‹ Le pape Léon XIII: sa vie, son avénement, ses écritsChapitre 68 sur 152 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Atque tenes, adserturus sanctissima Pétri,

Romanae et fidei crédita iura tibi.

Redditus et patrise , brumali e littore iussus

Ausoniae laetas et remeare plagas; Turrenœ antistes arces, urbemque revisis

Quam tibi divin o flamine sponsat amor.

Jamque ibi ter decies populum moderaris ab annis,

Et pleno saturas ubere Pastor oyes.

Romano incedit Princeps spectabilis ostro ,

Et torque ornaris Belgico adauctus eques.

Te pia turba , Deo pubes devota , sacerdos

Gertant obsequiis demeruisse suis.

Sed quid mortalis memoras, quid prodit honores?

Una hominem virtus ditat et una beat. Scilicet hanc unam, aevo iam labente, sequaris

Ad superos tutum quse tibi pandat iter.

Donec et aeterna compostus pace quiescas

Siderae ingfressus regfna beata domus.

Ah! miserans adsit Deus eyentusque secundet!

Aspiret Totis Yirgo benigna tuis.

Le cardinal Joachim Pecci rappelle dans une épitre les principaux /ails de sa vie,

LA MUSE s'adresse AU POÈTE ^

Combien fortunée en sa fleur première, combien

joyeuse fut ta vie, fils des coteaux du Lépinus, sous le

toit des aïeux 1 Dès ton berceau, enfant, Vetulonieie

% prend entre ses bras, et pieusement t'élève dans la

maison de Loyola. Quelque temps le palais Muti t'arrête;

^« et l'Académie te prête le secours de ses doctes études.

Bientôt se dissipent les ténèbres et s'éclaire ton esprit

d'une lueur sereine , grâce à Manera, grâce à l'illustre

Attroupe des Pères de la Compagnie de Jésus. Ceux-ci, t'ou*-

vrant la source pure d'où s'épanche le Vrai , t'enseignent les dogmes sacrés de la divine sagesse. A Rome, tu prends les ordres; à Rome, étudiant en droit, ton labeur t'acquiert des laiuriers dont se couronne ta tète. Bientôt ajoute à ton courage et favorise ton ardeur Sala, prince de l'Église, brillant de la pourpre romaine. Sous ses auspices, tu poursuis ta course, roulant toujours en ton esprit les paroles de ce grand vieillard. La douce Parthénope te retient, puis Bénévent, pour qu'avec équité ta loi gouverne les Hirpins. La belle Pérouse, t'accueillant dans son sein, te salue; le vif Ombrien t'a désormais pour guide et pour chef. Mais de plus grands destins t'attendent : tu reçois l'honneur du saint chrême; sur un signe du souverain Pontife, tu cours aux États belges, et l'on te confie le soin de sauvegarder les droits sacrés de Pierre et ceux de la foi romaine. Puis on te rend à ta patrie; tu reçois Tordre de quitter ces pays de la brume pour revenir aux fertiles plaines d'Ausonie. Tu revois comme évoque Pérouse, et ses tours, à laquelle une inspiration divine a fiancé ton cœur. Là, pendant trente ans tu gouvernes ton peuple, et, en bon pasteur, tu mènes des brebis heu*reuses et fécondes. Désormais , tu es prince romain ; tu t'avances vêtu de la pourpre superbe, et décoré de l'insigne des chevaliers de Belgique. Une pieuse troupe, jeunesse dévouée au Seigneur, essaye, ô prêtre chrétien, de mériter tes soins par de tendres respects. Mais pourquoi rappeler, pourquoi trahir les honneur d'une vie mortelle? C'est la vertu seule qui rend l'homme riche et heureux. Va, c'est elle seule qu'il faut suivre, au déclin de ton ftge, pour qu'elle te fraye une route

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