‹ Le papierChapitre 152 sur 211 · Min. Fleuriot, not. à Troyes · texte numérisé non relu

Min. Fleuriot, not. à Troyes

Pierre II Debure l’aîné, 1686-1720. — Peu de temps après la mort d'Edme Débute, survenue le 7 octobre 1686, son fils, Pierre Debure, epoux d Anne de Cnaune, et qui avait la direction de l'usine des Trévois, prit à bail emphytéotique perpétuel (ou bail à cens) les moulins Le Roi, comprenant deux moulins à papier, chacun de six piles garnies chacune de quatre maillets, et il s’engagea à payer annuellement, en deux termes, une rente de 150 livres et 12 deniers de censive. L’acte fut passé le 15 mars 1687, devant Thevignon et Fleuriot, notaires à Troyes

Le 4 novembre 1705, Pierre Rosson, « faiseur de cartons », demeurant au moulin Le Roi, prit à bail cette usine pour 5 années, moyennant 150 livres payables annuellement à Pierre Debure. Il y remplaça la fabrication du papier par celle du carton x

Quel débouché avait-il donc de cette marchandise pour y employer deux moulins « avec leurs ustensiles propres à faire carton : roues, roy, arbres, lanternes, fuzeaux, mamelles, pilles, maillets, cuves et cuveaux » ? Nous ne savons pas davantage combien de temps dura son entreprise, s’il renouvela son bail ni même s’il l’acheva. Mais Pierre Debure, aidé par ses fils, avait repris la disposition de sa papeterie dès l'année 1719 qui précéda celle de sa mort, arrivée à la fin de lévrier 1720.

Fr.xnçois Debure, 1720-1733, et Pierre III Debure, 1720-1758. — Le 15 septembre 1719, ces deux frères souscrivirent une reconnaissance d’hypothèque pour les moulins Le Roi, pris à bail emphytéotique par leur père et dont ils exploitaient, par rétrocession, chacun une roue à papier '.

François Debure paraît avoir donné plus d’extension à son commerce que ne le fit son frère. Non content de faire valoir le moulin des Bas-Trévois, il tenait à bail ceux de la Moline (V05L page 176).

Le 12 août 1728, une sentence rendue au bailliage de Troyes condamnait les héritiers de Pierre Debure à passer solidairement une nouvelle reconnaissance d’hypothèque pour les mêmes moulins et autorisait le chapitre à cflectuer les réparations nécessaires aux risques et périls des Debure, à défaut par ceux-ci de les faire avant le ii novembre '.

On a vu, page 2 1 , ce que dit le subdélégué Paillot, le 23 mars 1 728, des produits du moulin Le Roi : « il ne consiste qu’en une cuve ; on y façonne deux sortes de papier, l’un pour les marchands, le second pour les imprimeurs et pour servir à de mauvaises impressions... ». C’était la décadence.

A la mort de François, en 1733, sa veuve Elisabeth Lange continua son commerce avec l’aide de son beau-frère Pierre Debure et de ses entants. En 1748, d’accord avec ces derniers, elle céda le moulin Le Roi à son fils aîné, Claude-Edrae

Page 1