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A. D., 6 G 22, reg

homme Edmond Denise, père du dit Jacques, lequel moulin le sieur bailleur entend retenir moyennant la somme de 500 livres qu’il paiera à la succession du dit défunt, suivant le pouvoir et faculté que le dit bailleur s’est réserr'és par le dernier bail passé devant Berthelin et Barrois, le 3 mars 1623, et un petit jardin

qui est au bout des moulins du côté des prés, etc., avec la rivière dans laquelle le

bailleur pourra pécher quand bon lui semblera, pour en jouir de la Saint-Martin prochaine 1633, jour de l’expiration du bail fait à son père, jusqu’à neuf années ensuivant, moyennant 700 livres payables en deux termes (à Pâques et à la Saint- Remi), à commencer le jour de Pâques 1634, plus deux rames de grand papier a

écrire, Marguerite Coursier, sa femme, s’oblige solidairement à l’exécution des

clauses du bail

1634, 9 janvier. Charlotte Le Tartier, veuve de noble homme Edmond Denise, abandonne, moyennant une somme de 500 livres, à Jean Le Mairat, le petit moulin à papier et les bâtiments en dépendant*.

A partir de cette époque, on ne trouve plus que des listes de meuniers, et, en 1678, il est dit que le moulin à papier est démoli depuis un certain nombre d’années, faute de locataires’.

En 1772, François Janson, seigneur de Saint-Parres, est propriétaire en partie des moulins de Barbereyâ

Janson de Saint-Parres ayant émigré, ses biens furent saisis par l’Etat et le moulin vendu le 28 germinal an II (17 avril 1794). pour la somme de 70 ooo livres, au sieur Jean Parigot, charpentier aux Faux-Fossés de Troyes F

Le 25 germinal an XIII (15 avril 1805), on trouve un autre propriétaire: Sébastien Marin-FIiez, meunier, originaire de Bourguignons (Auhe)‘.

Le 30 novembre 1814, ils appartenaient au sieur Laurent (Simon) et à son épouse, qui les vendaient à M. le Baron Brusié de Valsuzenay, ancien préfet de l’Aube, lequel les donna à bail, en i822,àM, Fontaine-Gris qui y établit aussitôt une filature de coton. Son bail ayant pris fin en 1852, M. Fontaine transporta ses métiers au moulin de Chaillouet (ou Moulins Brûlés), qu’il venait d’acquérir, et M'"' veuve de Valsuzenay vendit l’usine, le 27 novembre, à M. Charles-Edme Huot-Guillot, qui délaissa le petit moulin, contenant deux paires de meules, pour en monter six paires dans l’ancienne filature, et mourut le 8 octobre 1856, laissant des fils aptes à lui succéder.

I A. D., E 366, 1. Contrat passé devant Levesque, 4. A. M., AA, 29' cart.

not. à Troyes. S- A. fl., i Q92. n’ 201. Procès-vcrbaiK de vente

•>. A. D., Il 566, 1. Je biens nationaux.

3. A. D., E 354 à 359. 6. État civil de Barberey, naissances.

MOULINS DE BREVIANDES

Le moulin de Barberey devint alors la propriété de M. Gustave Huot qui le mit à la disposition de son frère Charles, jusqu’à ce que, le 4 juin 1897, il le vendît à 1 État qui avait besoin de s’assurer la possession de la chute, régulatrice du canal de la Haute-Seine et chargée d’en réparer les fuites. L’utilisation de cette chute fut concédée le i" octobre 1898 et le moulin loué le 14 janvier suivant à M. Paul Jacoillot, qui y installa un atelier de desétamage du fer-blanc par électrolyse. Mais la concurrence allemande s étant fait sentir, il se borna à la production de courant électrique pour l’éclairage, en accouplement avec l’usine de Pétai.

Le moulin, tombant en ruines, ne tarda pas à être démoli complètement et le I" octobre 1913, la Société l’Énergie électrique de l’Aube était substituée à M. Jacoillot dans l’exploitation de la chute'.

