‹ le pape clement vi et les affaires d'orientChapitre 8 sur 31 · HET · texte numérisé non relu

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occuper tout spécialement, ainsi que les moines Prêcheurs et Mineurs, établis à Péra. Les Gênois de Péra et les Vénitiens de Constantinople sont également invités par le Saint- Siège à ne rien négliger pour faire réussir la tentative d'union (!).

Les ambassadeurs de Byzance et de Péra durent repartir pour l'Orient, en novembre ou décembre 1343, accompagnés d’un certain Barthélemy, chanoine de l’église de Négrepont et vicaire du patriarche latin, qui paraît avoir été, durant plusieurs années, le négociateur attitré de ia curie, dans ses rapports avec les Grecs. Si les lettres de Clément VI sont arrivées à Byzance, c’est à peu près vers l’époque où la flotte latine, réunie à Négrepont, commençait sa campagne contre les Turcs. IL est probable que la réponse du Saint-Siège satisfit médiocrement la cour byzantine ; l’alliance demandée se trouvait, en fait, ajournée à une époque indéterminée, puisqu'on la subordonnaït à des conditions, impossibles à réaliser, surtout en pleine guerre civile. Cependant la présence de la flotte latine dans l’Archipel pouvait modifier la situation politique : les Latins, comme les Turcs, étaient appelés à intervenir dans la guerre civile entre les deux partis byzantins. Mais il était à craindre que le parti d’Apocaukos, n’ayant point obtenu l'alliance immédiate des Latins, cherchât plutôt à s'entendre avec les rivaux .turcs d’Omour-beg. On a vu comment, en septembre 1344, le pape, averti par les Vénitiens des projets malencontreux de Martin Zaccaria sur l’île de Chio, semble redouter une rupture de la cour byzantine

(A) Reg. V., 137, n°s 420-423. Le pape annonce dans ces lettres que d’autres personnes sercut envoyées ultérieurement soit par le Saint-Siège, soit par le patriarclie « super tractanda reunione hujusmodi, »

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