MOULIN A PAPIER DE VENDEU\-RE
chambre à feu, un cabinet à côté et un séchoir ; au second étage, un grand cabinet pour coucher les ouvriers et un grand séchoir; — 2° une cour ayant entrée sur la rue par une porte charretière; — 3° au fond de la cour, un bâtiment, une écurie, un bûcher et un lieu réservé pour le dépôt du chiffon ; et, au-dessus de la dite écurie, du bûcher et du magasin à chiffon, un grenier à foin couvert en tuiles creuses ; — 4° en entrant dans la cour, à gauche, un terrain de forme angulaire servant de jardin potager ; — 5° Iss rouets, cylindre et autres agrès nécessaires à la fabrication du papier.
Le bail fut consenti à condition : i° d’entretenir les bâtiments de toutes les réparations locatives ; 2” de souffrir, sans diminution du loyer, l’exécution du bail fait par M. Marchand à M. le Baron de ’Vendeuvre, le 11 août 1836, pour 10 années à partir du 9 juillet précédent, d’une pièce et d’un cabinet à côté de la cuisine ci-dessus indiquée, et d’un cours d’eau pour la fabrication de son émaillerie et pour sa faïencerie, et l’accomplissement des conditions du dit bail, parmi lesquelles il est stipulé que M. de Vendeuvre peut user de l’eau nécessaire à son moulin à émail, mais seulement depuis 6 heures du soir jusqu’à 6 heures du matin... ; 3° de ne pouvoir supprimer la papeterie pour y substituer une usine d’un autre genre, ou en arrêter les travaux, sauf en cas de réparations, et d’entretenir la fabrication du papier sur l’échelle que comporte l’usine, le tout pour conserver à cet établissement l’importance de sa clientèle et laisser au bailleur sa garantie... ; 4° de payer au Trésor les contributions, à l’exception de la partie à la charge de M. de Vendeuvre; 5” de faire opérer à leurs frais le curage de la rivière ; 6° de respecter le niveau d’eau dont l’usine est en possession ' ; 7° de payer annuellement 900 francs de loyer.
Deux mois après, le 30 avril 1837, Marchand, à la veille d’être déclaré en faillite, vendit sa papeterie au sieur Jean-Baptiste Chambellan-Dupont, meunier à Vendeuvre, pour le prix de 16500 francs’. Il paraît que M. Chambellan, locataire par bail emphytéotique du moulin des Petites-Forges, appartenant à M. le Baron de Vendeuvre, avait acheté le moulin de la Papeterie parce qu’il croyait que l’on retenait les eaux à cette usine pour contrarier la sienne.
A partir de cette acquisition, on n’a plus fabriqué de pâte à papier ni de papier à Vendeuvre.
Enfin, le 10 décembre 1843 *, M. Chambellan et Marguerite Dupont, son épouse, demeurant aux Petites-Forges, commune de Vendeuvre, reconnurent avoir
I. L’usine n'avait pas alors d'existence légale; aucune ordonnance, aucun arreté ne réglait son système de retenue. Les droits du propriétaire, relativement à cette retenue des eaux, ne furent établis que par ordonnance Le Papier de Troyes.
royale du 12 juillet 1842, qui régularisa la situation en homologuant les dispositions déjà prises.