Allusion à l'urœus qui symbolise toute déesse
Dame d'Asheru. (Id. III, 127). Œil du Soleil. (Louvre A. 68.)
La grande protectrice de la double terre : elle est, sous ce titre, associée à Ammon-Ra-Toum-Harmakhis et à Khons-em-ouas-nefer-hotep. (Louvre A. 92.)
Mehour.
Mehour, à Sais, désigne le ciel, c'est Neit elle-même. (Brugsch^ Dictionn. géogr. 364.) v
Mefitou,
Seigneur de Tlièbes. (Denkm. II, 119.) Maître delà double force, taureau de la collection des dieux. (Mariette, Monum. div. 82.)
Il se forme lui-même à son heure. (Id. 61, 4.) Taureau résidant à Matou, à An. (Champollion, Notices I, 75, 76.)
Merseker.
Régente de TOccident. (Denkm. III, 217.) On la voit avec la coiffure d'Hathor allaitant Ramsès III. (Id. 218.)
Neit.
Dame du Ciel, régente des Dieux. (Denkm. III, 123.) On la voit allaitant deux crocodiles.
Dame de Sais, Œil du Soleil. (Brugsch, Monuments 63, 3.)
Nephihys.
Divine sœur, œil du Soleil. (Denkm. III, 124.)
On la trouve avec la coiffure d'Hathor. (Id. III, 202.)
Noum,
Il est représenté, comme Shou, entre le ciel et la terre, sur quelques cercueils : c'est Ammon « mettant le ciel en haut et la terre en bas ».
Il est représenté à Beit Oually avec une tête bleue et des chairs rouges.
Dieu grand, seigneur de Tîle de Béghé, roi des dieux qui réside en Nubie, grand roi des enfants de Nout.
NouL
Fille du Soleil (Lepsius, Konigsb. I), quoique, dans de nombreuses représentations, le soleil soit figuré sortant da son ventre à l'état de scarabée et montant à son visage sous forme de disque. Nout qui enfante les dieux, dame du ciel, régente de la double terre. (Denkm. III, 113.) La très grande fille du Soleil. (Champolhon, Notices, I, 446.)
Osiris.
Seigneur des Seigneurs. (Denkm. III, 4.) Être Bon, roi de la vie (Id. III, 123.) Seigneur de TÉternité (titre constant.)
Hier, c'est Osiris, aujourd'hui, c'est Ra.(Todtenb., XVII,
Dieu auguste, grand et bienfaisant, prince de l'Éternité. (Gueysse et Lefebure, Pap. de Soutimès, I, 5.)
Ouvreur de la tranchée de la double terre, âme de son père. (Litanies d'Osiris, Todtenb., CXLII.)
Osiris, qui réside à l'occident, siège d'Harmakhis, momie auguste qui réside dans la terre. Chef protecteur des dieux, âme divine qui est au ciel, poids faisant la sauvegarde de la vérité. (Leemans, Monum. deLeide, III, 17.)
La couronne blanche s'unit à sa tête, les deux sœurs divines sont à son front, il s'empare de la double terre par sa propre puissance... La couronne blanche est sur sa tête pour régir le circuit du disque. (Id. III, 18, 19.)
Dieu grand de la première fois. (J. de Rougé, Inscript., 1, 19.)
Il fornique en lui-même en son nom d'âme de l'Occident. 0 Être Bon ! ta forme est auprès des dieux. Dieu éclatant issu de Seb, fils du soleil, sorti du flanc de sa mère Nout, aîné de sa mère Nout. (Stèle du scribe Thotmès, pubhée par M. Rossi.)
Hymne à Osiris de la Stèle, c. 218 du Louvre : 0 Seigneur qui traverses l'éternité, Osiris, résident de l'Ouest, qui es un Horus doué du ma-kherou^ seigneur d'éternité, roi éternel, fils héritier, engendré par Seb, premier du flanc de Nout, seigneur de Tatou, roi d'Abydos, chet protecteur d'Ager, seigneur de la joie, très vénéré, âme sainte résidant à Héracléopolis, roi divin se plaisant dans la vérité, plus grand que son père, plus puissant que sa mère, seigneur du devenir en soi, grand des grands, supérieur à ses frères, fils de la couronne blanche, enfanté par la couronne rouge (1), seigneur des seigneurs, chef des chefs, souverain des dieux. La double terre t'a été confiée par la main de ton père Toum. La vérité étant constituée devant toi, tu te réjouis à la vue de ses splendeurs ; c'est Thot qui te l'a conférée, lui dont le pouvoir
(1) C'est-à-dire iîls du dédoublement féminin par lequel est divinisée la domination solaire sur le nord et sur le sud. Rappelonsnous que la puissance du soleil lui vient de la lumière qu'il projette sur le sud et sur le nord, dans sa course d'orient en occident, lumière que les riches ressources de l'allégorie égytienne symbolisent tantôt par ses yeux, tantôt par les plumes de sa coiffure, tantôt par les deux parties de sa mitre appelée pschent.
charmeur provient du charme de sa parole (1). Les êtres, tu fais leur place dans la divine région inférieure ; ils implorent ta personne. Ceux qui viennent de millions d'années en millions d'années, finalement, ils abordent vers toi; ceux qui sont dans le flanc, leur face est vers toi (2). Sans retard, dans toute l'Egypte, certes, on vient vers toi, les grands comme les petits, on vient à toi; les vivants sur terre abordent vers. toi unanimement. C'est toi qui es leur seigneur ; pas d'autre que toi ; cela, ils le proclament, soit en remontant le fleuve soit en le descendant pendant la durée de leur existence. Ta Majesté est le matin de la journée en quaUté de Ra. Ce qui est, ainsi que ce qui n'est pas, dépend de toi.
