LA VÉRITABLE AUDACE
Ils osent en effet affronter le feu ennemi. Mais il est permis de faire observer que, dans son genre, le culot, si j'ose ainsi dire, des soc'mVisles de ÏHwna7iilc est incomparablement plus oseur. Car enfin, ces messieurs qui s'eff"arent qu'on ait donné « les galons d'or » à ce Français, animé de fantastiques sympathiespour l'Allemagne, sontles mêmes qui ont entretenu jusqu'au dernier moment les relations les plus suspectes avec la sozial demokratie allemande, qui se sont fait berner par elle, quise sont fait payer par elle (20000 marks s'il vous plaît), et qui, depuis dixneuf mois de guerre, ne cessent de présenter à la patrie française, au prolétariat français indignement berné une défense de l'Allemagne et des Allemands où l'on distingue, hélas! plus que des sympathies de cœur : la honteuse complicité de l'esprit de faction.
L'article de V Humanité a paru le jour où le cœur de la France vibrait au canon de Verdun. L'offense à quelques-uns de nos plus généreux défenseurs devait être repoussée et punie sur l'heure. Mais les auteurs de cette distraction impie ne devraient-ils pas être recherches par la justice, s'il en était une, pour ôtre voués publiquement aux colères et aux mépris de tous les Français?
iMiiaiâ 1916.