FABRIQUE DE PAPIER — GÉNÉRALITÉS — PRIX DE REVIENT
Nous ne pouvons entrer dans les détails techniques que comporterait l’étude de l’établissement d’une fabrique de papier, dans la rédaction d’un projet d’usine en un mot, mais nous croyons cependant devoir donner sur ce point quelques renseignements généraux.
Nous venons de voir quelles considérations générales devaient guider dans le choix des types de générateurs de vapeur et de moteurs hydrauliques, ajoutons quelques mots sur l’établissement des autres appareils.
Tout d’abord, lorsque l'on veut construire une papeterie, on doit se laisser guider par cerlaines considérations d’ordre économique qui sont très variables d’ailleurs.
C’est ainsi que l’on doit décider si la fabrique sera établie près d’une grande ville, près d’un chemin de fer, auquel cas on sera souvent obligé d’avoir recours à la machine à vapeur comme moteur, ou si, au contraire, on devra profiter de l’existence d’une chute d’eau importante pour s’établir dans son voisinage.
Suivant la qualité du papier que l’on se propose de fabriquer, l’eau que l’on peut avoir a sa disposition doit présenter certaines qualités souvent spéciales et difficiles à rencontrer.
La question des frais de transport et d’alimentation facile de l’usine en combustible, en produits chimiques et surtout en matières premières de fabrication, chiffons ou pâtes de bois, devra également être étudiée avec soin.
Quant au matériel général constituant une fabrique de papier, il est naturellement très variable et dépend de la nature du papier fabriqué et surtout de la nature des matières premières employées.
A titre de renseignement qui peut avoir son intérêt, nous allons indiquer en quoi consiste une importante papeterie de Suède, pouvant fabriquer annuellement plus de 160.000 kilogrammes de papier.
La force motrice est l’eau qui met en mouvement 7 turbines d’une puissance totale de 400 chevaux. A ces moteurs viennent se joindre deux machines à vapeur de 20 chevaux chacune.
Le matériel comprend :
40 cylindres.
3 cuves à chiffons.
2 Cuves à paille.
1 Cuve à bois.
2 Défibreuses.
2 Raffineuses.
3 Machines à papier.
1 Calandre.
1 Presse à lustrer. ]
1 Machine à coller.
Puis un certain nombre de coupe-chiffons, blutoirs, lessiveurs, caisses de dépôt, coupeuses, essoreuses, etc...
En 1888, les matières premières employées ont été :
Chiffons .
Pâte de bois .
Paille .
Soude .
Cellulose .
Chlorure de chaux .
Fécule de pommes de terre
Magnésie .
Kaolin .
Alun .
Colle .
Rognures de cuir .
Résine .
Talc .
Acide sulfurique .
Matières colorantes .