‹ Le papierChapitre 156 sur 211 · A.D.. M 12 bd · texte numérisé non relu

A.D.. M 12 bd

3. Bibl. de Trove.s, Cart. loc., in-12, n " 3700. Imprimerie Cardon, 8 p. in-12, s. d.

MOULIN DE LA PAPETERIE

^ de Jeanne-Élisabeth Bertlielin), par suite de l’acquisition qu’elle en avait faite de ‘ M. Edme Berthelin-Vauthier, en l’étude de M' Cousin, notaire à Troyes, le ' 28 octobre 1783.

En mars et avril 1827, la société Chenié et veuve Durand passa marché avec ' le sieur Parigot, entrepreneur à Troyes, pour construire une usine sur l’emplacement de celle achetée des Flechey, refaire les vannages, édifier le bâtiment sur ces vannages et fournir les rouages tant hydrauliques, en bois, que mouvements en S fonte détaillés dans le marché et nécessaires pour faire travailler la papeterie à [ six cuves. Les travaux marchèrent lentement et donnèrent lieu à divers accidents f entraînant chômage de 1 usine, par suite de l’inexpérience de l’entrepreneur dans les l- travaux de métallurgie *.

j Suivant acte reçu par Fourqueray, notaire à Paris, le 26 mai 1829, M. Chenié

■ et M"' Durand s’adjoignirent, comme seuls actionnaires et commanditaires,

, MM. Martin Bossange père, libraire à Paris, rue Richelieu ; Charlemagne Vigneron, ^ ancien négociant, demeurant à Paris, rue Lepeletier; Louis-Eustache Audot, libraire, [ rue des Maçons-Sorbonne, et François-Pierre-Victor Thore et C', négociants à J Paris, rue Simon-Lefranc. La nouvelle société prit la raison sociale : Chenié, veuve , Durand et Compagnie.

M. Chenié étant mort peu de temps après, l’association fut dissoute à partir du 24 décembre 1829 et, par l’intermédiaire de son liquidateur, Hippolyte Bidard, suivant acte des li et 16 août 1830, passé devant Bauceron, notaire à Paris, la papeterie des Trévois fut vendue à M. Jean-Marie Mellerio, propriétaire, demeurant à Pans, rue Chanteraine, pour la somme de 135 000 francs, outre les charges portées au contrat.

Mellerio (Jean-Marie), 1830-1835. — M. Mellerio mourut en 1835 et le curateur à sa succession vacante, Pierre-Germain Fontète, mit en vente la papeterie et son mobilier. Le 26 août de cette même année, le tout fut adjugé, en l’audience des criées du tribunal civil de première instance de l’Aube, à M. Claude Ferrand- Lamotte, au prix de 55 000 francs outre les charges et frais de vente.

Ferrand-Lamotte, 1835-1867". — Comme ses prédécesseurs, Ferrand-Lamotte eut à lutter contre les exigences des ouvriers papetiers ; aussi, dès que la machine à fabriquer le papier mécanique ou papier continu eut été inventée, s’empressa-t-il de l’employer. Dès 1842,1! en avait installé une dans son usine. Deux roues à palettes

I. Mémoire pour la Société Chenié et veuve Durand, contre M. Parigot aîné, entrepreneur de bâtiment à Troyes; i6 p. in-4°. (Bibl. de Troyes, coll. Mitantier, M. 2. 67.)

2. M. Claude Ferrand-Lamotte, né à Troyes le 27 octobre 1792, fut conseiller général de TAube, maire de Troyes, président de la Société Académique et chevalier de la Légion d’honneur.

la faisaient mouvoir. Une machine a eaipeur de 4^^ chenaux suppléait, en basses eaux, la force hydraulique qui devait mettre en mouvement dix cylindres, la machine à papier, une laveuse et deux pompes.

Bien que M. Ferrand-Lamotte s'ingéniât par tous les moyens possibles à maintenir la prospérité de sa papeterie, cet établissement périclita jusqu'au jour où il mit à la tête, en lui donnant un intérêt dans l'affaire, un homme de valeur, qui était à la fois un industriel et un négociant consommé. A partir de 1847, sous l'habile direction de M. Pinson, la manufacture des Prévois vit s’ouvrir une ère de prospérité nouvelle,

PiNSOX (Ch.-L), 1867-1870. — M. Ferrand-Lamotte étant mort le 13 février 1867, M. Pinson (Charles-Laurent)', époux de Pauline-Robertine Dotte, prit à bail le moulin de la Papeterie qu’il exploita jusqu’en 1870.

Thib.ault (L.-M.-J.), 1870-1883. — Le i" août 1870, M. Louis-Marie-Joseph Thibault' prit cette usine d’abord comme locataire, puis il s’en rendit acquéreur le 21 septembre 1881. Il s’adonna avec succès à la fabrication du papier d’impression pour la librairie.

Thibault (L.-M.), 1885-1898, — M. Louis-Marie Thibault succéda à son père dans l’usine des Prévois, dont il s’était rendu seul propriétaire. Il y continua la même fabrication jusqu’au 7 novembre 1898, date de la création de la Société ANONYME DES PAPETERIES DE CHAMPAGNE.

Cette Société, au capital de un million, prit pour directeur M. Thibault, qui lui avait cédé son usine avec tous ses approvisionnements, ainsi que le moulin de Pétai dans lequel il avait installé une fabrique de papier.

M. Thibault resta peu de temps à la tète de cette entreprise; le i" juin 1901, il partit pour le midi de la France, où la mort le frappa en juin 1 904.

