‹ Le papeChapitre 9 sur 24 · L'INFAILLIBILITÉ · texte numérisé non relu

L'INFAILLIBILITÉ

Des conciles mettant le pied sur vos hauteurs, Que dis-tu de ce tas de sinistres docteurs, Ciel terrible, imposant leur néant au mystère. Et tâchant d'ajouter h Dieu le ver de terre !

Où donc est voire laine, ô pauvres accablés, Vous qui nourrissez tout, hélas ! et qu'on affame ? Peuple, où donc sont tes droits? Homme, où donc est ton âme? O laboureur, oij donc est la gerbe? O maçon.

Constructeur, bâtisseur, où donc est ta maison ? Où donc sont les esprits mis sous votre tutelle, Docteurs ? Et ta pudeur, ô femme, où donc est-elle ? Hélas! j'entends sonner les clairons triomphants; Vierge, où sont tes amours? mère, où sont tes enfants ? Grelottez, ô bétail dépouillé, pauvres êtres ! Votre laine n'est pas à vous, elle est aux maîtres. Elle est h ceux pour qui le chien aboie, à. ceux Qui sont les rois, les forts, les grands, les paresseux ! A ceux qui pour servante ont votre destinée !

C'est à vous cependant que Dieu l'avait donnée,

Celte laine sacrée, et dans la profondeur

Dieu maudit les ciseaux lugubres du tondeur!

Ah! malheureux en proie aux heureux! Honte aux maîlres!

Où donc sont ces bergers qu'on appelle les prêtres?

Nul ne te défend, peuple, ô troupeau qui m'es cher.

Et l'on te prejld ta laine en attendant ta chair.

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