sages conseils quant aux limites de la première province, il eût évité peut-être ia guerre qui lui enleva la Nouvelle-France. Ce religieux prévit les réclamations du cabinet de Londres trente ans avant qu'elles n'arrivassent. On a de lui dans les Documents de Paris une carte de l’Acadie, une lettre à M. de Vaudreuil quand il était missionnaire à St-François, et ce Mémoire sur les limites de la Nouvelle-France et de la Nouvelle-Angleterre, 1720.—Messire J, Aubry, ancien professeur de théologie au séminaire de Québec, un des premiers Canadiens qui aient reçu le bonnet de docteur lors de la création de l’université Laval, et professeur de théologie à Sainte-Thérèse de Blainville, après avoir visité les Chartreux du Kentucky et exercé quelque temps le ministère dans le diocèse des Trois-