Chaumonnot, op. cit., p
3. A. D., Q.21, reg., et 1 Q. 115, n°242g. M. Chaumonnot dit léSioo livres et fait remarquer que ce prix élevé donne à supposer qu’il devait être payable en
assignats, dont la valeur à cette époque était déjà considérablement réduite.
4. Bibl. de Troyes, fonds Carteron, n° éoo, suite de la 3' partie, p. 57-38. Voir ci-dessus, p. 114. Il y en a de treize sortes.
à la fabrication du papier et voulant convertir leur usine en moulin à blé, firent insérer dans les Aunalcs Trovennes (p. 431) une annonce de mise en vente de tous les objets qui se trouvaient à Notre-Dame.
A l’époque de la Restauration, les moulins des Le Sieur appartenaient à MM. Ferrand jeune et Baudot, qui v installèrent une filature de laine.
Le 22 juillet 1820, un arrêté préfectoral autorisa les usiniers à établir trois roues au lieu de deux ‘.
Un quatrième tournant fut monté sur la rive droite en 1828; il mettait en mouvement une filature. M. Ferrand, usinier, demandait alors à réunir les trois premiers coursiers en un seul.
Le 22 septembre 1838, MM. Saussier-Bègue et Milon-Desprez louèrent la partie du levant des moulins pour y établir une filature et une scierie.
De 1859 à tSqo, M. Marot-Hauvion. locataire du moulin, remit à neuf les organes de fabrication de la farine, et la filature comme la scierie cédèrent définitivement la place à la meunerie.
Le moulin fut incendié le 16 juin 1842. A la suite de ce sinistre, M. Ferrand- Neveu demanda l’autorisation de réparer les vannages. Vers le même temps, M. Étienne Marot se rendit acquéreur de l’emplacement du moulin brûlé, moyennant le prix de 150000 francs.
Les moulins furent irédifiés dans l'année même, bien que l’enquête administrative pour y parvenir durât encore en 1845.
Un nouvel incendie les détruisit complètement le 18 août 1858, Leurs cinq étages de bois disparurent dans la fournaise, avec le matériel et les marchandises. La perte fut évaluée à 350000 francs. Ils furent alors reconstruits en briques.
En 1868, l’usine de Notre-Dame était exclusivement consacrée à la mouture des grains.
En 1888, M“ veuve Marot loua La Rave, puis Notre-Dame, à M. Henry, marchand de grains à Payns, qui acheta enfin les deux usines jumelles en 1899’.
1. Chaumonnot, op. cil., p. 75. historique sur les ifwulins de l'ouchy, de iM' Louis Morin,
2. Voy. les articles de M’’ Amédée Autauvre dans et la liasse S 226 des Archives départementales, fonds
Llnàustrici de Tro\es des 6 et 20 avril 1873; Notice moderne.
MOULIN DE PAISY-COSDON
MOULIN A PAPIER DIT DE PAISY-COSDON, A AIX-EN-OTHE Arrondissement de Troycs, chef-lieu de canton
Le petit moulin à papier d’Aix-en-Othe, dit parfois improprement imiiliii de Paisy-Cosdon, fut construit vers l’an 1790, par Jean-Baptiste Pannetier, qui avait été précédemment à la tête de la papeterie d’Estissac, soit comme locataire, soit comme directeur pour le compte de M. Adrien-Paul-François André.
Située à 28 kilomètres de Troyes, à 2 kilomètres d’Aix-en-Othe et sur le territoire de cette commune, la papeterie de Pannetier s’élevait à l’extrémité nord du vallon de la Nosle, sur une dérivation de cette rivière, à l’endroit où le dit vallon vient aboutir à la vallée de la Vanne.
Elle se trouvait placée en aval du moulin d’Aix^ construit dans l’intérieur du bourg, et à 550 mètres, également en aval, d’un autre moulin à blé ayant fait partie de f ancien domaine seigneurial et qui, en l’an XII de la République, appartenait à la famille Pichot, d’Aix-en-Othe '.
Au-dessous de la papeterie de Pannetier se trouvait un petit moulin à fouler les étoffes de laine, telles que draps, boges, etc., et que, le 27 brumaire an V (17 novembre 1796), le sieur Jean-Louis Marin, demeurant à Aix-en-Othe, avait obtenu l’autorisation de construire dans le lieu dit k Bas-du-Pré-Mathieii, sur le ruisseau qui traverse Paisy-Cosdon en venant de Saint-Mards. Ce moulin devint ensuite moulin à tan et plus tard pelleterie.
