‹ Le pape, la guerre et la paixChapitre 141 sur 141 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

juge, aucune direction un peu générale vers un objet supérieur. Cela ne sert à rien. On n'écoule pas. Petit ou grand, le praticien spécialiste se figure qu'il doit commencer par vivre et agir sans savoir autre chose que son métier subordonné. Il subsiste des "spécialistes de la raison, mais elle a perdu son empire.

Si l'esprit delà Papauté crée toujours sa matière, on voit que la matière des nations modernes ne crée pas cet esprit sans lequel rien de beau, rien de vraiment utile ne peut s'organiser. Le problème inîellectuel et moral n'est donc pas posé à demi! Le Germain apporta une doctrine fausse, mais le Latin séparé du courant de l'hérédité et des affinités catholiques apporte une doctrine nulle. Ce n'est pas de doctrines nulles que peuvent se nourrir, même en pleine anarchie, les peuples de cette planète où tout aspire à l'intelligence, à l'ordre et à l'action! Lorsque, voilà longtemps, Maurice Barrés constatait qu'il n'y a aucune possibilité de restauration de la chose publique sans v.ne doctrine, il refaisait l'ample souhait platonicien, exagéré dans ses termes, exact au fond ; que l'autorité politique et la philosophie se rencontrent et soient réunies! Nous manquons d'un esprit public élevé, clair et vif. Il faudra bien aller le chercher où il est si l'on veut imposer à la matière amplifiée une âme vivante, aux progrès de la brutalité moderne un esprit humain.

On ne s'est pas occupé ici d'examiner dans quelles conditions de réforme politique et sociale ])réalable une grande philosophie, un beau mouvement religieuxaurait des chances de réussir en France, ^'5^ forcer l'atonie mentale, et d'obtenir que l'intelligence régénérée reprenne le gouvernement de l'action privée et publique. Mais il est olair que tout est sommeil et déciiéance hors de là. Sans cela, tout est perdu de ce qui fait l'homme! «A moins do cela, mon cher Glaucon. » avoue iiocrate dans Platon, « il n'est point de i*emède aux « maux qui désolent les États, ni même à ceux du « genre humain! »

Préface.

Le corps diplomaticiue au Vatican (8 septembre 1914) . 1

Le catholicisme et la paix (14 novembre 1914) 7>

Portée politique et morale de l'encyclique (17 novembre 1914) Ti

La communauté des âmes (9 janvier 1915j 8

Le national, l'universel (2 février 1915) 10

Un grand bienfait 11

Conditions de ce bienfait Il

La diplomatie des journaux 15

Les pantalonades du Temps (8 février 1915) 17

L'internationale catholique 18

Catholicisme et sociale 20

Les forces morales 24

Le droit et la force 20

Encore les Internationales (21 avril 1915) 28

L'action et l'existence 29

De quelques confusions 30

Les Nations 35

La seule Internationele 55

Dialogue possible 57

La Guerre et la Paix 59

Un article des ■< Études " : le Pape et les lois de guerre

(9 février 1910) 40

Waldeck, les syndicalistes, les conférences de La

Haye . 41

• États » et " Puissances » ù la Conférence 45

A quoi le Saint-Siège eût servi 45

La fonction de l'Église au xx' siècle 47

International ou national (10 février 1916) 49

Le Saint-Siège et la politique française (9 février 1915). 50

Déni de justice ou défaut 55

Nécessités d'État (24 février 1915) 50

L'alliance du catholicisme 57

Monod l'a dit 59

M. René Bazin à Rome (5 avril 1915) 60

Chance et bonheur 61

Du Vatican au Secours National (2 mai 1915) 6")