MOULINS DE BREVIANDES Troisième canton de Troyes

A la suite des deux premières croisades, une horrible maladie se répandit dans nos contrées et y fit de nombreuses victimes. Elle était due surtout aux fatigues, aux privations et à la mauvaise alimentation. La lèpre, tel était le nom de cette affection de la peau et des bronches, avait un caractère contagieux et demeurait inguérissable. Les malheureux qui en étaient atteints durent être séparés du reste de la société et relégués dans des établissements spéciaux chargés de pourvoir à leurs besoins.

La ville de Troyes ne pouvant, dans l’intérêt général, se soustraire à un devoir social important et à une intervention urgente, rechercha un emplacement situé dans les meilleures conditions sanitaires et pas trop éloigné, pour y construire un hôpital ainsi spécialisé. Elle le trouva près de l’entrée du village de Breviandes, à droite de la route de Troyes à Dijon. Ayant acheté des terrains, elle fit édifier des constructions, et comme cet etablissement était limité par deux ruisseaux, la Hurande et le Triffoir, qui traversent Breviandes, il fut nommé Léproserie des Deux- Eaux. La dépense étant importante, on fit appel à la coopération bienveillante du public.

En 1187, un généreux citoyen, « Gilo de Torneel », pour venir en aide aux besoins de la léproserie, lui fit don des moulins de Faissenelles (de Faissenellis'), qui lui appartenaient par acquisition à

I. Renseignements fournis par le Service des Ponts 2. Cartulaire de la Léproserie de Troyes, A. D.,

et Chaussées. H, et Notice historiiitie sur la Léproserie de la ville de

Il est présumable que, pour augmenter le revenu de ces moulins, les administrateurs ou maîtres de la léproserie y avaient depuis un certain temps annexé un moulin à papier, lorsque, le 17 lévrier 1363 (n. st.), ils déclarèrent que dès Noël dernier passé « ils ont loué à toujours perpétuellement à Sevestre Poche', paupeleur, et à Marguerite, sa femme, demeurant à Breviandes, leurs moulins à papier de Breviandes, ensemble les courtilz, ayres, et usaiges tant de bois comme de paistures, pour et parmi la somme de vingt et six Irancs d’or dou coing du Roy nostre sire, de rente au cens annuele et perpétuele qu’ils en rendront et pairont chascun an à toujours et perpétuellement en la maison des Deux-Eaux, à deux termes, la moitié à la Nativité de Saint Jean-Bap>tiste mil trois cent soixante et trois prochain venant, et le second à la Nativité Notre-Seigneur, et avec ce paieront les dits reteneurs à notre maison des Deux-Eaux cinq sols tournois de cens annuel à cause des dits molins.

« Les dits reteneurs doivent et ont promis faire ès dits molins, à leurs propres couz et despens, un molin à bief bon et souffisant, et rendu tout molant dedans ung an à comfiter après la date de ces lettres... ' »

Aucune pièce ne nous a fait connaître par qui les moulins de Breviandes furent exploités après Sevestre Poche, qui les louait à cens perpétuel et qui prit encore à bail, en 1370, les moulins Le Roi; il est très admissible que l’usine de Breviandes passa successivement entre les mains de ses entants Jacquin et Guillaume, qui semblent avoir fait un grand commerce de papier.

A une époque que nous ne saurions préciser, la ville de Troyes dut rentrer en possession des moulins de Breviandes, soit pour cause de non paiement, soit par suite de l’extinction de la famille Poche. Quoi qu’il en soit, il est certain qu’avant 1568-1569 les échevins louèrent directement leurs moulins de Breviandes, ainsi que nous l’apprend le document suivant : « De Jean Lespinette, marchand, demeurant à Troyes, et de Guyon Richard, demeurant à Breviandes, pour le loyage à eux faict par les échevins de Troves du moulin de Breviandes et de l’étang estant au-dessus du dit moulin, avec les héritages qui en dépendent, parmy la somme de 30 sous tournois à payer au receveur du Roi et aux dits admini.strateurs, 52 livres tournois’. »

Troyes, par M. HarmanJ (1849); voir p. 31, 106, iio, 112, 115 et 117. — Dans \out Dictioiniairc lopographiquc de l'Aube, MM. Boutiot et SocanJ donnent à ces moulins le nom de Fa.scinelle et les placent sur la rive droite de la Seine, près de Verrières. D’après eux, aussi, la date de la donation serait 1189.

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