Min. Debrienne, not. à Vendeuvre
vendu dès le 13 septembre pirécédent, à M. Jean-Baptiste-Léonard Frotte, mécanicien, demeurant précédemment à Château-Villain, le moulin appelé la Papeterie, avec toutes ses dépendances. Cette usine appartient toujours à la famille Frotte et c’est à sa complaisance que nous devons la plus grande partie des documents utilisés dans cette notice.
MOULIXS DE l'ERRIÉKHS ou mU-iix de riLLERS-LÈS-l'ERRIÈRES Arrondissemoü di' Traycs. canton df Liisig)iy
Les moulins de Verrières appartenaient à l’origine aux Templiers. Une donation faite à cet ordre religieux, le 9 avril 1210 (n. st.), par Geolroi de Meceon (ou de Messon), paraît être le premier acte établissant la possession par le Temple du cours d’eau près duquel s’élevaient ces moulins ‘, qui eux-mèmes sont mentionnés dans un échange fait en 1231 entre les Templiers et l’abbaj’e de Montier-la-Celle ’.
Lors de la suppression de l'ordre du Temple, l’usine de Verrières échut en partage aux religieux hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, et il est probable quelle fut employée à la mouture des grains.
Il faut atteindre l’an 1451 pour trouver un document relatif aux moulins de Verrières en tant que papeterie.
Au mois d’août de la dite année, Guillaume Wasselin, commandeur de Troyes, les donna en location, pour trois vies, à Guiot Le Ber, paupeleur, demeurant à Troyes, et à sa femme Jeannette, veuve en premières noces de Girard Barré. Après eux, leurs trois fils, Jean Le Ber, contrepointier (matelassier). Jean Le Ber, papetier, et Sançonnot Barré, prêtre, issu du premier mariage de ladite Jeannette, ainsi que les autres enfants des dits Le Ber, devaient jouir du bail.
Les moulins étaient au nombre de deux ; une pièce de terre contenant 4 arpents faisait aussi partie de la location, dont le montant annuel fut fixé à 30 livres tournois, plus une rame de papier « bon et suffisant » et 30 anguilles « bonnes et soulfisantes ». Les locataires s’engageaient à faire construire un moulin neuf, à papier, en remplacement du moulin à blé, qui tombait en ruines. Le commandeur, pour les indemniser, consentait à rabattre chaque année une somme de 10 livres
I. Abbû Pctel, Les Templiers du dhxèse de Troyes. }m Maison de l'ilIers-lês-Terrières, p. 35. M. Pétel y a consacré un chapitre à Thistoire des moulins de Verrières, et il a si consciencieusement fouillé les archives du fonds de l’ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem qu’il ne
nous a rien laissé à glaner. Nous ne pouvons donc que renvoyer le lecteur, désireux d ‘être plus amplement renseigné, au travail du savant abbé.
2. Lalore, Cartulaire de l'abbaye de Montier-la-Celle, p. 163.
Planche XXI
(fl) Vue de Bar-suk-Seinh et des Moulins de Villeneuve et de la Roche, xviii*^ siècle (Cabinet des Estampes)
(/?) La Région de Bar-sur-Seine au xvhi® siècle
(Carte de Cassini)