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CARBONATE

imétrique.

de potasse.

alcalimétrique.

de potasse.

IG

Comme on a pu le voir, le procédé de dosage que nous venons de décrire n*est pas à l’abri de certaines causes d’erreur souvent assez importantes.

Certaines substances accompagnant les potasses ouïes soudes se comportent en présence de l’acide sulfurique comme l’alcali lui-même carbonaté ou non. La présence de ces substances peut par conséquent être une cause d’erreur, parce que tous ces corps sont comptés dans le calcul de l’analyse comme étant de l’alcali, et font par conséquent considérer la matière essayée comme étant meilleure qu’elle ne l’est réellement.

Une partie de la matière constituée par des carbonates de chaux ou de magnésie, peut être insoluble dans l’eau; on s’en débarrasse par un filtrage, en ayant soin de bien laver le filtre.

D’autres corps, tels que le sulfure de sodium, le sulfite, l’hyposulfite de soude, solubles dans l’eau, se rencontrent notamment dans les soudes brutes. En ajoutant de l’acide sulfurique, l’hydrogène sulfuré et l’acide sulfureux sont mis en liberté comme l’acide carbonique; il y a donc là une cause d’erreur que l'on peut écarter (dans les soudes, car dans les potasses ces corps sont géné-

ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE

râlement sans importance) en mélangeant intimement l’échantillon avec une petite quantité de chlorate de potasse; on chauffe doucement au rouge dans un creuset de porcelaine avant d’opérer la dissolution de la substance pour la soumettre à l’analyse.

En agissant ainsi, on dégage de l’oxygène qui transforme les sels précédents en sulfate; ces derniers ne nuisent plus alors aux résultats de l’essai.

Quant à la silice que l’on rencontre assez souvent combinée à la potasse, on n’a pas encore trouvé le moyen d’écarter la cause d’erreur, petite il est vrai, qu’elle apporte au procédé.

Mais nous insisterons davantage sur le procédé lui-même en ce qui touche et ce qui concerne le corps indicateur employé, nous voulons dire la teinture de tournesol.

A la lumière artificielle tout d’abord, l’essai est pour ainsi dire impraticable ou du moins très difficile. Les teintes rouges, bleues ou violettes ne se distinguent pas bien, le passage de Tune à l’autre est pour ainsi dire impossible à saisir. Au jour môme on est exposé, même avec une longue pratique du procédé, à des erreurs souvent grossières.

On a proposé d’autres substances indicatrices, la coralline par exemple, qui est colorée en rouge pourpre par les alcalis et décolorée par les acides.

On a proposé aussi la tropéoline ou orange n° 4 Poirrier (phényl-amidoazobenzol sulfoconjugué), qui est colorée en jaune clair parles alcalis, couleur qui vire au jaune rouge par un excès d’acide.

Mais ces corps né donnent pas en somme des indications beaucoup plus nettes que la teinture de tournesol. Dans l’emploi de cette dernière on a à craindre aussi la présence des bicarbonates ou de l’acide carbonique libre dans la liqueur; dans ce cas, l’indication par l’apparition ou le changement de couleur est encore faussée.

Lorsque l’on emploie le tournesol, il faut titrer a l’ébullition pour chasser l’acide carbonique dont la présence empêche de distinguer nettement la coloration rouge, en produisant une nuance rouge violet intermédiaire. On ne doit considérer la saturation comme terminée que si la nuance rouge pelure persiste après quelques minutes d’ébullition.

ESSAIS ACIDIMÉTRIQUES

M. Violette a proposé l’usage de l’alcalimètre Gay-Lussac pour l’essai des acides du commerce. Il suffit d’ajouter aux réactifs de l’alcalimètre une dissolution de saccharate de chaux, et d’opérer avec les mêmes ustensiles et de la même manière que pour les essais de potasse.

Le principe du procédé est le suivant :

Si l’on sature par les quantités b et b' d’une même base les quantités a et a' de deux acides différents dont les équivalents sont e et e', on aura :

SiJ’on prend pour la valeur de a, \ gramme de l’acide à essayer, et pour la

valeur de a', 1 gramme d’acide sulfurique normal dont l’équivalent est e' = 49, et si l’on représente le titre centésimal de l’acide a ou la quantité d’acide réel contenue dans 100 parties par T, on a :

Les valeurs 5, 6', seront déterminées par les quantités de saccharate de chaux nécessaires pour saturer les acides et données par l’expérience. Quant à la valeur de e, elle se trouve dans les tables d’équivalents. En substituant cette dernière dans la formule précédente, on a les formules suivantes, donnant pour chaque acide son titre centésimal.

