A. D., E 332, reg
En 1472-1473, PciTol Rivière, papetier, et Catherine, sa femme, demeurant à Troyes, sont fermiers des moulins à papier et à hlé appartenant à Geoffroy du Plessis; ils paient une redevance annuelle de 30 livres et une rame de bon papier à écrire
1497. Les moulins sont donnés à bail pour dix-neuf ans au nommé Guj'ot Oudot, moyennant une certaine somme annuelle et une rame de papier. Il les exfiloitc depuis l’année 1485 f
En 1502-1503, Perrin Sémillard, papetier (sans doute régisseur de Guyot Oudot), à présent demeurant en Préère (au faubourg de Preize), payait au receveur de la seigneurie de Barberey une redevance pour huit arpents de terre qu’il tenait en location b
Dans les comptes de l’année 1503-1504, on lit: « En l’an de ce conifite le dit Guj'ot Oudot s’en est allé hors des dits moulins et a tout abandonné pour cause que vcoit bien qu'ils venoicnt aval l’eau et estoient en grande ruine et décadence b »
1504. Erançois Pérignon est locataire des moulins de Barberey pour cinquante-neuf ans, par bail en date du 14 juillet 1504, avec jouissance à partir de la Saint-Martin 1506, la redevance annuelle étant de 31 livres, un pain de sucre fin, un sac de poudre fine du poids de 4 onces et une rame de papier à écrire, à réserv'e pour les sieurs de Barberey ou leurs officiers de pécher, quatre fois l’an, un plat de poisson, ou 5 sous tournois pour la valeur du dit plat, au choix du receveur b
François Pérignon était un très riche marchand d'étoffes et surtout de soieries, demeurant à Troyes, dans la rue de Chàlons; il avait épousé Claude Le Ber (ou Le Bé), appartenant à la grande famille des célèbres papetiers troyens ; cela explique pourquoi les Le Bé ont eu à Barberey des propriétés dont quelques-unes portent encore leur nom.
En contractant une location à si longue échéance, il est ftrobable que Pérignon fit une bonne spéculation, d’abord par l'avance de fonds pour la réparation des moulins, et ensuite jjar l’assurance d’avoir des apjirovisionnements de papier de Troyes, si recherché par les marchands du Nord avec lesquels il faisait de nombreuses affaires, et qu’il pouvait troquer dans des conditions avantageuses.
François Pérignon mourut avant l’année 1521, époque à laquelle Claude Le Ber est dite veuve fi
Ses héritiers continuèrent le bail des moulins, qu’ils sous-louèrent à des joapctiers dont nous n’avons p>u connaître les noms ’’ ; peut-être des Le Bé ?