ÉPILOGUE
juge, aucune direction un peu générale vers un objet supérieur. Cela ne sert à rien. On n'écoule pas. Petit ou grand, le praticien spécialiste se figure qu'il doit commencer par vivre et agir sans savoir autre chose que son métier subordonné. Il subsiste des "spécialistes de la raison, mais elle a perdu son empire.
Si l'esprit delà Papauté crée toujours sa matière, on voit que la matière des nations modernes ne crée pas cet esprit sans lequel rien de beau, rien de vraiment utile ne peut s'organiser. Le problème inîellectuel et moral n'est donc pas posé à demi! Le Germain apporta une doctrine fausse, mais le Latin séparé du courant de l'hérédité et des affinités catholiques apporte une doctrine nulle. Ce n'est pas de doctrines nulles que peuvent se nourrir, même en pleine anarchie, les peuples de cette planète où tout aspire à l'intelligence, à l'ordre et à l'action! Lorsque, voilà longtemps, Maurice Barrés constatait qu'il n'y a aucune possibilité de restauration de la chose publique sans v.ne doctrine, il refaisait l'ample souhait platonicien, exagéré dans ses termes, exact au fond ; que l'autorité politique et la philosophie se rencontrent et soient réunies! Nous manquons d'un esprit public élevé, clair et vif. Il faudra bien aller le chercher où il est si l'on veut imposer à la matière amplifiée une âme vivante, aux progrès de la brutalité moderne un esprit humain.
On ne s'est pas occupé ici d'examiner dans quelles conditions de réforme politique et sociale ])réalable une grande philosophie, un beau mouvement religieuxaurait des chances de réussir en France, ^'5^ forcer l'atonie mentale, et d'obtenir que l'intelligence régénérée reprenne le gouvernement de l'action privée et publique. Mais il est olair que tout est sommeil et déciiéance hors de là. Sans cela, tout est perdu de ce qui fait l'homme! «A moins do cela, mon cher Glaucon. » avoue iiocrate dans Platon, « il n'est point de i*emède aux « maux qui désolent les États, ni même à ceux du « genre humain! »
Préface.
Le corps diplomaticiue au Vatican (8 septembre 1914) . 1
Le catholicisme et la paix (14 novembre 1914) 7>
Portée politique et morale de l'encyclique (17 novembre 1914) Ti
La communauté des âmes (9 janvier 1915j 8
Le national, l'universel (2 février 1915) 10
Un grand bienfait 11
Conditions de ce bienfait Il
La diplomatie des journaux 15
Les pantalonades du Temps (8 février 1915) 17
L'internationale catholique 18
Catholicisme et sociale 20
Les forces morales 24
Le droit et la force 20
Encore les Internationales (21 avril 1915) 28
L'action et l'existence 29
De quelques confusions 30
Les Nations 35
La seule Internationele 55
Dialogue possible 57
La Guerre et la Paix 59
Un article des ■< Études " : le Pape et les lois de guerre
(9 février 1910) 40
Waldeck, les syndicalistes, les conférences de La
Haye . 41
• États » et " Puissances » ù la Conférence 45
A quoi le Saint-Siège eût servi 45
La fonction de l'Église au xx' siècle 47
International ou national (10 février 1916) 49
Le Saint-Siège et la politique française (9 février 1915). 50
Déni de justice ou défaut 55
Nécessités d'État (24 février 1915) 50
L'alliance du catholicisme 57
Monod l'a dit 59
M. René Bazin à Rome (5 avril 1915) 60
Chance et bonheur 61
Du Vatican au Secours National (2 mai 1915) 6")
Les objections à l'ambassade 04
Les Évèques, l'emprunt (l^f décembre 1915) 66
La Représentation 67
Le Cardinal de Cabrières (25 août 19161 69
Deux méthodes à l'étranger (18 septembre 1916) .... 72
Trois Barrettes (17 novembre 19-16) 74
La politique religieuse est une potitique 75
La Pape et la France : Lettre d'un prisonnier (21 novembre 1916) 76
Adresse au Saint-Père (9 décembre 1916) 79
Récits des temps mérovingiens (14 septembre 1914) . . 81
Les cléricaux aux longues dents (30 septembre 1914). . 8~>
Pour la paix française (!*' octobre 1914) 85
