CHAPITRE ONZIÈME
des intelligences d'élite, montrèrent-ils au gouveinement combien fu une nation de 33 milUons de catholiques, une loi qui bannirait de cation religieuse, dans laquelle l'homme trouve les plus généreuses règles les plus parfaites poui supporter les difficultés de la vie, p< droits de l'autotité et de la justice, et pour se procurer les vertus in vie domestique, politique et civile. Aucune considération ne fut ass< arrêter la détermination prise, et la loi fut promulguée et exécutée s toire de la France
Mais par cette concession on ne parvint pas à satisfaire les exige de la religion. Au contraire, rendus plus entreprenants par le succès. Ire à exécution leur dessein de faire disparaître de la société toute fluence religieuse, pour pouvoir ensuite plus facilement bouleve politique et les bases elles-mêmes de n'importe quelle constitution cii hommes ont demandé qu'on proscrivît tout salutaire élément religie des collèges, de l'armée, des asiles de charité el de toutes les instit Notrecœur saigne en voyant les fils de cette noble nation, qui a tro siècles sa force et sa gloire dans les sublimes enseignements et les l tiques de la foi catholique, privés du précieux héritage reçu de leurs sur le chemin de cette déraisonnable indifférence en matière de rell les peuples aux plus lamentables excès.
A ce même dessein se rattachent les efTorts continuels que l'on années pour diminuer lee ressources matérielles dont l'Église se troi légitime et qui sont indispensables à sa conservation et au libre culte.
Nous ne pouvons omettre davantage, M. le Président, de vous dangers très graves dont l'Église catholique semble être menacée 1 voulons parler de deux projets de lois, l'un regardant te lien sacr l'autre l'obligation du service militaire auquel on voudrait assujet sens politique et la sagesse des hommes qui sont au pouvoir ne p< nement pas que de tels projets, mis en avant par des personnes hos au bien véritable de la société, deviennent partie intégrante de h pays qui n'a rien eu plus à cœur, dans les siècles passés, que de cor et l'harmonie dans les familles, principe et fondement de la force et des Étals, et de protéger et garantir la formation de son patrioti qu'il savait que,de la moralité,de la science et de l'activité du clergé di et la dignité morale de la nation. Nous ne pouvons croire que l'on de ces antiques et nobles traditions, et introduire en France une î
nature et le caractère du mariage, qui, outre qu'elle est contraire à la doctrine dogmatique de l'Église catholique, doctrine sur laquelle ne peut porter aucune transaction puisqu'elle a été établie ainsi par son divin Fondateur, a eu les plus tristes résultats dans les pays non-catholiques eux-mêmes, qui ont eu fréquemment à déplorer Taccroissement des divisions dans les familles, l'humiliation de la femme, le préjudice très grave des enfants, TafTaiblissement de la société domestique, l'augmentation de la corruption des mœurs. Nous ne pouvons supposer davantage que l'on veuille en arriver jusqu'à mettre l'Église catholique dans la dure position de voir soustraits à ses soins maternels les jeunes gens qu'elle prépare au ministère des âmes dans une pureté de vie égale à la sublimité de leur mission, et de ne plus pouvoir satisfaire aux besoins spirituels des fidèles par suite du manque de prêtres, dont le nombre est dès maintenant faible et insuffisant.
Tels étaient, M. le Président, les motifs principaux de Notre douleur et de Nos préoccupations, quand, pour accroître l'une et les autres. Nous apprîmes les mesures de rigueur adoptées par le gouvernement contre le clergé et l'avis du conseil d'État, avis qui, sans tenir compte de l'esprit ni de la lettre du concordat, reconnaît au pouvoir exécutif le droit de diminuer ou de supprimer le traitement des ecclésiastiques et des évêques eux-mêmes. Nous ne pouvons cacher que ces faits Nous causèrent la plus pénible surprise.
Il est connu de tous que lorsqu'on défère au Saint-Siège n'importe quel écrit suspect de contenir des doctrines erronées sur la morale ou le dogme catholique, le Siège Apostolique, qui a l'obligation de veiller à l'intégrité de la foi et des mœurs, a coutume de l'examiner et de prononcer sur cet écrit son jugement, sans en rendre compte à aucune autorité terrestre, car ce jugement faisant partie de la direction la plus intime des âmes et de la discipline intérieure de l'Église, ne peut être lié par aucun pacte international, puisqu'il est de la compétence exclusive du magistère de cette même Église. Ce qui était arrivé depuis les siècles les plus éloignés de l'antiquité pour d'autres livres, arriva également pour les manuels que vous connaissez ' : ayant été reconnus contraires aux vrais principes de la religion, ils furent rangés parmi les livres dont la lecture est défendue aux fidèles.
Cette censure qui, à peine publiée dans la manière prescrite par l'Église, oblige les consciences catholiques, a décidé les évêques à rappeler aux fidèles leurs devoirs à ce propos, de la même façon qu'ils le font souvent pour d'autres préceptes des lois divines et ecclésiastiques : Nous ne pouvons comprendre comment dans ce fait, qui
I. 11 s*agit des manuels scolaires de morale neutre condamnés par l'Index; Pépiscopat et le clergé français en ayant interdit l'usage, comme l'exigeait leur devoir, le gouvernement répondit à cette mesure par des suspensions de traitement.