Safekh, Dame du langage sacré. (Denhm., III, 55.) Dame des écritures, de la construction, dame des maisons de livres. (Id. III, 148.) Elle est appelée ranen nefert^ c'est-àdire « bonne nourrice. »
(1) Cette constitution de la Vérité, c'est Tharmonie universlle établie par la prise de possession du gouvernement du monde. Osiris est considéré ici comme un soleil levant (Voir à la fin du texte la phrase : « Tu es le matin de la journée en qualité de Ra, ») exerçant sa fonction de dieu Toum et l'exerçant en vertu du ma kherou dont le pouvoir est conféré par Tliot, ainsi que le disent les chapitres I et XVIII du Linre des Morts. C'est Thot qui accorde au soleil le ma kherou^ c'est-à-dire le don de faire la vérité » par la parole. La stèle de Metternich dit que Thot a des paroles magiques pour conjurer le venin, pour l'empêcher de triomplier des membres malades, de même qu'il conjure, éloigne par la parole, les ennemis de l'horizon solaire luttant contre Ra éternellement.
(2) L'inéluctable loi de la mort n'a jamais été exprimée plus énergiquement dans la littérature antique, et les vers de J. B. Rouseau si souvent cités :
Le premier moment de la vie Est le premier pas vers la mort,
me paraissent bien pâles auprès de cette apostrophe du littérateur égyptien au dieu de l'Enfer : « Ceux qui sont encore dans le sein de leur mère ont déjà leur face tournée vers toi! »
Sati,
Dame d'Abydos (Denkm., II, 136, XIP dyn'^), œil du soleil, dame du ciel, régente de la double terre. (Cliampollion. Notices, I, 154.)
Seh.
Aménophis IV dit qu'il se lève, apparaît sur le trône de Seb pour prendre la fonction de Toum. (Denkm,, III, 68.) Seb, père de tous les dieux (kl.), Seb qui réside dans le flanc des dieux grands. (Lepsius, anciens textes du Todtenb., IX), Seb, fils de la terre (Brugsch, monum. 64, 4.)
On voit sur le naos d'Amasis, au Louvre, Seb représenté avec la couronne blanche, et accompagné de sa forme féminine Seh-t coifi'ée de la tresse .
Set,
Seigneur du ciel, irrésistible (iir heka-u)^ fils de Nout, maître de la double force. D'après M. Mariette, le culte de Set était établi à Memphis, dès la V^ dynastie. (Lettre à E. de Rougé, dans la Revue arcJiéoL)
Sehek.
Une triade de Sebek et des déesses Tanen et Anit est adorée par Ramsès ?' dans la Salie hypostyle de Karnak.
Sekliet,
La grande, aimée de Ptali. (Denkm., III, 178.) Sekhet- Bast, l'irrésistible (urt-heka-u). (Id., 210.) La grande, œil du soleil, dame du front (I), régente de tous les dieux, réprimant les adversaires. (Légende du Panthéon de Champollion.)
Dans une inscription de Dendérah (mur extérieur du nord], Sekliet est appelée la Vérité, la Grande, la Souveraine à Memphis, la splendide sans pareille.
Selk.
Coiffée du scorpion, elle est appelée Isis, la grande, dame du ciel, régente de la dou])le terre. (Denkm., III, 177.)
Selk, la grande, fille du soleil (Boîte de momie), Régente des Bibliothèques, dame du ciel, régente des dieux. (Brugscli, monum., 63, 2.)
Femme d'Horus. (Pleyte, Pap. de Turin, pi. 77, 12.)
Shou,
Il dirige le ciel au-dessus de la terre, il Ta élevé pour des millions d'années au-dessus du sol.
Rejeton de Ra, fils aîné issu de ses membres; il parcourt le ciel le matin; Tefnout se joint à lui (à sa tête), et lance la flamme contre ses ennemis pour qu'ils ne soient plus... Il se forme lui-même, n'a pas de mère... Il amène à son père ses yeux et les lui place de ses mains... Il a soulevé le ciel et l'a établi de ses mains. Ce dieu de la première fois se fond dans la lumière de son œil, en dieu An, pour renverser les ennemis de son père (Pap. mag. Harris) Shou est, dans ce texte, assimilé à Ammon et àHorus; il a les deux plumes (1. 4), les deux cornes (1. 7), il s'arme de la pique pour détruire le mal en son nom de Ilorus-tma (1. 10).
Sokarï.
Sokar-Osiris, dieu grand, seigneur de la demeure mys-
(1) Ncôhhâ-t : celle qui est au front de Ra.
térieiise, mystérieux de formes, résidant à Tlièbes. (Denimi.