‹ Le panthéon égyptienChapitre 46 sur 60 · Todtenb. c · texte numérisé non relu

Todtenb. c

cends sur terre chaque jour. Je me lève et me recommence parmi les dieux. » (Todtenb. lxiv, lxxxiii, cxlix.) Il est dieu, en effet, et « se renouvelle pendant desmillions d'années (D^^z^ma^. III, 255). »

La perpétuité des transformations était à tout instant rappelée à l'esprit par le scarabée, Thiéroglyplie du devenir^ l'amulette par excellence, reproduit à des millions d'exemplaires dont sont encombrés nos musées. Ce qui, dans l'Inde brahmanique, était le châtiment des coupables, était en Egypte la récompense du juste ; c'est que les Égyptiens savaient apprécier la sérénité de leur climat et la fertilité de leur sol. Selon les termes mêmes d'une formule qui revient constamment dans les inscriptions funéraires, « ils aimaient la vie et détestaient la mort. » Un voyage au ciel les séduisait mais le retour sur terre ne les effrayait pas.

Le rôle solaire de Ptah, qui a été nié, est manifeste. Sa qualité de dieu primordial et sa forme de momie nous prouvent qu'il représente le soleil nocturne. Comme Osiris, avec lequel il se fond sous le nom de Ptah-Osiris, il a même des titres de soleil diurne : « Ptah, disque du ciel, qui illumine la double terre du feu de ses yeux. » — « Roi de la double terre J » C'est afin de bien faire comprendre que le soleil nocturne et le soleil diurne ne font qu'un, sont une même manifestation du dieu caché.

Sokari à tête d'épervier, coiffé delà mitre à deux plumes appelée Atef^ est une autre forme du soleil nocturne, analogue à Ptah, à Osiris et à Tanen, avec lesquels d'ailleurs il se fond sous le nom dePtah-Sokar-Osiris-Tanen. Comme Osiris et Ptah, il a l'apparence de la momie, puisque le soleil disparu est assimilé à un défunt, et,

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