A LOUIS DIMIER
Mon cher ami, comment le cours des choses a-l-il bieii pu substituer si longtemps ma plume à la vôtre dans l'examen de ces questions de politique religieuse qui concernaient un catJiolique, un membre de l'Université, un philosophe et un écrivain comme vous?
Vos premières absences de Paris, vos études, vos courses, et puis ce fait majeur que fêtais le plus assidu dans notre cave de la rue du Croissant à V heure nocturne où étaient apportés les sujets à résoudre, où se nouaient les discussions, où V esprit public devait être mis en garde au plus tôt par notice Action Française ; ainsi s'est constituée peu à peu l'usurpation. Elle a fini sans doute, et il le fallait! Vous avez fortement repris .votre rubrique, et c'est tant mieux. Mais relisant les notes journalières que Von nie conseille de recueillir, je me dis qu'il est bien heureux que nous soyons 7iés, l'un et l'autre, avec un goût si vif d'expliquer les idées très simples afin de les conduire au plus haut degré de clarté; sans quoi cette besogne qui nous à été imposée par les ciixonstances critiques n'eût pas été conduite très loin!
Si tant de bêtises dites et écrites contre le Pape ne notes avaient pas fait goûter à fond l'âpre plaisir de ranimer de chères vérités utiles {dont quelquesunes, hélas! grosses comme le poing), je crois bien que nous pencherions aux genres de misanthropie les moins recommandables : celui qui se défie de Cespnt