Acide sulfurique :

Acide chlorhydrique :

Acide azotique :

T = 100 Tir x' f = 7i> 5 p ’

Et ainsi de suite pour les autres acides.

La préparation des réactifs est celle indiquée par Gay-Lussac et que nous venons d'exposer pour l’alcalimétrie.

Quant au saccharate de chaux, on le prépare en faisant digérer à froid 50 grammes de chaux caustique éteinte dans un litre d’eau contenant 100 grammes de sucre.

On emploie dans ces dosages :

Une burette graduée en 100 divisions de 1/2 centimètre cube chacune, destinée à mesurer la solution titrée de potasse ou de saccharate de chaux.

Une pipette pour mesurer les acides, contenant 10 centimètres cubes jusqu’à un point de repère. On ne doit pas la remplir par aspiration, mais en l’immergeant dans le liquide jusqu’au dessus du trait.

Une éprouvette à pied contenant 500 centimètres cubes jusqu’à un trait de repère.

Un vase à précipiter à fond plat pour l’essai des acides.

Un agitateur en verre.

Voyons comment nous pourrons appliquer ce procédé à l’essai d’un acide sulfurique marquant 55° à l’aréomètre Baumé et d’une densité égale à 1,610. L’essai se compose de deux opérations :

Première opération. — On pèse 50 grammes de cet acide sulfurique, puis on le verse dans l’éprouvette à pied en l’étendant d’eau, de manière à compléter le demi-litre. On prend avec la pipette 50 centimètres cubes de cette dissolution (représentant 1 gramme de l’acide), après l’avoir mise dans le vase à essai et l’avoir rougie avec quelques gouttes de teinture de tournesol. On y verse goutte à goutte une solution de saccharate de chaux, à l’aide de la burette alcalimé-

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trique jusqu’à ce que la liqueur devienne bleue, ce qui indique une saturation complète.

Supposons que le nombre de divisions b soit b = 35.

Deuxième opération. — On prend avec la pipette 5 centimètres cubes d’acide sulfurique normal (contenant 1 équivalent d'acide sulfurique monohydraté S03II0) ; on le rougit avec la teinture de tournesol, et on le sature par le saccharate de chaux comme dans la première opération.

Supposons qu’on ait dù verser un nombre de divisions b' et que b' = 50. En substituant les valeurs de b et de b' dans l’expression établie précédemment, on aura :

L’acide essayé contiendra donc 70 pour 100 d’acide sulfurique monohydraté. Pour convertir l’acide monohydraté en acide sulfurique anhydre, il faut multiplier le nombre obtenu T par 0,8163.

En résumé, dans les essais alcalimétriques et acidimétriques, quel que soit l’indicateur employé, on est exposé à commettre des erreurs que nous avons cherché à éviter dans les méthodes que nous avons publiées il y a vingt ans, et ([lie nous allons indiquer en ce qui concerne leur application spéciale à l’alcalimétrie et à l’acidimétrie.

METHODE ALCALI METRIQUE ET AC1DIMETRIQUE

PAUL CHARPENTIER

Nous rappellerons brièvement le principe sur lequel est fondée cette méthode d’analyse qui peut s’appliquer, comme nous l’avons indiqué ailleurs, au dosage de plusieurs autres corps (1).

Lorsque l’on met en présence une dissolution d’un sel de peroxyde de fer, par exemple du sesquichlorure et une dissolution d’un sulfocyanure alcalin, on obtient une magnifique coloration rouge sang très intense. Cette réaction décèle les moindres traces de fer. On peut arriver ainsi à révéler dans une

liqueur la présence de - de fer; le dosage de est possible.

u.UUll.UUU oUU.UUU

La réaction est la suivante :

3 KC2 Az S5 + Fe2 Cl8 = Fe2 (C2Az S2) 3 + 3 KC1 ;

c’est le sesquisulfocyanure de fer Fe2 (C2AzS2)3 qui colore la liqueur en rouge sang.

Si donc dans une liqueur nous mettons à la fois en présence un excès

(I) Nous avons public, en 1870, Mémoires de la société des Ingénieurs civils, Comptes rendus de T Académie des sciences, 1871, cette méthode qui s’applique jusqu’à présent au dosage du fer, des alcalis, des acides, de l’azote, des oxydes de manganèse, de l’argent, du chlore, etc... Un allemand, M. Volîhard a tenté de s’approprier indûment la partie de cette méthode, qui concerne les dosages de l’argent et du chlore, en la publiant, en 1874, sous son nom, quatre ans après nous, dans le Journal fur praktische C hernie.

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