‹ Le pape Léon XIII: sa vie, son avénement, ses écritsChapitre 8 sur 152 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

pièce de vers qui vient d'être adressée au pape Léon XIII par un prêtre de la Suisse allemande K

La troisième année de ses études tbéologiques , c'està-dire en 1830, Tabbé Pecci soutint d'une manière très" brillante, au milieu d'applaudissements mérités, une thèse publique de théologie et remporta le premier prix, comme l'indique la note suivante des registres du collège :

Vincent Pecci soutint une thèse publique sur plusieurs points du traité des indulgences et. sur diverses questions relatives aux sacrements de f extrême-onction et de l'ordre; cette soutenance eut lieu dans le grand amphithéâtre du collège , au milieu d'une nombreuse assistance de prélats et d'autres personnages distingués qui eurent tous la faculté de poser des questions au candidat , après l'argumentation des trois interrogateurs officiels. Dans cette discussion, le jeune étudiant a fait preuve d'un talent si remarquable qu'on a pu concevoir les plus hautes espérances pour son avenir.

^Léoni XIII., P. 0. M. Mec olim, 1828-29, in Collegio Germanico Philosophide Repetitori.

VI Léo reX sILVœ Léo f^lC DoMInare CalerVse - Ut Léo Yi silvis, Léo Tu domineris et Astris Lumine de coelo, eu m pietate Tua Ut Léo de Juda captabis Numine prasdam Franges et errores, Magnus ut ille Léo Hœc dicata meo quondam pia yotft Afagislro Pecci, Germanis cum Repei itor erat , Pontiûce summo jam Doctorique Supremo OfTerocum summis, inflmiis obsequiis Vt LVX In Cœlo LVCens MoDeraberIs Orbl.

Nous devons la communication de cette gracieiise poésiç aiii^ R^y^rend$ Pères Jésuites de la rue Lafayette,

Dans la liste des prix de Tannée 1830, avant l'annonce du premier prix obtenu en théologie par le jeune Pecci , on lit ces paroles :

Dans l'Académie de théologie, Vincent Pecci a vaillamment soutenu sa thèse sur les indulgences, dans la grande salle, devant les docteurs du collège et d* autres per» sonnes très-recommandables par leur doctrine. Le jeune et laborieux étudiant ayant montré dans cet eacercice public, accompli suivant les formes académiques, beaucoup d*ap^ plication et de force intellectuelle, on a voulu, en signe d^ honneur, inscrire ici son nom.

L'année suivante, 11 termina également son cours d'études avec les honneurs des palmes doctorales. Il avait alors vingt et un ans.

Un condisciple de l'abbé Pecci, homme très-digne de foi, écrivait ce qui suit dans une lettre privée : a Je puis attester que, tant qu'il fut à Yiterbe, tout le monde admirait sa vive intelligence et plus encore l'exquise bonté de son caractère. L'ayant fréquenté au cours d'humanités où nous étions condisciples, toutes les fois que je le voyais, je me plaisais à contempler son âme pleine de vie et d'intelligence. Pendant ses études à Rome , il ne connut jamais les divertissements et les jeux. Ses livres étaient tout son monde; approfondir les sciences faisait son bonheur. Dès l'âge de douze ou treize ans, il écrivait le latin en prose et en vers avec une facilité et une élégance merveilleuses pour son âge'. »

En sortant du collège romain, l'abbé Pecci entra à

* Lettre extraite de la Cwiltà eattoUea:

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