‹ Le pape Léon XIII: sa vie, son avénement, ses écritsChapitre 98 sur 152 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

y a fait allusion dans plusieurs de ses discours; il en a témoigné sa gratitude dans ses réponses aux évéques et aux gouyernements.

Voici la lettre que Sa Sainteté a fait écrire à Tévéque de Marseille :

ce Illustrissime et Révérendissime Seigneur,

a Au milieu des amertumes qui affligent rame de tout bon catholique, à la Tue des souffrances présentes de FËglise et des atteintes portées, chaque jour, à ses droits sacrés, [c'est un grand soulagement de voir avec quel élan les populations entières s'efforcent d'affirmer leur foi et leur attachement à la chaire de Saint-Pierre.

a La ville de Marseille, qui , sous ce rapport , ne veut se laisser devancer par aucune autre, en a donné la preuve en saisissant l'occasion de l'exaltation de notre saintpère Léon XIII au trône pontifical , pour témoigner de son inaltérable dévouement {immancahile divozione) au principe qu'il représente et de sa filiale affection pour sa personne. De là le grandiose pèlerinage à Notre-Dame de la Garde, dont les journaux ont donné les détails émouvants.

a Sa Sainteté, en ayant eu connaissance par votre lettre, en a été profondément touchée et m'a donné la charge très-agréable de faire xîonnattre à Votre Seigneurie Illustrissime et Révérendissime les sentiments de satisfaction et en même temps de gratitude dont son cœur est pénétré pour une manifestation aussi unanime et aussi solennelle.

« Je suis heureux d'ajouter que Sa Sainteté donne sa

bénédiction apostolique à Votre Illustrissime Seigneurie, et à tout le troupeau confié à Totre sollicitude pastorale » comme un gage particulier de sa bienveillance pour des fils qui se sont montrés si affectionnés et si dévoués.

«Après avoir accompli cet ordre souverain, il ne me reste qu'à profiter de cette occasion pour renouveler à Votre Seigneurie Illustrissime les sentiments de la considération la plus distinguée avec laquelle je m'honore d'être,

a De Votre Seigneurie Illustrissime et Révérendissime,etc.

« A. cardinal Franghl »

« Le même jour, le souverain Pontife a adresséau T. H. Frère Irlide, supérieur général des Frères des Écoles chrétiennes, le bref suivant, en réponse à la lettre de félici^ tation qu'il en avait reçue au nom de l'institut :

a Cher fils, salut et bénédiction apostolique.

« Les hommages que vous Nous avez offerts, au nom de toute la famille religieuse confiée à votre direction, Nous ont été d'autant plus agréables que, partout où vous travaillez à élever l'enfance et la jeunesse, vous vous montrez les dignes fils de cet homme vénérable qui se plaisait à se nommer publiquement jvr^/re romain, au moment où l'hérésie du jansénisme se propageait, et qui vous a légué et fortement recommandé la filiale vénération et l'amour qu'il avait lui-même pour le Siège apostolique.

« Et comme l'application que vous montrez à pénétrer profondément le jeune âge des principes de notre sainte

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