‹ Le papierChapitre 144 sur 211 · oy. Annuaire de l'Aube · texte numérisé non relu

oy. Annuaire de l'Aube

5. Ce nom est écrit .Hubert de Thode.se dans l’acte d’achat d’une rente à prélever sur le revenu d’une maison de Troyes, fait par ledit chanoine en 1332 {A.D., G 3542,1.).

6. A. D., G 3423, 1. ; Boutiot, Histoire de Troyes, t. II, p. 85.

MOULIN DE LA PAPETERIE

Pierre furent autorisés à acheter jusqu’à concurrence des 5 livres restantes des 30 livres amorties. La vente du moulin des Trévois ayant été franche et nette de toutes charges, bien que cette usine fût grevée d’une rente de 60 livres due au roi, ce dernier, à la prière de la demoiselle de La Noë et pour donner satisfaction aux chanoines, décida, par lettres de novembre 1345, que la dite rente serait transportée sur le domaine de La Grange-aux-Bourgeois (Voy. notre planche XVI.)

Le moulin Le Roi était-il déjà employé à la fabrication du papier lorsqu’il devint la propriété de la famille de La Noë? Estce un membre de cette maison ou, plus tard, le chanoine Todesch qui lui donna cette destination ? On serait tenté de croire que c’est ce dernier, très riche, semble-t-il, et originaire de Plaisance en Lombardie, province italienne qui, des premières en Europe, fabriqua des papiers de chiffon qu’elle envoyait aux foires de Troyes. On peut admettre que Todesch établit dans l’usine des Trévois des battoirs à papier semblables à ceux qui fonctionnaient dans son pays natal.

Cependant, sans pouvoir nous appuyer sur un document précis, nous avons 1 intime conviction que le moulin Le Roi eut au moins une roue à papier dès les premières années du xiv' siècle.

Pierre Garnier et Étienne Le Pevrier, papetiers, 1348-1356. — En 1348, le moulin à papier communément appelé le moulin Le Roi, appartenant au chapitre de Saint-Pierre, est loué à Pérard (ou Pierre) Garnier et Étienne Le Pevrier, dit de Verdun, moyennant une redevance annuelle de 22 livres tournois, payable en deux termes, à Pâques et à la Saint-Remi :

« A Perardo Garnerii et Stephano (Le Pevrier, alias) de Virduno, pro molendino ad papirum vocato molendino Regis, pratis et pertinenciis, quem tenent ad plures annos, in Remigio et Paschale . xxii 1. t. ” » (Voy. la figure ci-dessus.)

Leur bail devant prendre fin avec l’année 1356 (l’année commençait alors à Pâques), le chapitre loua, dès le 25 novembre 1355, son moulin des Trévois à « Colins dou paupier » (ou Nicolas le Papetier), fils de Simon le Bazenier.

Colins dou paupier, 1356-1370. — Le bail de ce nouveau locataire fut consenti pour une durée de 12 ans, à partir du jour de Pâques 1357, moyennant deux

fkptn tiSlHWiwj qiiM^^iint (ïïir

’ AMXWl’ vtt wttu

^vuT

Page 1