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(c dique et senii-littéri-iii'e, connue on le volt, de lu \'ille de Lille. » Et en note, l auteur ajoute : « Pour éclaircir ce point d’archéologie, j’ai eu recours à l’obligeance et « aux lumières de M. Pajot, érudit très distingué, de Lille. La réponse de cet anti- « quaire a fait évanouir tous mes doutes et me confirme définitivement dans l’adop- « tion de ce symbole comme étant bien, au xv' siècle, le symbole de la ville de Lille. »
« Quelque séduisante que soit l’hypothèse de Sotheby, de Vallet de Viriville et de Pajot, on ne peut l’admettre, non seulement parce qu’on ne connaît aucun moulin à papier à Lille, et que le seul cours d’eau y existant, la Deule, n'est pas propre à l’industrie papetière (preuves négatives qui, à elles seules, seraient absolument sulfisantes), mais surtout parce qu’on ne trouve pas, dans les documents écrits à Lille et aux environs immédiats, de papier à cette marque. En revanche, il est abondant dans ceux écrits en Barrois et en Lorraine. Or, il n’est pas admissible que le papier couramment employé dans ces localités vînt des Flandres, où on ne connaît aucune papeterie, tandis qu’il y en avait, à cette époque, de beaucoup plus rapprochées et bien connues, celles de Ville-sur-Saulx, de Frouard, sans parler de celles des Vosges et des environs de Troyes. Nous ne doutons donc point que le papier au nom de Lile ne soit indigène du Barrois et nous croyons pouvoir l’attribuer à Lisle-en- Rigaull, localité située sur la Saulx, en aval de Ville-sur-Saulx, parce que ce village possède aujourd'hui encore une papeterie. »
M. Briquet, travailleur sérieux, repoussant les hypothèses extravagantes et n’admettant que ce qui lui paraissait indiscutable, a donné là un bel exemple du parti que l'on peut tirer de ses recherches en étudiant avec soin, grâce à elles, le champ de diffusion du produit d’une papeterie portant une certaine marque, afin d’arriver à préciser, ou peu s’en faut, la localité dans laquelle cette usine est située.
Faute de trois mots, M. Briquet a manqué de connaître l'emplacement du battoir qu’il aurait voulu localiser. Il est vrai qu’il s’en est approché de bien près en disant qu’on peut le rencontrer dans les environs de Troyes.
Que n’a-t-il su, en nommant le moulin de Mussy, ajouter : dit aussi moulin de Lile ! Du coup il aurait pu, comme nous le faisons aujourd'hui, affirmer que ce battoir est bien celui qui a fait usage de la marque en question. Il aurait pu ajouter que la présence d’une crosse épiscopale au-dessus du filigrane confirmait son dire, puisque l’évêque de Langres était seigneur féodal de Mussy et par conséquent du fief de Lile et de son moulin, qui fai.saient partie de ce domaine.
MOULINS DE NOTRE-DAME
MOULINS DE NOTRE-DAME-JUX-NONNAINS (Commune de Troyes
Ils sont nommés A^oîelldini Beatai Marix Trecensis, parce qu ils ont appartenu pendant plusieurs siècles à l’abbaye de Notre-Dame-aux-Nonnains de Troyes.
Les plus anciens titres de cette communauté ayant été détruits par un incendie, on ignore à quelle époque ces moulins devinrent sa propriété ; M. Boutiot ' constate que leurs roues tournaient en 1188 et que, par conséquent, elles devaient avoir été établies au plus tard sous le règne du comte Henri I".
Le moulin de Notre-Dame s’élève, aux Bas-Trévois, sur le sous-bief de la Papeterie (ancien moulin Le Roi), à 2250 mètres du déversoir de Saint-Julien. Le seuil du vannage est à l’altitude de 106 m. 045.
Une sentence en date du 9 avril 1584 (n. st.), relative à la répartition des frais des grands curages de 1381, fait savoir que l’usine possédait plusieurs tournants
Le 10 juillet 1387, Jacquin Posche (Poiche ou Poche), scau^de ca-ate demeurant à Breviandes, prend à ferme de l’abbaye de Notre- Dame, pour la fabrication du papier pendant 1 3 ans, moyennant 20 livres tournois par an, « le franc d’or pour 20 sous tournois », un moulin et la moitié d’un vannage tenant à un moulin à blé *.
Peu de temps après, le 3 août suivant, le moulin à blé tenant au moulin à papier et assis sur le même vannage, du côté du moulin à fouler les draps, est donné à bail, également pour 1 5 ans et au prix de 30 livres par an, à Colin (ou Colot) Vincent, Jacquinot Bailli, boulanger, Jean Robelin, cordier, et Robert Berthier, tabellion de la cour de l’official de Troyes \
Vers la fin de l’année 1395, le trésorier de l’abbaye de Notre-Dame paye à Guillaume Drapperie, tabellion à Troyes, la somme de 22 sous 6 deniers tournois « pour une grande lettre » par laquelle, le 19 novembre de la dite année 1395. Jacquin Regnier, changeur à Troyes, et Jacquin Posche, demeurant à Breviandes, ont pris à bail pour 19 ans, à partir de la dite année 1395, à raison de 20 livres tournois par an, le moulin à papier de Notre-Dame, « qui feu fait jadis à fouler draps et depuis à émoudre faucilles », plus une pièce de pré dite le Pré F Évêque h