Jean-Baptiste Pannetier, qui avait habité Paisy-Cosdon pendant un certain temps, mourut à Aix-en-Othe, le 22 messidor an XI (ii juillet 1803). Dans son acte de décès, il est encore qualifié papetier.
Pendant la Révolution, Pannetier avait été commissionné pour recevoir 85 quintaux de vieux chiffons, provenant d’une soixantaine de communes, en exécution du décret du 12 germinal an II, dont nous avons parlé ci-dessus (p. 27).
Un « État de la Papeterie de Paisy-Cosdon », envoyé à la Commission des subsistances le 1 3 germinal an II (2 avril 1794)' connaître qu’il exploite une seule cuve et emploie 8 ouvriers et 4 ouvrières. On fait chez lui, par journée : 5 rames de grand raisin, 6 rames de carré raisin, 7 rames de ci-devant couronne, 8 rames de ci-devant bâton royal. De ces diverses sortes, toutes de la qualité dite moyen bulle, on fait annuellement 125, 96, 70 et 64 quintaux. Mais M"' Pannetier, qui signe l’état en l’absence de .son mari, le 27 ventôse an II (17 mars 1794), observe qu’on en
I. A. D., S 153, 1., et Monchaussé, Statistique du canton d’Aix-cn-Olhe (Mém. de la Soc. Acad, de LAube,
ann6e 1858, p. 403 : notice sur la commune de Paisy- Cosdan').
labriquerait une plus grande quantité, même le double, si les propriétaires des prés qui avoisinent son moulin se contentaient, pour les abreuver, de prendre l’eau de la rivière tous les six jours pendant vingt-quatre heures seulement. Elle ajoute qu’une partie de ses formes est à Troyes pour y mettre le nom du maître papetier'.
Le 4 vendémiaire an III (25 septembre 1794), la Commission de commerce et approvisionnement de la République « autorise les administrateurs du distiict d’Eiv'y de procurer par tous les moyens qu’ils croiront convenables au citoyen Pannctier, fabricant de papier à Paisy-Cosdon, de quoi faire deux porses de flautie ou fleutie propres à la fabrication du papier, et trois pièces d’étoffes d'En-aiche de Beauvais ’ ».
Le 13 ventôse de la même année, Pannetier adresse au directoire du district d’Ervy une pétition où il expose que sa papeterie est arrêtée depuis trois mois pour la rétablir en mouvements neufs. Il a fait marche at'ec Étienne Chemin, charpentiei du département de l'Eure, le sieur Desseaux et deux ouvriers, lesquels ont démoli les anciens mouvements et presque achevé de monter les nouveaux (soit une dépense de plus de 12000 livres); puis ils ont lait le projet de quitter les dits travaux et de laisser l’usine de l’exposant en chômage. Il demande — n’en pouvant pas trouver d’autres — qu’ils soient contraints d’achever leur entreprise.
Le directoire vise la pétition et l’on n’en entend plus parler L’entreprise de Pannetier dura peu de temps et sans doute ne prospéra guère, car, le 6 brumaire an X (28 octobre 1801), les citoyens Jean Cosson et Jean-Baptiste Bouillerot, propriétaires à Ai.x-en-Othe et acquéreurs par expropriation forcée de la ci-devant papeterie de Paisy-Cosdon (ou mieux d’Aix-en-Othe), inactive depuis quatre ans, demandèrent l’autorisation de supprimer cette usine et d'y laire construire un moulin à écorce. Cette autorisation leur fut accordée-*.
Renoncèrent-ils à leur acquisition ou la veuve Pannetier transigea-t-elle avec eux? Toujours est-il que, le 2 vendémiaire an XI (24 septembre 1802), la citoyenne Menneret, veuve Pannetier, est dite propriétaire de la papeterie d Aix-en-Othe ’. L usine continua la fabrication du papier. Le 9 germinal an XII (30 mars 1804). elle avait pour locataire le sieur Antoine Roche, qui se plaignait à l’administration départementale d’être forcé de suspendre son travail par suite de la retenue d eau opérée par Pichot, propriétaire du moulin d’Aix-en-Othe, situé en amont
A une date que nous ne pouvons préciser, (jratien Paye, papetier à Villeneuvel’Archevèque (Yonne), devint propriétaire du moulin de Pannetier. En 1818, marié à Hélène Maillard, il est imposé à Ai.x-en-Othe comme papetier.