CHAPITRE TRENTE-DEUXIÈME
à la tête de 30 prêtres et de 44,500 catholiques seulement. En fait d'institutions catholiques, on ne comptait que quelques pauvres églises et chapelles, et un seul collège, celui de Georgetown, appartenant aux jésuites. Un siècle après, la population catholique est de 10 millions d*âmes,les diocèses sont au nombre de 8o,les prêtres de 9,388, les églises de 8,477, P^^s 5,248 chapelles et stations. Les États-Unis comptent 36 séminaires, 783 collèges et académies, 3,587 écoles paroissiales, 708 asiles pour lenfance et instituts de charité. La marche progressive du catholicisme s'est considérablement accentuée dans ces dernières années. Léon XÏII a fondé aux États-Unis trois nouvelles provinces ecclésiastiques et 23 diocèses. Depuis son pontificat, les séminaires ont vu leur nombre s'augmenter de 1 5, les collèges de 53, les académies de 137, les écoles paroissiales de 1,457, les églises de 2,843 ^^ l^s prêtres de 3,840. Un pareil accroissement est véritablement prodigieux, et l'on comprend sans peine que Léon XIII ait cru devoir mettre tout en œuvre pour unir par les liens les plus étroits, une chrétienté aussi florissante avec le centre de la Foi catholique.
Les fidèles des États-Unis ont compris la sollicitude du Souverain- Pontife et lui ont témoigné leur reconnaissance de la façon la plus expressive. « Nous n'avons pas été médiocrement consolé, écrivait Léon XIII au cardinal Gibbons, de ce que cette nouvelle marque de Notre sollicitude à votre égard ait été suivie de démonstrations générales de reconnaissance et de bienveillance envers Nous. »
En effet le délégat apostolique fut reçu triomphalement par le clergé et les fidèles, dans la visite de l'immense territoire de sa juridiction. Comme monument durable de cette réception enthousiaste, les catholiques américains firent don au Saint-Siège d'une résidence digne de son représentant à Washington,
L'espace dont nous disposons ne nous permet pas de décrire en détail le voyage de Mgr Satolli au travers des États-Unis. Nous rappellerons seulement la manifestation grandiose qui eut lieu à
Août 1893. Ce jour-là, le délégat célébra la messe [a cathédrale de New- York où se pressaient plus de s. Après l'Évangile, Mgr Corrigan, archevêque du i termes admirables des devoirs des évêques et des
Souverain- Pontife et ses délégués. Puis faisant iques dont il avait été l'objet de la part de certains os de la question scolaire et de la délégation apostont les bienfaits et les avantages de l'éducation eccléar lui dans sa jeunesse à Rome, il s'écria plein d'émoa joui de semblables privilèges, loin de s'en vanter, l'humiliation, s'il se trouvait dans la nécessité de iée de résister à la volonté du Saint-Père, ou, bien r à ses préceptes évidents, ne s'est jamais présentée me pour un instant. Après la douleur d'avoir oHensé s, pour un évêque consciencieux, de blessure plus s douloureuse que de voir attaquer sa foi et mettre até de ses serments. T^ Rappelant alors qu'une telle le en même temps une croix méritoire, et qu'à rist, l'évêque doit pardonner à ses détracteurs, Mgr TOtestation suivante : « Je me réjouis avec vous, ères, en ce jour où nous sommes honorés de la préli nous vient de la part du Vicaire de Jésus-Christ; comme au mien je lui souhaite la bienvenue la is ce diocèse. Tout ce qui a été dit en public ou en : les droits indéniables ou le caractère sacré de
hôte, nous le rejetons et le répudions comme : on ne doit avoir aucun égard, même pour un qui a été dit en faveur de son office sacré et de nous l'acceptons avec joie et nous y souscri-
discours fit une impression d'autant plus profonde u'on n'ignorait pas le silence opposé jusque-là par