La Société des Papeteries de Champagne, aj-ant eu successivement pour présidents du Conseil d’administration MM. Georges Mennesson, René Bazin et Victor Lesaché,et comme directeurs, de juin 1901 à janvier 1906, M. Jean-Charles Gouguet; de janvier 1906 à février 1912, M, Louis Rebière, se trouvait en 1913 sous la direction de M. Marcel Léger.

La papeterie fut considérablement agrandie en 1908, par suite de l’installation d’une troisième machine et de ses accessoires; elle possédait en 1913. *^11 P^tis de l’ancien moulin Le Roi, les usines de la Moline et de Pétai, ces deux dernières serx'ant uniquement à produire la force motrice qui est transportée électriquement à la Papeterie, laquelle dispose en outre de deux machines à vapeur modernes de

I. Né à Joinvillc-le-Pont, mort àTroyes le iS janvier 2. Né à Nantes en 1823, mort à Chanibér}' le

1870, âgé de 58 ans. 24 octobre 1883.

Planche XVIII

MOULIN DE LA PAPETERIE

chacune 300 chevaux, afin de pouvoir marcher constamment à pleine production, même pendant les plus grandes sécheresses. La fabrication comprend alors exclusivement les papiers très minces, tels que papiers à cigarettes, pelures collées et sans colle, serpentes, pelure paraffinée, etc.

Ces papeteries appartiennent aujourd hui à une société anonyme, constituée en 1923 sous la dénomination de Société Nouvelle des P.lpeteries de Champagne. Le conseil d’administration de cette société a pour président M. René Bolloré, propriétaire des Papeteries de l’Odet en Finistère, et pour membres MM. Gaston Thubé, Tony Catta, Paul Pichelin.

L’entreprise emploie 4 machines à papier ; elle possède les moulins Le Roi. de Pétai, de La Moline, ainsi que le moulin de 'Verrières, situé sur la Seine dans la commune de ce nom. L’usine est électrifiée ; elle est spécialisée dans la fabrication des papiers à cigarettes.

filigranes de fléchey et son associé moreau

N° 20 (PL XVIII). Dans un écu à bords contournés, surmonté d’une fleur de lis et accompagné, en pointe, des lettres F et M en écriture ronde, on voit deux barres juxtaposées reproduisant sans doute, mais d’une manière incorrecte, la bande et les deux cotices des armes de Champagne.

N” 21 (PL XVIII). Légende, en lettres majuscules : FLECHEY & MOREAU A TROYES,

N” 22 et 23 (PL XVIII). Les lettres initiales F Al enlacées; au-dessous, Troyes en ronde. Contremarque : Dans un cartouche circulaire ornementé, trois fleurs, de lis posées 2 et i.

N° 24 (PL XVIII). Les lettres initiales F M enlacées, entourées à la hase de deux branches de laurier. Dessous, le millésime 1824.

N 25 (PL XIX). Dans la pâte dune feuille in-plano, mesurant 0.41 cent. 1/2 de hauteur sur o. 5 3 de largeur, et faisant partie de la collection de M. J.-C. Niel, chef de section des Services techniques de la Ville de Troyes, est empreint d’abord un cadre formé d’un filet de 0.40 cent, sur 0.51, entourant lui-même un cadre de branches et de feuillages divers, mesurant 0.38 cent, sur 0.49 et 0.35 mill. d’épaisseur.

Dans ce cadre, on lit :

Les lettres L et A, initiales des prénoms du roi ioiils-Philippe et de la reine

Amélie; entre ces deux lettres, une couronne de laurier; puis deux vers que le papier est censé adresser au souverain :

]e Redis Aux Français Tes Vertus Et Ton Nom (ici une couronne royale surmontant trois fleurs de lis)

Ab! Que N’ai-je toujours à Louer un Bourbon! gnfin : Manufacture de Troyes

et les lettres F et M entrelacées.

C’est une pièce fort rare et des plus intéressantes, nonobstant sa date relativement peu ancienne.

MOULIXS DE PJYXS Arrondissenunt cl deuxième canton de Troyes

Les moulins de Payns, situés sur la rivière de Seine, appartenaient au prieuré de Foissy-lez-Troyes. dépendant de l’abbaye de Fontevrault à laquelle ils avaient été donnés, le 6 juin 1236, en faveur d’Agnès, alors prieure de cette communauté, par Thibaut, comte de Champagne et roi de Navarre

On possède peu de renseignements sur cette usine, les archives du prieuré ayant été anciennement détruites, en grande partie, par un incendie.

Nous .savons seulement que, le 19 janvier 1381 (n. st.), le moulin, ruiné par les Anglais, fut loué à vies, à charge par le locataire de le rebâtir”.

En 1476, le 17 janvier {alias 17 juin), le prieuré loua à vies, moyennant 13 livres tournois payables à Pâques et à la Saint-Remi, à Jean de Bray, papetier, « un sault d’eau et place où il y a\'oit un moulin à papier, un foulon, deux moulins à blé et un autre à chanvre ». Ces usines étaient en si mauvais état que de Bray dut s’engager à les rebâtir à neuf 7

Jean de Bray, ayant dépensé tout son argent pour effectuer ces constructions, se vit forcé de céder son bai! à Philippe Le Mercier, riche bourgeois de Troyes, et à la femme de ce dernier, Claude Le Bé

En 1531, ces moulins appartenaient à Nicolas Largentier et aux autres enfants de Nicolas Largentier, marchand teinturier, et de Madeleine Le Mercier, fille de Philippe Le Mercier et de Claude Le Bé 7

Les enfants Le Mercier jouissaient encore en 1578 du bail emphytéotique consenti à Jean de Brav, la dernière vie étant représentée par Catherine Vaslin, demeurant à Troyes, et Philippe Factet, très riche bourgeois de cette ville, lequel passa hy^po-

de Foissy, fait par M. Erard, fol. 13, — et 27 H 4, 1.

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