La guerre des cupés (4 octobre 1914] ; . 87
La guerre aux curés <S9
Un acte public (7 octobre 1914) 02
La neutralité 94
Les scandales diviseurs 95
Pas de danger (9 octobre 1914) 97
Une courageuse campagne (10 octobre 1914) 98
L'accord religieux et moral (11 octobre 1914) 100
De l'indiscrétion religieuse (15 octobre 1914) 103
Vœux de paix religieuse ou campagne de division' . . 105
La luansuoUide el la discorde (10 octobre 1914) 1U7
La rumeur infâme (21 octobre 1914) 109
La lettre de l'Évêque de Dijon 110
L'indignation de Pelletan (31 octobre 191 i) 112
L'Etat et les puissances religieuses (i" novembre 1914). 114
Calomnies et calomnies (8 novembre 1914) 117
Un véritable quiproquo (22 novembre 1914) 118
Vieilles haines 121
Pour l'Union sacrée (26 janvier 1915) 121
La fausse union sacrée 123
La véritable union sacrée 125
Peut-on discuter? 126
La rumeur infâme (25 février 1915) 129
Les victimes . . . 131
Pour assainir l'opinion 132
L'État français 135
La Censure à Boideaux (5 mars 1915) 137
La rentrée de M. Caillaux (17 mars 1915) 159
Les perturbateurs de l'Union sacrée 140
<• Pour berner le prolétariat » (3 aViil 1915) 142
La religion de l'Inhumanité (11 avril 1915) 143
Unité et amitié devant l'ennemi (10 avril 19! >! 144
Confiance et ménancc 145
La propagande religieuse (20 avril 1915) 147
Dénégation 148
S'il y a mal, le seul remède 150
Pour la paix intérieure (26 avril 1915) 152
" Le prosélytisme clérical • (2 mai 1915) 154
Les embûches cléricales (5 mai 1915). 1.56
La ressource du mensonge 157
La défense et l'attaque (8 septembre 1915 159
Deux actions à comparer . 161
La France d'abord 105
Deux politiques religieuses ■ • ■ 164
Dans l'Autunois 165
La Prière du Général (24 octobre 1915) 167
Est-ce bien? Est-ce beau?. . 170
L'incident Lagardère (11 novembre 1915). 171
Où " avez-vous un texte? » (16 février 1916) 173
Le défi de la « Dépêche » (23 février 1916) 177
Une provocation nouvelle (28 février 1916) 179
La véritable audace 182
« Les jésuites peuvent tout oser ■• (l' mars 1916) • . . 183
Le Père Boulin 183
Pour •■ IieiMUM' le prolétariat >• 185
•• La rectification de ITIuinanité » (5 mars i'JlO). . . 187
Le défi de la « Dépêche .. (0 mars 1916) 188
Les jésuites français 190
" Pour l'honneur de la presse » M. Hue veut bien payer
et aller en prison (1" avril 1916) 191
Le principe d'Union sacrée (2 avril 1916) 192
Pour ne pas faire sa prison (7 avril 1916) 194
Ce qui rompait l'Union sacrée (8 avril 1916; 196
La facétie . . 198
L'affaire des Acauemies (9 avril 1916) 199
La Religion en France 201
Le » Laïcisme " 205
Les Droits des pères de famille (14 avril 1916). .... 206
Etrange <• Union sacrée » (31 mai 1916) 208
Un grand citoyen (12 mai 1916) 211
Union sacrée : Juifs et Jésuites ('M juin 1916;. .... 213 Cléricaux et anticléricaux. Traduction et confusion
(21 octobre 1916) 215
La limite du mal 216
Notre cléricalisme (11 février 1916) 217
La réponse de « l'écume » 219
Nos idées et les parties 220
jtZo
Les Germains peints par eux-mêmes (22 octobre 1914) . 22
Les affaires d'Orient (5 novembre 1914) 227
.\ la Sorbonne : de la force (8 novembre Ï9l4j . 250
Chefs et docteurs (12 novembre 1914) 232
Les idées de M. Buisson 2.34
La liberté d'esprit de l'Université caiiiuliquc (,25 novembre 1914) 256
Science, barbarie : ci. quoi.'' (4 décembre 1914) 238
Pangermanisme et révolution (25 décembre 1914j . . . 241
Le Fédérateur allemand en Belgique (8 janvier 1915). . 242
Le Cardinal Mercier 244
Le " Lusitania ■> (10 mai lul5) ... ... 246
Un portrait du pape (10 juillet 1915) . . . . 2i8
La résolution de La Haye (1.5 août 19i6; 250
Si c'était chez le pape 250
Catholicisme et germanisme (17 septembre 1910). . . . 251
Civilisation latine, esprit latin (22 octobre 191G) .... 255
Romanisme et germanisme 254
Stoïcisme oratoire (14 février 1915) 250