‹ Le panthéon canadien [microforme]Chapitre 82 sur 186 · JUC · texte numérisé non relu

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taires, et qui mérita par sa conduite des lettres de noblesse et le titre d’écuyer. Il mourut à Beauport, en octobre 1692, à 66 ans.

On connaît Jean Juchereau, sieur de More, conseiller au Conseil souverain, un ancien conseiller, employé sous Carle ton à revoir et rédiger les anciennes lois nationales avec Cugnet et Pressard, et un lieutenant général civil et criminel de la juridiction de Montréal avant le sieur d’Eschambault.

Cette maison s'était partagée, comme tant d’autres, en plusieurs branches :-—J'uchereau, Duchesnay, de St-Denis, de More, La Ferté, etc.

La Mère J'uchereau de St-Ignace (Jeanne Françoise Juchereau de La Ferté), supérieure de l’Hôtel-Dieu de Québec, en écrivit l’histoire, in-12, publiée à Paris et à Montauban. Née en 1650, elle fut aAmise en qualité de pensionnaire en 1662, entra au noviciat en 1664, fit profession en 1666, et mourut le 14 janvier 1723, âgée de près de 73 ans.

Le sieur Juchereau de St-Denis, fils de Nicolas Juchereau, anobli en 1691, fut employé quatorze ans à la Louisiane comme guerrier et comme négociateur. Après avoir tenté d'établir une colonie à l'embouchure de l’Ohio en 1700, il fut chargé de deux missions importantes auprès du vice-roi du Mexique, et fut fait chevalier de St-Louis à la paix. Il avait eu beaucoup d'aventures de toutes sortes, était homme d'esprit comme de cœur, et écrivit d’intéressants mémoires.

Les Juchereau de St-Denis émigrèrent à la conquête et devinrent barons, comtes ou marquis.

Le premier marquis Juchereau de St-Denis eut plusieurs filles.——Louise Mélanie, qui épousa le baron Le Coq d'Harvey, maréchal de camp, ancien intendant militaire à Rouen et directeur du chemin de fer de Strasbourg, morte au château de Bréhaut le 18 décembre 1844, à 56 ans, et une autre, qui devint la comtesse de Marne. Elles paraissent avoir été sœurs du marquis Amédée, et du comte Charles, qui fut aide de camp du duc de Berry en Espagne et colonel des lanciers. Le premier marquis est mort en 1856.

Madame d'Harvey laissa pour héritiers le baron Léon Juchereau d’Harvey, qui a publié Les Révolutions de la Sicile en 1856 ;—Lorette d'Harvey, épouse du comte Franck de Noé, philanthrope et homme de lettres, mort en 1858, à

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