Moulins de Payns
MOULINS DE BARBEREY-SAINT-SULPICE Deuxième canton de Troyes
Cette usine, comprenant, en plus des moulins à blé et à papier, une maison d’habitation, des étables et un jardin, étant entre la Noue-Robert et les prés de la seigneurie, se trouvait située sur les bords de la Seine, à proximité de l’ancienne motte féodale dont l’emplacement est occupé par le château actuel.
Elle faisait partie du domaine des seigneurs de Barberey, qui furent successivement : les Valéry dont un fut maréchal de Champagne, les du Plessis-Saint-Jean, les Choiseul-Praslin, les Le Mairat et, en dernier lieu, les Le Roy de Vaucelles.
Nous ignorons la date de construction de ces moulins; existaient-ils déjà lorsqu’en 1380 la terre de Barberey fut « arse et pillée par les Anglais » '?
En 1415-1416, Perrin de Bouzanton, paupeleur, demeurant à Troyes, tenait à ferme de messire Guillaume du Plessis, seigneur du Plessis et de Barberey-Saint- Sulpice, « deux moulins tant à bief comme à papier que mon dit seigneur a assis au dit Barberey, pour dix-neuf ans qui finiront le 5' jour de mars l’an 1416' »,
L’entrée en jouissance du locataire, remontant au mois de mars 1397, prouve qu’à cette époque les moulins étaient réparés et devaient depuis quelque temps déjà fabriquer du papier.
Une autre mention, empruntée aux registres du receveur de la seigneurie de Barberey, signale, dans le cours de l’année 1415 : « Agnelz, femme de Symon le paupeleur, valet de Perrin de Bouzanton, qui ou dit compte avoit été baillé de la somme de Lxx s. t., de son formariage, etc. ' ».
Il semble résulter de ce qui précède que Simon le paupeleur a été, à Barberey, le régisseur de la papeterie de Perrin de Bouzanton ; celui-ci, habitant Troyes, ne pouvait journellement surveiller les travaux exécutés dans son usine.
Nous rencontrons aussi, toujours dans les comptes du receveur de Barberey, cette autre mention (année 1466-1467)*': « ...De la femme et héritiers de feu Jean-Bon Perrin, dit de Ruvigny, Perrot Rivière, son gendre, et Nicolas Richart, dit Pillet, papetiers demourans à Troyes, à cause des molins à bief et à papier qu’ilz ont prins à ferme des dits seigneurs', parmy la somme de 30 livres tournois, une rame de bon papier à escrire... ‘ »