A. D., G 1656, foi. 61 r
rames et demie de papier « bien faict, bien lichié et bien appareillé ». payables « en chascune sepmaine dun chascun an des dites douze années. et les doit délivrer, a Troyes, en l’ostel du grand chambrier de la dite église ». Il lut convenu aussi que Colins « ne pourroit muer le molin à paupier en autre molm, mais se il li plaisoit à faire un molin à blé delez le dit molin à paupier, faire le pourroit ' ».
Comme on le voit, le chapitre se faisait payer en nature, c’est-à-dire en papier qu’il était obligé de faire vendre à son profit. Ce mode d’opérer ne répondant sans doute pas à son attente, il le modifia peu de temps après.
Colins dou p,\upier et Richard Bouvot, 1367-1370. — Par suite d'un nouvel arrangement fait en 1367, Colins dou paupier {Coliiins de papird), Marguerite, sa femme, et Richard Bouvot tiennent à bail le moulin à papier, dit moulin Le Roi, pour une durée de 3 ans, moyennant 38 francs d’or, payables en plusieurs termes par égales portions. Ils doivent aussi entretenir le moulin et iaire toutes les réparations nécessaires. De plus, avec le consentement du dit Colins, Guillaume et Gaucher, enfants de Gauthier, de La Chapelle-Saint-Luc, sont admis comme associés au fermage du moulin à partir du l" mai 1367 jusqu’à la fin du bail’.
SiLVESTRE PoscHE, 1370-1378. — Le successeur de Colins dou paupier, de Richard Bouvot et de leurs associés fut Silvestre Posche qui loua les moulins des Trévois pour 19 ans, à partir du jour de Pâques 137*^’ moyennant une redevance annuelle de 30 francs d'or (le franc comptant pour 20 sous) à
Silvestre Posche ne vivait plus en 1378. A cette date, sa veuve et ses héritiers, après avoir payé au chapitre la redevance convenue, cédèrent leur droit au bail, pour la fin de sa durée, à Gilet le Pevricr’.
Gilet le Pevrier, 1378-1425. — Ce papetier loua pour 12 ans, à partir du jour de Pâques 1378, le moulin Le Roi et il renouvela plusieurs fois son bail. En 1413, il en est encore locataire et paye 30 livres tournois par an h
La hauteur des vannages barrant le cours de l’eau occasionna Iréquemment des différends entre les propriétaires des usines situées sur les branches de la dérivation de la Seine, et aussi entre eux et la municipalité troyenne. C’est à la suite d une contestation élevée pour ce motif que, le 22 juin 1393, Le Pevrier eut a fournir un certificat de charpentier attestant que le surseuil devant le moulin à papier, ci-devant moulin à hlé, appelé le moulin Le Roi, a été abaissé par arrêt des Grands-Jours fi Gilet Milon et Nicolas Aubertin, 1425-1439. — A dater de Pâques 1425, les moulins à papier des Trévois, avec leurs dépendances, sont pris à bail pour 19 ans,