LE SOLEIL DIURNE
Ra. — Harshefi. — Mentou. — Soupti. — Sebek-Ra. — Reshep. Bès. — Set. — Set-Horus.
Suivons le soleil dans son parcours diurne. Il s'est élancé dans le ciel comme un éperyier, d'où la forme hiéracocéphale du dieu ; il domine sur le sud et le nord, d'où son titre « roi du sud et du nord » écrit par le roseau et l'abeille i*>, Rama kherou^ qui ne signifie pas, comme on traduisait autrefois « roi de la Haute et de la Basse Eg7pte, Ra justifié. » De quoi le soleil a-t-il besoin d'être justifié? Ce titre n'implique aucune nuance d'evhémérisme, ni pour le dieu Ra, ni pour aucun autre ; il doit se traduire : « le roi du sud et du nord, Ra, dont la parole est vérité, » qualifications parement solaires. L'encadrement elliptique Q appelé cartouche n'est-il pas lui-même l'hiéroglyphe allongé du sceau Q , qui exprime le circuit de l'astre ? Ces titres ne sont pas devenus divins parce qu'ils étaient royaux, mais ils sont devenus royaux parce qu'ils étaient divins. Le pharaon est un soleil levant. Ramsès III dit à Ammon, dans une incription de Médinet Abou : « Tu me places en roi avec toutes les régions sous mes pieds; tu me
lègues le circuit Q du disque. » Il dit ailleurs au même dieu : « tu me places en roi dominant la double terre, en régent, sur ton siège grand ; tu me lègues les régions dans leur entier. » L'assimilation du roi d'Egypte à un soleil levant est un fait reconnu depuis longtemps; il est palpable pour tout visiteur d'un musée sous les yeux duquel tomberont ces bronzes, représentant un roi sortant, comme Horus enfant, du calice d'un lotus.
Pharaon assimilé à Ilorus.
Le roi-soleil de Versailles n'était qu'un timide imitateur des pharaons.
Le Pharaon étant un Horus est une fonction du dieu suprême, du dieu primordial qui réside en lui : « Toutes les nations ensemble apportent leurs tributs au dieu bon de la première fois^j Toutmès I, vivant à toujours.