LAC
louer £500 pour cette publication de 3 ou 4 volumes in- 80, en observant que, depuis Charlevoix, plus d’un siècle s'était écoulé sans que le Canada eût eu un véritable historien. Il fut chargé de publier cette histoire, mais nos troubles politiques survinrent, et le manuscrit a déplorablement péri chez feu M. Girouard, au sac et à l'incendie de St-Benoît. ‘“ Heureusement, disait Isidore Lebrun, M. Morin écrit le français avec goût, car ce n'est point par son style que M. Labrie peut mériter le surnom de Tite-Live canadien, que des amis lui ont décerné. ” Cet évrivain français se montre ici bien sévère : Jacques Labrie avait un style élevé ; je n’en veux pour preuve que les fragments précieux qu'il a fournis à la Bibliothèque canadienne sur les premières années de la domination anglaise. Tout chaud Canadien qu’il était, Labrie se sépara de M. Papineau sur la question des subsides.
Laolède (Pierre de), officier canadien, servit à la Louisiane, quitta la Nouvelle-Orléans en 1763, et alla fonder St-Louis de Missouri, aujourd’hui ville puissante de la confédération américaine. Pierre Chouteau, allié à la famille canadienne des Céré, l’accompagnait.
Lacorne, Cette famille sort de celle de de Chapt, qui se divisa en de Chapt de Lavaltrie, de Lacorne, etc., et la branche de Lacorne se subdivisa elle-même en Lacorne La Colombière, Lacorne St-Luc, ete.—Pierre de Chapt, écuyer, chevalier de Lacorne, était de l’ordre militaire de St-Louis, Après s'être trouvé à la défaite du colonel Noble, il commanda en Acadie, où il s’opposa au major Lawrence, et y bâtit le fort Beauséjour. En 1756, il battit les Anglais au fort Lydius, puis il alla reconnaître l’armée d'Amherst jusqu'à Oswégo, où il éprouva quelque perte. Il commanda enfin aux Rapides, et disputa pied à pied le terrain à ce général. Ayant émigré à la conquête, il devint l’ami et le compagnon d'armes du fameux bailli de Suffren St-Tropez, dans ses campagnes navales. Les Lacorne et les Lanaudière du Canada se trouvèrent parmi les réclamants lorsque la France fut obligée de faire droit aux réclamations des
alliés en 1815, parce que le chevalier de Lacorne avait placé des fonds sur la municipalité de St-Malo. Son portrait se trouve dans l’album du commandeur Viger. Il est en cuirasse, décoré de l’ordre de St-Louis, et a perdu un œil