‹ Le papierChapitre 151 sur 211 · A. D., G 3424, 1., et G 346, reg · texte numérisé non relu

A. D., G 3424, 1., et G 346, reg

MOULIN DE LA PAPETERIE

moulins Le Roi, par laquelle il requiert être ordonné que l’on fasse un surot à la pointe qui fait séparation et distribution des eaux qui descendent aux dits moulins et à ceux de la Moline

Jean de La Preize et Baptiste Daubeterre, 1621-1637. — Le 21 janvier 1621, Jean de La Preize et Baptiste Daubeterre', tanneurs, solidaires l’un de l’autre, prennent à bail pour 19 ans les moulins Le Roi. Ils s’engagent à payer annuellement un fermage de 400 livres et 10 rames « de grand papier fin de comte (sic), volume de Lyon » ; toutes les charges et réparations des moulins doivent être supportées et exécutées par eu.c. Pour leur venir en aide, le chapitre leur fait remise de 1200 livres représentant le lo3'er des trois premières années ’.

Sébastien Gouault, 1637-165 3. — Le 4 juillet 1637, à la suite du décès de Jean de La Preize, sa veuve céda son droit au bail à Sébastien Gouault et à son épouse Jeanne Collet. L’usine comprenait « ung moulin à papier à deux ranges contenant chacun six pilles garnyes chacunes de quatre mailletz, le tout fourny d’arbres, roues, rouetz et chanlattes, chanlettons, ferrailles et aultres ustancilles ». Gouault payait au chapitre 900 livres et 10 rames de grand papier volume de Lyonf

En 1651, Gouault, avançant en âge et désireux de se retirer des affaires, demanda aux chanoines à être déchargé de la location des moulins Le Roi qui, disait-il, étaient en bien meilleur état qu’à l’époque où la veuve de La Preize les lui avait cédés', l’usine ne comportant alors que deux moulins à papier. Les chanoines mirent deux ans pour lui trouver un successeur.

Edme Debure, 1653-1686. — Par contrat passé devant Chastel l’aîné et Balduc, notaires à Troyes, le 25 juin 1653, Edme Debure, papetier, et sa femme Marguerite Lorin, prirent à bail les moulins Le Roi pour 19 ans. La redevance annuelle fut fixée à 240 livres pour le premier moulin et à 235 livres pour le second.

En 1660, un de ces moulins, celui qui était assis du côté de la Moline, fonctionnait régulièrement et était en pleine activité ; l’autre, placé du côté des Prévois, avait besoin de réparations. Pour donner satisfaction aux réclamations de leur locataire, les chanoines de Saint-Pierre s’engagèrent à faire le nécessaire et à mettre ce moulin en bon état pour la Saint-Martin d’hiver 1661.

Le 25 juillet 1670, les époux Debure contractèrent un nouveau bail*, mais seulement pour 9 années à partir de la Saint-André prochaine, moyennant un fermage annuel de 500 livres. Debure déclara ne pas savoir signer'.

Page 1