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FORCE MOTRICE D’UJVE PAPETERIE

Les moteurs qui donnent le mouvement aux papeteries sont assez souvent des machines à vapeur, mais le plus fréquemment la force motrice est empruntée aux cours d’eau, et les récepteurs employés sont alors les roues hydrauliques ou les turbines.

Nous n’avons pas à nous occuper dans ce mémoire des moteurs à vapeur, mais nous dirons cependant quelques mots des moteurs hydrauliques à cause de l’importante place qu’ils occupent dans le matériel des fabriques de papier.

Lorsque l’eau est abondante, lorsque la chute est faible, l’emploi de la roue hydraulique est à conseiller.

Nous donnerons trois exemples de ces moteurs :

La roue à augets ou roue en dessus.

La roue à aubes ou roue de côté.

La roue à aubes plongeantes ou roue Sagebien.

La roue à augets ou roue en dessus (fig. 163) est généralement employée pour des chutes comprises entre 2ra,50 et 40 mètres, avec des volumes d’eau écoulée inférieurs à 600 litres par seconde et pour des niveaux d’amont et d’aval sensiblement constants.

Ordinairement l’eau est retenue par un vannage pour former réserve ou tête d’eau et pour régler son’ admission. L’eàu est ensuite dirigée dans les augets

Z Courût?

Fig. 163.

par un coursier en bois ou en métal. Ces roues sont à deux, trois ou quatr cordons, suivant leur largeur, assemblés et réunis par de bonnes ferrures. Elles sont construites soit tout en bois, soit tout en fer, soit avec courbes et bras en bois et augets en tôle.

Ces roues, lorsqu’elles sont bien établies, peuvent atteindre un rendement de 80 p. 100.

La roue à aubes ou roue de côté (fig. 164) prend l’eau en déversoir et s’ap-

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plique aux chutes inférieures à 2m,50, aux volumes inférieurs à 2.000 litres et pour des niveaux d’amont et d’aval sensiblement constants. Son diamètre est

Jj-Courtict

Fig. 164.

Fig. 165.

compris entre 4 et 7 mètres. La largeur et le nombre des cordons sont déterminés par le volume d’eau à dépenser.

Cette roue est généralement construite tout en bois avec des assemblages en

fer. Elle est garnie d’aubes dirigées suivant le rayon et emboîtées le plus exactement possible sur une partie de la circonférence dans un coursier circulaire.

L’épaisseur de la lame d’eau est réglée par une vanne plongeante glissant derrière un col de cygne. Le rendement de cet appareil peut dans certains cas atteindre 75 p. 100.

La roue à aubes plongeantes dite Sagebien (fig. 165) prend également l’eau en déversoir, comme la roue de côté, et avec le même système de vannage.

Fig. 166.

Cette roue diffère de la précédente en ce que ses aubes, très nombreuses et très hautes, plongent en partie dans les eaux d’aval et qu’elle peut, ainsi dépenser un volume d'eau considérable pouvant s’élever à 1.500 litres par mètre de largeur, ce qui permet de produire de grandes puissances avec des roues relativement étroites.

L eau arrivant avec une vitesse très faible, s’étale tranquillement entre les aubes, puis est déposée sans remous dans le canal de fuite. Aussi le rendement de cette roue est-il excellent, il peut souvent atteindre 85 p. 100.

Il faut dire, par contre, que ces appareils sont d’un prix de revient assez

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élevé à cause de leurs grandes dimensions et de la lenteur de leurs mouvements, ce qui complique les transmissions quand on veut obtenir une certaine vitesse.

Dans un certain nombre de cas, notamment pour les grandes chutes, il est avantageux de donner la préférence aux turbines.

Les turbines sont des roues hydrauliques dont l’axe est vertical au lieu d’être horizontal comme celui des machines précédentes.

Ces appareils ont, suivant les cas, certains avantages qui les font employer de préférence aux roues hydrauliques.

C’est ainsi que leur vitesse de rotation peut être plus grande, ce qui amène une simplification dans les transmissions.

Tournant sous l’eau, les turbines peuvent continuer leur travail pendant les grandes eaux et pendant les gelées. Elles peuvent transmettre leur mouvement au moyen de courroies, ce qui est un avantage très appréciable en papeterie, notamment pour la conduite des cylindres broyeurs; les courroies sont moins facilement ou moins directement applicables avec les roues à axe horizontal.

Ajoutons que leur rendement est presque toujours supérieur à celui des roues, et remplacement qu’elles nécessitent est moindre.

Lorsque l’on dispose d’une chute d’eau relativement faible, on peut adopter le type représenté figure 166; cette turbine est à conduite d’eau libre avec distributeur à rouleaux.

Si, au contraire, on veut utiliser une haute chute, on appliquera le système représenté figure 167, qui diffère du précédent surtout par son système de distribution qui comprend alors un vannage à secteur.

Nous n’insisterons pas sur ces appareils, ce serait nous écarter du sujet de ce mémoire.

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