Voy. ce que nous en disons ci-devant, page
MOULIN DE LA PIELLE
conclut un accord avec Pierre Garnier, papetier (voy. ce nom), au sujet des réparations qu il convenait d effectuer aux moulins aux Toiles (jnokndmi ad îelas ou moulins de la Moline), aux moulins à foulons Qiwlendini ad Jolloves ou moulins Hardin) et à la Pielle, ces moulins ayant été endommagés par les Troyens lors de l’arrivée du roi d’Angleterre {...per geiües de Trecis ob adventum regis Anglie dicta molenâina fiierunt dampnijicata)
Les maîtres de Croncels contractèrent, en 1378, un nouveau bail d’une durée de 19 ans pour les moulins de la Moline, les moulins Hardin et le moulin de la Pielle. La redevance annuelle fut fixée à 45 livres tournois, le franc d’or compté pour 20 sous tournois
Jean Le Royer. — Le 28 janvier 1396 (n. st), Jean Le Royer, épicier à Troyes, loue les moulins de la Pielle pour 19 ans. Le prix de location est de 26 livres tournois par année, 1 écu d or à la couronne devant être compté pour 22 sous 6 deniers. Le bail doit partir du jour de Noël de l’année 1397. Le preneur est autorisé à faire construire, dans le pré voisin du moulin, une maison « pour servir à essuyer le papier », c’est-à-dire un étendoir *.
Pour des raisons qui nous sont inconnues, mais qui se rattachent sans doute aux guerres et aux troubles de 1 époque, rendant presque impossibles aux papetiers la recherche de la matière première, sa mise en oeuvre et l’exportation des produits fabriqués. Jean Le Royer abandonna le moulin avant la fin de son bail et les chanoines durent chercher un autre locataire.
Laurent Coiffart. — Ils le trouvèrent en la personne de Laurent Coiffart dit de Crancy, épicier à Troyes. Le 7 juin 1407, devant Nicolas Cochart et Colinet Mauroy, notaires jurés à Troyes, le dit Coiffart prit à bail, pour 19 ans, le moulin de la Pielle, à raison de 26 livres par an, en conservant la propriété des étendoirs, perches, cordes, etc., que Jean Le Royer avait fait construire et à qui il les avait achetés fi
Laurent Coiffart mourut avant que son bail ait pris fin. Dès 1416-1417, sa veuve était remariée à Guiot Angelin, qui continua l’exploitation du moulin à papier '.
Guiot Angelin. — Le dit Angelin contracta un nouveau bail, pour lequel il payait, en 1430, une annuité de 8 livres 6 sous 8 deniers tournois
En 1444, Guiot Angelin renouvela encore son bail pour 19 ans, à raison de