Les objections à l'ambassade 04

Les Évèques, l'emprunt (l^f décembre 1915) 66

La Représentation 67

Le Cardinal de Cabrières (25 août 19161 69

Deux méthodes à l'étranger (18 septembre 1916) .... 72

Trois Barrettes (17 novembre 19-16) 74

La politique religieuse est une potitique 75

La Pape et la France : Lettre d'un prisonnier (21 novembre 1916) 76

Adresse au Saint-Père (9 décembre 1916) 79

Récits des temps mérovingiens (14 septembre 1914) . . 81

Les cléricaux aux longues dents (30 septembre 1914). . 8~>

Pour la paix française (!*' octobre 1914) 85

La guerre des cupés (4 octobre 1914] ; . 87

La guerre aux curés <S9

Un acte public (7 octobre 1914) 02

La neutralité 94

Les scandales diviseurs 95

Pas de danger (9 octobre 1914) 97

Une courageuse campagne (10 octobre 1914) 98

L'accord religieux et moral (11 octobre 1914) 100

De l'indiscrétion religieuse (15 octobre 1914) 103

Vœux de paix religieuse ou campagne de division' . . 105

La luansuoUide el la discorde (10 octobre 1914) 1U7

La rumeur infâme (21 octobre 1914) 109

La lettre de l'Évêque de Dijon 110

L'indignation de Pelletan (31 octobre 191 i) 112

L'Etat et les puissances religieuses (i" novembre 1914). 114

Calomnies et calomnies (8 novembre 1914) 117

Un véritable quiproquo (22 novembre 1914) 118

Vieilles haines 121

Pour l'Union sacrée (26 janvier 1915) 121

La fausse union sacrée 123

La véritable union sacrée 125

Peut-on discuter? 126

La rumeur infâme (25 février 1915) 129

Les victimes . . . 131

Pour assainir l'opinion 132

L'État français 135

La Censure à Boideaux (5 mars 1915) 137

La rentrée de M. Caillaux (17 mars 1915) 159

Les perturbateurs de l'Union sacrée 140

<• Pour berner le prolétariat » (3 aViil 1915) 142

La religion de l'Inhumanité (11 avril 1915) 143

Unité et amitié devant l'ennemi (10 avril 19! >! 144

Confiance et ménancc 145

La propagande religieuse (20 avril 1915) 147

Dénégation 148

S'il y a mal, le seul remède 150

Pour la paix intérieure (26 avril 1915) 152

" Le prosélytisme clérical • (2 mai 1915) 154

Les embûches cléricales (5 mai 1915). 1.56

La ressource du mensonge 157

La défense et l'attaque (8 septembre 1915 159

Deux actions à comparer . 161

La France d'abord 105

Deux politiques religieuses ■ • ■ 164

Dans l'Autunois 165

La Prière du Général (24 octobre 1915) 167

Est-ce bien? Est-ce beau?. . 170

L'incident Lagardère (11 novembre 1915). 171

Où " avez-vous un texte? » (16 février 1916) 173

Le défi de la « Dépêche » (23 février 1916) 177

Une provocation nouvelle (28 février 1916) 179

La véritable audace 182

« Les jésuites peuvent tout oser ■• (l' mars 1916) • . . 183

Le Père Boulin 183

Pour •■ IieiMUM' le prolétariat >• 185

•• La rectification de ITIuinanité » (5 mars i'JlO). . . 187

Le défi de la « Dépêche .. (0 mars 1916) 188

Les jésuites français 190

" Pour l'honneur de la presse » M. Hue veut bien payer

et aller en prison (1" avril 1916) 191

Le principe d'Union sacrée (2 avril 1916) 192

Pour ne pas faire sa prison (7 avril 1916) 194

Ce qui rompait l'Union sacrée (8 avril 1916; 196

La facétie . . 198

L'affaire des Acauemies (9 avril 1916) 199

La Religion en France 201

Le » Laïcisme " 205

Les Droits des pères de famille (14 avril 1916). .... 206

Etrange <• Union sacrée » (31 mai 1916) 208

Un grand citoyen (12 mai 1916) 211

Union sacrée : Juifs et Jésuites ('M juin 1916;. .... 213 Cléricaux et anticléricaux. Traduction et confusion

(21 octobre 1916) 215

La limite du mal 216

Notre cléricalisme (11 février 1916) 217

La réponse de « l'écume » 219

Nos idées et les parties 220

jtZo

Les Germains peints par eux-mêmes (22 octobre 1914) . 22

Les affaires d'Orient (5 novembre 1914) 227

.\ la Sorbonne : de la force (8 novembre Ï9l4j . 250

Chefs et docteurs (12 novembre 1914) 232

Les idées de M. Buisson 2.34

La liberté d'esprit de l'Université caiiiuliquc (,25 novembre 1914) 256

Science, barbarie : ci. quoi.'' (4 décembre 1914) 238

Pangermanisme et révolution (25 décembre 1914j . . . 241

Le Fédérateur allemand en Belgique (8 janvier 1915). . 242

Le Cardinal Mercier 244

Le " Lusitania ■> (10 mai lul5) ... ... 246

Un portrait du pape (10 juillet 1915) . . . . 2i8

La résolution de La Haye (1.5 août 19i6; 250

Si c'était chez le pape 250

Catholicisme et germanisme (17 septembre 1910). . . . 251

Civilisation latine, esprit latin (22 octobre 191G) .... 255

Romanisme et germanisme 254

Stoïcisme oratoire (14 février 1915) 250

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