A. D., Hôtel-Dieu-le-Comte, lay. A, n
6. D’Arbois de Jubainville, Histoire des Ducs et des Comtes de Champagne, t. III, p. 365 et 463 ; A. D., 42 H, fonds de l’hôpital Saint-Bernard.
LK PAPIER DE TROVES
1439 (n. St), par lequel Guillaume Thierrs’, « paupeleur », et Thévenole, sa femme, demeurant à Troyes, jrrcnnent à bail les moulins « Pestaux », pour une durée de 12 ans, moyennant une redevance annuelle de 29 livres en argent et une rame de papier « bon et suffisant ». Il est stipulé dans lacté que le leteneur, ou locataire, sera tenu « de laisser aller ou courir continuellement, durant les dites années, eauc au molin aux thoilles et à la ville et molins neufs du dit Troyes »
A peine ce bail était-il arrivé au milieu de son cours qui! fut modifié, sans doute à cause de la guerre qui entravait le commerce, empêchait la recherche du chiffon et par suite la fabrication du papier.
Le 20 février 1444 (n, st.), par acte passé devant Pierre Milochin et Jean Drouin, notaires à Troyes, les religieux de l'Hôtel-Dieu consentirent un nouveau bail où la redevance annuelle fut réduite à 24 livres et une rame de bon papier. Jean Berthiot,
« paupeleur » à Troyes, cautionna les époux Thierry 4 Le moulin de Pétai avait alors deux roues, une à blé, l'autre à papier.
En 1475, il n’y avait plus qu’une seule roue qui actionnait les battoirs du moulin à papier ; l’autre avait été démolie lors de la construction d’une grande vanne près de l’usine, pour le passage des bateaux ’.
Je.\x' Rich.^rd dit P11.ET, 1477-1503. — Le 4 août 1477, Jean Richard dit Pilet et Françoise, sa femme, louèrent à vies le moulin « Pestau », a raison de 28 livres tournois et une rame de papier, payables en quatre termes, par eux, « leurs entants nés et à naître et le survivant, pour le tout » 4 Jean Richard exploite encore, en 1485, ce moulin qui n’a toujours qu’une roue à papier 4
Nicol.vs Rich.xrd et SiMOXxin' Nivelle, 1503-1526. — En 1503, Nicolas Richard dit Pilet, fils de Jean Richard, et Simonnet Nivelle, peut-être gendre de ce dernier, tous deux papetiers, habitent le moulin de Pétai qu’ils exploitent en conséquence du bail à vies consenti à Jean Richard, et ils prennent en censive du chapitre de la cathédrale de Troves une maison située à proximité du moulin L
L’année suivante, ils manilestèrent l'intention d’établir une seconde roue dans leur moulin. Ce projet rencontra certaines oppo.sitions, ainsi que le constate un p>rocès-verhal dressé le ii juillet 1504 pour faire connaître l’état de la division des eaux de la Grande-Pointe 4 Malgré les protestations des chapitres de Saint-Pierre et de Saint-Étienne, avec lesquels ils entrèrent en procès, les locataires de Pétai firent construire une seconde roue destinée à mettre en action un moulin à blé “