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“ Parti de Paris avec la délégation française, le curé Labelle a été sur les deux rives du St-Laurent l’objet de démonstrations tout à la fois affectueuses et enthousiastes.”
Le curé Labelle, atteint depuis quelques années d’une maladie grave qu’il avait négligée, mourut presque subitement à Québec, le 4 janvier L891, regretté de tous ceux qui l'avaient connu.
Libéraux et conservateurs déplorèrent également sa perte et la foule considérable qui assista à ses funérailles, à St- Jérôme, prouva combien il était aimé et estimé.
Laberge (Charles), né à Montréal en 1827, mort en 1874, était un orateur châtié et à la voix harmonieuse. Voici ce qu'ont dit de lui ses adversaires eux-mêmes : ‘ Il n’est guère possible de posséder une plus grande facilité d’élocution, et si une argumentation nerveuse et serrée manque parfois à ses discours, la période accomplie, heureuse et cicéronienne ne lui fait jamais défaut. Son geste a de la grâce, sa diction de la pureté, sa voix de l'harmonie.”
Après avoir rédigé la Minerve à Montréal, il s'établit à Iberville. 11 y fonda le Franco-Canadien, qu'il céda après quelques années à M. F, G. Marchand. Il fut juge suppléant, après avoir été solliciteur général dans le cabinet Brown- Dorion. Revenu à Montréal, où il devait mourir bientôt, il
rédigeait le National, journal de son allié le juge Lafram-
ise. Biographie par Oscar Dunn.
Labrie (Jacques), célèbre patriote, instituteur et publiciste canadien, docteur en médecine et membre du parlement, né en 1783, fit ses études classiques au séminaire de Québec, pes ses études médicales à Edimbourg, où il fut gradué.
n des premiers zélateurs de l'éducation en Canada, il fonda sur un grand pied, à St-Eustache, des écoles modèles ou académies pour les deux sexes, et les surveilla sans cesse. Il établit et rédigea le Courrier de Québec en 1807. Député au parlement vingt ans après, il s'y montra laborieux et donna au public : Les premiers rudiments de la constitution britannique, traduits de l'anglais de Brooke, précédés d'un précis historique, et suivis d'observations sur la constitution du Bas-Canada. Il fit plus, il écrivit la première histoire du Canada ; mais il mourutàSt-Eustache de la rivière du Chêne, le 26 octobre 1831, avant d’avoir pu la publier. Dès le 30 novembre, M. A. N. Morin proposa à la législature d’al-
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