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Lettres, devenues si Justement suspectes, comme nous l'avons vu, du Pape St. Léon IT.
L'Espagne, en relations commerciales avec l'Orient, aura la première reçu l'erreur, c’est-àdire, recu de farx actes du VI Concile et peutêtre de fausses Lettres de St. Léon II. La falsification originaire se sera poursuivie jusqu'au bout ; et le Pape, impliqué alors dans de graves difficultés administratives, n’aura pas même soupconné la fraude. (Etudes Relig. Janv. 1870.) voit iwaintenant, s'il y a quelque part erreu mensonge, fraude, interpolation et le reste, tout ceia se trouve non du côté de l’école sincère et maltraitée, qui défend la Papauté, mais dans les textes et les documents, fournis à la plume beaucoup trop ardente du R. P. Gratry.
eprenons tous les détails de cette réfutation dans un court résumé.
Des quatre grands monuments d’après lesquels argumente le P. Gratry, savoir : le Bréviaire Romain, le Liber diurnus, les Lettres du Pape St. Léon IL et les Anathèmes des Conciles, nous avons démor.iré :
—Que le Bréviuire ne prouve rien pour lui;
—Que le Liber diurnus prouve contre lui ;
—Que les Lettres du Pape St. Léon 11 prouvent également contre lui.
—Que les Anathèmes des Uonciles, entendus dans son sens, impliquent un attentat contre PEglise et contre Jésus-Christ.
Par conséquent, sans ajouter ici que le Vénérable Bède, que le Bienheureux Yves de Suartres, que le grand Hincmar de Rheïms, cités par lui
la
en sa faveur, sont plutôt contre lui, puisqu'ils professent la doctrine de l’Infaillibilité ; sans dire non plus que le Pape Adrien I figure mal, parmi ses témoins, ce Pontife ayant fait signer la formule, que nous savons, aux Evêques du VIII Concile : sans même observer que, parmi les Grecs, dont il invoque les noms, se trouvent le diacre Agathon et le patriarche Théodore, deux faussaires des actes du VI Concile ; passant sous silence tant de méprises partielles, quoique d’ailleurs assez graves, nous pouvons tenir pour démontré que tout le brillant échafaudage de raisonnements, de déductions et d’affirmations, construit par la main habile de cet auteur, s'écroule pur la base, et qu’il n’en reste rien à l’appui de sa thèse,
Mais, d'autre part, le secrétaire Jean, le St. abbé Maxime,trois patriarches de Constantinople, cinq Papes et deux Conciles Œcuméniques, en un mot, toute la suite d’une longue tradition soit de l'Occident, soit de l'Orient témoigne de l’orthodoxie d’'Honorius.
Donc :
10. L'orthodoxie du Pape Honorius est incontestable d'après l’histoire.
20. Touté ce qu’on oppose à cette assertion peut être ébranlé et même renversé par l’histoire.
30. On ne peut rien tir:r du fait d'Honorius contre la doctrine de l’Iniaillibilité Pontificale.