‹ Le pape, la guerre et la paixChapitre 17 sur 141 · Cf. plus loin, les idées de M. Ferrero là-dessus · texte numérisé non relu

Cf. plus loin, les idées de M. Ferrero là-dessus

8 ;le pape, la guerre et la palx.

moins me paraît èlre l'évidence. Ceux qui prétendent autre chose prononcent des mots décousus démentis par révénement. La faillite du pacifisme humanitaire ne m'a pas étonné; depuis longtemps, je ne m'étais étonné de sa monstrueuse irréalité.

Tout au rebours, le pacifisme catholique et pontifical se présente comme une doctrine intelligible, liée, rationnelle, supérieure aux réalités, mais en accord avec toutes les lois des choses. Si l'on veut un autre exemple du genre de satisfaction intellectuelle qu'on y rencontre, on peut lire au dernier numéro des Études fondées par les Jésuites l'article d'Yves de la Brière sur « la guerre et la doctrine catholique » ; la question de la force et du droit s'y trouve abordée et analysée : exception faite pour un article de Paul Bourget avant-hier, nous n'avions lu jusque-là dans les écrits français et allemands, que des balivernes sur ce sujet. Là se retrouve enfin l'esprit des choses et la liaison des idées.

Même question : comment tous les profès du pacifisme ne donnent ils aucune attention à cela ? Je fais mon devoir d'écrivain en leur disant et même en leur criant de regarder un peu de ce côté. C'est très intéressant pour tout le monde. Cela devrait les passionner, eux. Gomment est-ce tout le contraire?

9 jan\ier 191j.

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