X PRÉFACE
foi ou de leur vœu d'obéir aux mêmes règles d amour et d'équité ; mais de leur rencontre en un lieu supérieur peuvent résulter, à la longue, des conciliations gic'on n'eût pas espérées plus bas.
Il faut ici redemander si les patriotismes en présence autorisent ces rapprochements. La question n'est pas vaine. Elle se pose, mais elle ne se poserait pas sans la vigueur et Vinftuence de faux systèmes qui nous ont coûté plus encore de déperdition cérébrale que de pertes de sang : ce qui n'est pas peu dire après le long massacre des guerres nationales ouvertes en 1792 et qui vont s aggravant.
Nos beaux esprits n'aiment pas Vidée de patrie. Mais l'idée cVune religion universelle les enflamnw aussitôt dun beau courroux patriotique. Pour brouiller l'un et l'autre, ils ne sont jamais si heureux que lorsqu'ils ont formé à propos de « la » patrie ou « des » patries quelque raisonnement absurde qui tire tout son avantage de ce qiiil transfère par exemple à l'Allemagne, ce qui est le bien de la France ou réciproquement. C'est déjà un sophistnede concevoir tous les « patriotismes » sur le type d'un seul, comme s'ils étaient de même force et de tnême droit. Mais d'aller choisir pour modèle uniforme le patriotisme français, autant vaut d'adopter le mille marin pour uuner de la toile. Cela ne mène qu'à des confusions ridicules soldées par des conflits brutaux.
Au lieu de considérer les pairies existantes des hommes différents pour dégager de leurs rapports Vidée