chapitre: onzièue
leur obéir. > Le Pape rappelait en même temps les prim lesquels ce fondait la licéité de la déclaration, à savoir que ne réprouve en elle-même aucune forme de gouvernemei recherche dans ses relations avec les pouvoirs établis qui de la religion. « Personne ne doute que, dans les choses qu pas injustes, il faut obéir à ceux qui gouvernent, pour c l'ordre qui est le fondement de la sécurité publique. Il ne pas qu'en obéissant on approuve ce qui, dans la constitutioi l'administration de l'État, peut n'être pas juste. î Après av rement blâmé les expulsions de religieux accomplies malg claration, Léon XIII terminait en manifestant son inte défendre invinciblement les droits de l'Église, et en recom le maintien de cette i. admirable union, qui, inspirée par h charité, doit relier entre eux les nations chrétiennes, les é^ le suprême Pasteur de l'Église >.
La lettre du Pape consola grandement les catholiqu comme il fallait s'y attendre, elle n'arrêta pas le gouverne la pente de la persécution. Les années qui suivirent fui quées par des assauts sans cesse renouvelés contre la rel tholique. Les derniers débris des congrégations se virent p avec une extrême rigueur; la religion fut bannie des écoles î d'une loi qui, plus mauvaise que la loi belge, proscrivait d gnement jusqu'au nom .de Dieu ; le budget des cultes d( occasion de vexations de toute nature à l'égard du clergé; nistrations publiques rivalisèrent de zèle pour la laïcisE hôpitaux et de toutes les institutions civiles; des projets d pies, devenus dans la suite de détestables lois, menacèrent dans sa source par le divorce, et le clergé dans son recrute le service militaire effectif et obligatoire; enfin un parti poussait de plus en plus à la dénonciation du concordat e paration de l'Église et de l'État. Ému de tant de maux, L( résuma ses plaintes dans une lettre qu'il adressa au présid république en mars 1 883.
L'importance de ce document encore inédit, dont quelques extraits, absolument insuffisants, ont été naguère publiés par le Temps, nous engage à le donner ici dans sont intégrité.
Monsieur le Président,
Les événements qui se produisent depuis quelque temps en France par rapport aux choses religieuses, et ceux qui semblent se préparer pour l'avenir sont pour Nous Tobjet d'appréhensions sérieuses et d'une profonde douleur. Nous inspirant uniquement du bien des âmes, dont Nous devons répondre devant Dieu et devant les hommes, Nous avons fait parvenir, à plusieurs reprises, au gouvernement de la République Nos observations, réitérées dernièrement encore par Notre cardinal secrétaire d'État à propos des récentes mesures de rigueur adoptées contre divers membres de l'épiscopat et du clergé de France.
A cet objet se réfère la note que M.le ministre des Affaires étrangères a envoyée, le 20 du mois de mai dernier, à M. l'Ambassadeur de France près le Saint-Siège, dans laquelle Nous avons remarqué les déclarations du gouvernement destinées à calmer les justes craintes et les pénibles impressions du Saint-Siège. Nous sommes heureux de vous dire. M, le Président, combien Nous sont précieuses et agréables les manifestations de respect qui Nous arrivent de la part de votre illustre nation, laquelle par ses glorieuses traditions intimement liées avec les principes de la vie et de la civilisation chrétienne, et par la longue série des services rendus depuis les temps les plus reculés à l'Église et à son chef suprême,est devenue l'objet de Nos soins continuels et de Notre prédilection spéciale.
C'est pourquoi dirigeant Nos regards vers cette partie si importante du troupeau de Jésus-Christ, Nous en prenons à cœur les intérêts religieux avec une sollicitude tout à fait paternelle, et Nous sommes doublement affligé quand Nous les voyons menacés de quelque manière que ce soit, non seulement parce que la paix et la tranquillité des consciences chrétiennes est troublée, mais aussi parce que Nous savons qu'aux intérêts de la religion se trouve étroitement liée la prospérité du pays, prospérité que Nous avons grandement à cœur.
Ce sentiment d'activé bienveillance pour le peuple français a toujours réglé l'attitude du Siège apostolique, et dans votre impartialité et votre haute pénétration, vous en aurez vous-même, M. le Président, trouvé des preuves indubitables dans les attentions délicates que le Saint-Siège a toujours eues pour le gouvernement de votre patrie.
Nous ne vous rappellerons pas que, chaque fois que le Saint-Siège a pu déférer aux